Alexis BOURLA vs F.-X. NICOLLE, une rivalité mimétique de chercheurs ? Ou un moyen de donner envie d’étudier les écrits de Simone Weil ?

Alexis BOURLA a glissé une phrase  dans un de ses articles « La neuroéconomie montre une chose essentielle : les mouvements collectifs ne réussissent pas quand on exige un sacrifice maximal, ils réussissent quand on réduit le coût marginal de la participation et qu’on rend l’engagement visible. »

 Cette phrase était soit vraie, soit fausse. Comme elle contredisait  ma recherche sur le même domaine des mouvements collectifs, je lui ai demandé de sourcer son information. Son refus public, sur Linkedin, lors d’un échange avec lui en commentaire d’un billet, dont je peux donner la référence sur demande, signifie que la phrase est fausse.

Ce refus signifie aussi qu’il n’y a refus d’une rivalité, de part et d’autre, et que nos résultats de recherche ne se confronteront pas.

J’en ai tiré des enseignements, que vous pouvez retrouver, en cliquant sur le lien suivant

Mais pour éviter de rentrer dans une rivalité toxique, je propose la médiation de Simone Weil, qui, bien avant moi, dotée de capacités intellectuelles exceptionnelles, a su parfaitement exprimer, la raison pour laquelle les neurosciences sont incapables de démontrer un résultat qui  présuppose que les acteurs économiques individuels agissent selon des critères rationnels, que sont leurs intérêts (réduire le coût marginal de la participation…)

Pareilles choses n’auraient pas lieu si les hommes n’étaient menés que par l’intérêt ; mais à côté de l’intérêt, il y a l’orgueil. Il est doux  d’avoir des inférieurs ; il est pénible de voir des inférieurs acquérir des droits, même limités, qui établissent entre eux et leurs supérieurs, à certains égards, une certaine égalité. (…) Le souci le plus pressant de beaucoup d’hommes (…) est de maintenir leurs inférieurs « à leur place ». Non sans raison après tout, car s’ils quittent une fois « leur place », qui sait jusqu’où ils iront ? (…)

Dans d’autres écrits, elle emploie, plutôt qu’orgueil, le mot passions et aussi l’expression « le seul jeu passionnant pour les hommes (…) qui a pour objet la domination sur les hommes »

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