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Le 17 octobre et la Manif pour Tous, illustration de la théorie de l’évolution sociale ! ?

L’Office de tourisme incendié, place Bellecour (Lyon 2e)Photo : NL/Rue89Lyon

Le 17 octobre à Lyon l’office du tourisme était cassé et incendié.

Ce fut la sidération, comme l’a très bien exprimé Marie-Charlotte GARIN, député de Lyon

Effectivement, comme elle l’écrit « Des milliers de personnes venues dire leur colère face à la vie chère. »…« L’immense majorité des rassemblements ont été pacifiques, joyeux. »

Mais rajoute « Ce qui est montré en boucle sur les chaînes d’infos, c’est ce qui divise et fait peur. » et « Parce que l’unité du mouvement social est bien plus dangereuse que la violence qui le traverse. Restons concentré·es. »

Marie-Charlotte GARIN est une femme politique et son analyse est peut-être juste, de ce point de vue.

Mais ce point de vue n’est pas le mien : cette manie de chercher un coupable m’est complétement étranger et les discours qui désignent l’ultra gauche, LFI, Gregory Doucet et les écologistes ou, comme le fait Marie-Charlotte GARIN (et d’autres) les « médias » et leurs couvertures de cette journée, cachent leur incapacité à comprendre ce 17 octobre.

Je suis en mesure de le faire, la Manif pour Tous fut un de mes terrains d’observation pour mes recherches (1). Ce fut aussi pour le ministre de l’intérieur de l’époque, un terrain d’expérimentation pour de nouvelles doctrines de maintien de l’ordre, qui ont ensuite été théorisé et pérennisé par Christophe Castaner, en 2019.

Avant cette expérimentation, les manifestants « à problème » (ne me demandez pas comment on les repère, je ne pense pas qu’ils soit utile de le révéler, donc j’écris que je ne sais pas mais que les RG et … savent) étaient exfiltrés des rangs par les services en charge de cette tâche.

Mais, à la Manif pour Tous, après les premières manifestations, dont l’ampleur de la mobilisation a surpris Valls, ils sont restés dans les cortèges. Les manifestants sont ainsi assimilés à eux et cet amalgame justifie les charges… »les gazages » puis la nouvelle doctrine de Castaner mettant dans une nasse les fins de manifs ….

Les casseurs et les violents de la Manif pour Tous ne sont pas ceux du 17 octobre, bien entendu, puisque presque 15 ans les séparent. Mais leurs comportements sont semblables.

Les manifestants se sont d’abord adaptés à la nouvelle doctrine de maintien de l’ordre avec les Gilets Jaunes : Pas de service d’ordre (ou au minimum) et une liberté/agilité.

Le 17 octobre, l’ampleur de la mobilisation a surpris voir le très bon article du journal Rue 89 à Lyon

https://www.rue89lyon.fr/2026/10/20/17-octobre-a-lyon-la-carte-qui-montre-lampleur-de-la-mobilisation/

Mais les casseurs se sont aussi adaptés et savent notre propension à chercher des boucs émissaires. Ils sont organisés, ont des stratégies et entrainés (à courir plus vite, à cacher leur visage et tout élément pouvant les faire reconnaitre)

L’incendie a été filmé par France Info

https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/mobilisation-du-17-octobre-l-office-de-tourisme-de-lyon-saccage-et-incendie_8241862.html

Les incendiaires ne sont pas parmi ceux qui s’attardent à filmer ce « spectacle ». Parmi ces retardataires, certains peuvent être reconnus et susceptibles d’être poursuivis (?)

Les casseurs de vitrine prennent la précaution d’appeler des jeunes « pilleurs d’occasion »…qui pourront être traduits ainsi en justice (et c’est Juste !)

Voir l’article de Rue 89 « Au procès des « casseurs » à Lyon, la justice peine à masquer les failles de l’État »

https://www.rue89lyon.fr/2026/10/20/au-proces-des-casseurs-a-lyon-la-justice-peine-a-masquer-les-failles-de-letat/

« Au procès des « casseurs » à Lyon, la justice peine à masquer les failles de l’État » (2)

« J’étais dans l’euphorie. » Engoncé dans le sweat à capuche sombre qu’il portait samedi, Naïl (prénom modifié) peine à expliquer sa présence lors des scènes de pillages qui ont émaillé la mobilisation du 17 octobre à Lyon.

Âgé de tout juste 18 ans, le jeune homme craque rapidement face aux questions incisives de la procureure, et finit par reconnaître que sa présence autour de la place Bellecour ce samedi n’était pas due aux mobilisations contre la vie chère, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Lyon.

Alerté des scènes en cours via le réseau Snapchat, il se rend aux abords du Monoprix du 2ᵉ arrondissement, pillé et saccagé, ainsi qu’au magasin JD Sport de la rue de la République. Là, des articles en tout genre jonchent le sol et des pilleurs distribuent des objets en tout genre, pendant que d’autres magasins sont visités. Naïl est interpellé quelques heures plus tard, un butin de 855 euros sous le bras rassemblant pêle-mêle sac et vêtement de sport, bouteilles d’alcool et un téléphone.« …

« « Je ne prenais pas conscience de mes actes ni de mes paroles », a tenté de se justifier maladroitement cet alternant en restauration, qui craint « que son patron ne le licencie ».« 

Voilà pourquoi j’éprouve le besoin d’adopter un autre point de vue, non politique, de cette journée. La sidération doit être brève, et doit laisser la place à la recherche des causes. A ma connaissance, je suis le seul à proposer une telle analyse. On peut la critiquer, ce serait utile.

Mais à condition de ne pas oublier notre responsabilité collective d’adultes. Ne laissons pas nos jeunes regarder des modèles (les « casseurs » qui leur vantent l’efficacité de leur actions violentes) dans les manifestations.

Faisons accepter les châtiments justes aux apprentis casseurs et pilleurs pour qu’ils prennent conscience de leurs actes et de leurs paroles. C’est une marque de respect envers eux

Notes de bas de page :

(1)

(2) Soutenez une presse indépendante, abonnez-vous, surtout si vous êtes lyonnais

Combat MEDIAPART vs RN : analyse selon la théorie mimétique scientifique (grâce aux apports de Simone Weil)

photo d’une partie de la une du 03/10/2026 de MEDIAPART

1- Pourquoi employer le mot combat, alors qu’il semble évident que c’est le Rassemblement national qui entreprend une lutte à mort contre MEDIAPART ?

C’est bien une évidence et c’est la réalité  Mais en adaptant sa stratégie à la réponse de Jordan Bardella, les journalistes de MEDIAPART  ont contredit ce qu’ils avaient annoncé, lors de la présentation de leur révélation (1) Voir la vidéo Émission spéciale : nos révélations sur Jordan Bardella (en accès libre sur le site de MEDIAPART)

20:56 – 22:58  Méthologie de l’enquête par A. B.

22:58 – 27:43 Protection des sources et documentation chez Mediapart

MEDIAPART avait affirmé qu’ils attendaient la justice et qu’ils avaient le souci de protéger leurs sources. Leurs réactions à la réponse de BARDELLA et du RN ont montré que ce n’étaient pas leurs objectifs principaux. Ils sont donc dans la même logique de combat qu’eux. La preuve est fournie par Jordan BARDELLA, qui, après cette réponse de MEDIAPART, adapte sa stratégie et attend que la justice statue.

Jordan Bardella a déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris. Cette plainte vise trois journalistes de Mediapart, Carine Fouteau en tant que directrice de la publication, Alexandre Berteau et Antton Rouget, en tant que cosignataires de l’article.

2- Mon expertise dans ce domaine

Pour prouver mon expertise en ce domaine, sans avoir exercé une profession juridique, je fais appel à mon expérience. J’avais publié deux articles sur ce blogue pour réunir des preuves d’une comptabilité frauduleuse pratiquées par FONCIA LYON.  Mon but était, une fois ces preuves obtenues, de déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Lyon

FONCIA LYON, après la publication du deuxième, m’a fait comparaitre devant le tribunal correctionnel (chambre presse) au moyen d’une citation directe.

Reconnu de bonne foi, je fus relaxé. FONCIA fit appel. Entretemps, le jugement fut un élément supplémentaire décisif pour convaincre les copropriétaires de changer de syndic. (2) voir articles donnant accès aux jugements de la citation directe et articles l’ayant déclenché

3- Les normes en matière de constat d’huissier en ligne : Quelques éléments techniques et juridiques indispensables à connaitre et que la presse aurait dû donner

Technique : Dans la citation directe, j’ai dû retirer chez l’huissier mandaté par FONCIA Lyon, un dossier de 150 pages. Le constat fait en ligne de ce même huissier figure dans le dossier et comporte 123 pages. En première page, était mentionné la norme AFNOR qu’il respectait ; NF Z67-147

Extraits de l’introduction de cette norme :

« En vue d’établir un constat opposable (…), l’Huissier de Justice va donc devoir conduire une opération nécessitant l’accomplissement méthodique et rigoureux d’un ensemble de manipulations techniques, d’autant plus que la jurisprudence est venue rappeler certaines exigences strictes »

« En vue de l’y aider, la Commission de Normalisation AFNOR « Actes Authentiques d’Huissier de Justice » a élaboré un document définissant le mode opératoire de constat sur Internet. Il est à noter que le caractère de ce document est principalement technique, et suppose une connaissance minimale dans le domaine de la micro-informatique et des réseaux locaux. » (3) voir introduction du document AFNOR

Juridique : Puisque MEDIAPART dit avoir établi un constat d’huissier, Bardella n’aura pas besoin d’en demander. En effet, le constat en ligne sert à s’assurer de l’identité de celui qui émet les propos considérés comme diffamatoires par la partie visée par les propos.

MEDIAPART affirme qu’il a fait établir ce constat pour prouver que Jordan Bardella ait l’auteur des écrits antisémites cités. Mais la norme NF Z67-147 relie ces écrits à un ordinateur. MEDIAPART affirme que l’identité de Bardella a été déterminée par une autre méthodologie. Oui, certes, mais, en l’état, ce constat ne peut être considéré comme La Preuve.

Maintenant que MEDIAPART s’est engagé dans ce combat en révélant sa méthodologie, il a créé une situation inédite, avec pleins de questions juridiques qui ne peuvent être résolues que par La Justice.

Outre le constat, dont je viens d’exposer le problème, existent d’autres sujets de problèmes juridiques à résoudre définitivement seulement devant un tribunal, et examinées préalablement par un(e) juge d’instruction.

  1. La requête META est-elle conforme au RGPD ?
  2. Cette extraction d’échanges sur une messagerie, à priori à caractère privée, peut-elle être rejetée de ce fait, et non retenue comme élément probant par la juge d’instruction et le tribunal. ?
  3. MEDIAPART a-t-il prévenu ses sources, que dans ce cas, il faudrait un témoignage de leur part, au tribunal ?  

Notes de bas de page :

(1) Voir la vidéo Émission spéciale : nos révélations sur Jordan Bardella (en accès libre sur le site de MEDIAPART)

(2)

Et les deux articles, mettant en cause directement FONCIA

(3)

Pour une culture de « l’esprit de Pentecôte »…et le port du burkini dans les piscines municipales de Lyon

Tous les discours de ce Léon XIV sont magnifiques et chaque mot est pesé. Voici des extraits du discours qu’il a prononcé à l’UNESCO (1)

« Au lieu de respecter la loi, ceux qui détiennent le pouvoir l’invoquent lorsqu’elle sert leurs intérêts et la bafouent lorsqu’elle les entrave »

Chaque culture réalise donc sa plus haute sagesse lorsqu’elle recherche la paix et le bien de tous, témoignant ainsi du sens authentique de notre humanité. Ceux qui œuvrent dans le domaine de l’éducation savent que seule la vérité nous rend libres. Ceux qui enseignent et ceux qui mènent des recherches savent que l’erreur nous asservit à l’ignorance et à la superstition. Chaque fois que nous rencontrons des obstacles dans notre mission, rappelons-nous qu’il y a une seule unique pour tous et une nature humaine commune.  

« La pierre de touche permettant d’évaluer notre engagement est l’attention que nous portons aux (…) migrants et réfugiés »

Et des extraits du discours au foyer Bakhita (2)

« Le nom de votre Centre d’accompagnement et d’intégration sociale, qui fait référence à sainte Bakhita, nous incite à reconnaître le rôle fondamental des femmes dans la construction d’une civilisation de l’amour, comme alternative à la culture qui désagrège les communautés et rend les villes malades de solitude. » 

Puis il nous incite à des engagements à contre-courant

« engagements à contre-courant, dont nous comprenons de mieux en mieux l’importance publique et la promesse d’avenir. Sainte Bakhita nous invite à voir ceux qui sont invisibles, à libérer ceux que l’économie et la culture réduisent aujourd’hui en esclavage, à honorer la dignité infinie de chaque frère et sœur, en qui Jésus lui-même vient frapper à notre porte. »

J’ai récemment été confronté à un refus de porter un maillot à la piscine municipale de Lyon. (3) J’ai pris ce refus « à la rigolade », puis soupçonné que ce refus cachait « autre chose » (4)

Les réactions à ce dernier article m’ont convaincu que ce refus cachait la volonté d’une municipalité de gauche, luttant contre les discriminations, de ne pas accepter les burkinis dans ses piscines municipales, alors qu’ils sont tolérés dans certaines piscines de la métropole.

La confirmation fut facile.

J’ai pu, vendredi 25 septembre 2026, nager avec ce maillot, sans aucune réflexion de la part des maitres nageurs.

Par contre, une femme qui viendrait nager avec ce burkini, se verrait refouler de la piscine

comme je l’ai été du bassin avec ce maillot

Où que le serait une femme, qui ne porte pas de burkini, mais un vrai maillot de bain anti-UV

« Anti-UV • Imprimé tropical • Parfait pour l’été » écrit le site

Ce n’est pas la politique qui rapprochera les cultures pour un vrai vivre ensemble, ce sont des initiatives locales qui créeront la solidarité pour une culture commune avec respect des différences.

Des courses existent Courir pour elles en solidarité avec celles, atteintes d’un cancer du sein.

Je nagerai à la piscine du Rhône (centre nautique Tony Bertrand) avec ce maillot de femme, ci-dessus, autorisé. Moi qui dois, par ordonnance d’un médecin de Léon Berard, me protéger la poitrine du soleil, je nagerai pour elles, interdites de burkini, conforme à leur culture.

Il n’est pas besoin d’avoir été opéré d’un mélanocyte pour s’associer à mon engagement. Vous pouvez venir à cette piscine avec un maillot semblable et protestez auprès du maire de Lyon, Gregory Doucet de cette discrimination cachée et honteuse, puisqu’il n’ose même pas le dire à celles qui la subissent.

Pour une transition avec les discours du pape à Metz sur la paix, voici le portrait d’un prêtre pionnier de l’accueil des migrants

NOTES de BAS de PAGE

(1) https://www.rcf.fr/articles/actualite/discours-de-leon-xiv-a-lunesco-nous-ne-sommes-pas-en-chemin-vers-le-neant

(2) https://www.rcf.fr/articles/actualite/texte-integral-discours-de-leon-xiv-a-la-maison-bakhita

(3)

(4)

Soutenir la fondation Jérôme Lejeune et être pro choix (d’avorter ou de garder une vie) n’est pas incompatible !

A l’occasion des 100 ans de la naissance de Jérôme Lejeune, Léon XIV a reçu, en juin, la fondation Jérôme Lejeune.

Tous les soutiens de la fondation ont reçu un supplément spécial de cette audience.

La visite du pape Léon XIV suscite des attentes de certains catholiques pour qu’il réaffirme le caractère sacré de la vie et le refus absolu d’avorter. La fondation Jérôme Lejeune et son président (sur la photo en titre, serrant la main de Léon XIV)

Je considère que la Vie (la Personne) n’est pas sacrée. La foi, dans le catholicisme, doit se limiter au Credo. L’avortement n’est donc pas une œuvre diabolique !

A la suite de Simone Weil, je crois que « le consentement humain est chose sacrée ». Il est ce que l’homme accorde à Dieu. Il est ce que Dieu vient chercher comme un mendiant auprès des hommes. »

La fondation Jérôme Lejeune a comme mission première la défense des « trisomiques » et constate, à ce titre que près de 99% d’entre eux sont éliminés avant de naitre. 

Ce chiffre est le signe d’une culture validiste et n’a qu’une signification : le choix des mères de ces enfants n’est pas libre : Je promeus, donc une culture du consentement donc pro choix (d’avorter ou de garder une vie) pour remplacer cette culture validiste.

Je démontre ainsi que la culture pro choix n’est pas une culture de mort, bien au contraire.

Je laisse ouverte la discussion pour prouver une erreur dans mon raisonnement.

Le 28ième régime : Analyse de la CGT et appel à manifester à Strasbourg !

L’analyse de la CGT est claire et découle de l’image, tiré de son tract: c’est le « cheval de Troie du libéralisme
et des libertariens en Europe ! »

Dans son tract (1), elle ajoute

« Officiellement le 28ème régime c’est un nouveau régime législatif, fiscal, social qui vient se substituer aux 27 régimes des pays de l’union Européenne pour attirer en Europe des Start Up qui autrement auraient été découragées par la complexité des régimes existants de venir s’installer sur le vieux continent ! » 

« En réalité créer ce 28ème régime c’est abattre d’un seul coup les protections sociales, fiscales et les codes du travail que nos pays ont mis des années à construire grâce aux luttes syndicales et politiques pour ouvrir en grand les portes de l’Union Européenne aux dérives toujours plus libérales des Libertariens comme Musk ou les GAFAM. »

« Vous l’aurez compris le 28ème régime c’est l’Europe qui détruit elle-même ses protections pour faire entrer une meute de loups dans la bergerie ! Le 28ème régime c’est le droit fiscal luxembourgeois avec les salaires bulgares et le code du travail suisse ! Le 28ème régime c’est bretelles pour le capital et ceinture pour les salariés. Non au 28ème régime, non au cheval de Troie des GAFAM, défendons et développons nos protections sociales ! »

Après l’analyse, la proposition d’action

Non au cheval de Troie des GAFAM, défendons et développons nos protections sociales!

Manifestation Européenne, Mardi 20 octobre 2026 10h, Strasbourg Parlement Européen

Le parlement européen avait demandé à Jacques Ziller, Professeur des Universités (Droit public) (ex-Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Già Ordinario di Diritto dell’Unione europea dell’Università di Pavia Visiting professor di chiara fama, Università Ca’ Foscari Venezia, une analyse, que vous trouverez en bas de page (2), ainsi que celle de la fondation Jean Jaurès (3) , la fondation pour le droit continental (4),

Et le projet (150 pages) !

Pour anticiper la communication (minimum ?) nécessaire avant l’adoption d’un tel  projet, la commission avait publié un article (6). Mais il n’est pas contradictoire avec l’analyse de la CGT. Bien au contraire, devrais-je écrire, car avec le chiffre  28 employé, le symbole envoyé aux entrepreneurs (seulement « techs » ?) est clair, (même pour moi§ c’est dire) : 28ième régime pour aller vers un 28ième Etat….

Il montre aussi clairement que les travailleurs et les citoyens ont été oubliés dans ce projet, ou plutôt ignorés. « Ce projet ne les concerne pas ? Seuls les entrepreneurs le sont ? ». Cela revient à nier leur existence…

La journée de l’Europe est fixée le 9 mai, pour faire de Robert Schuman, le père de l’Europe. Un tel projet « essentiel » mené de cette façon (l’adoption est prévue fin 2026), est contraire à la vision de l’Europe de cet artisan de paix.

Il est contraire à la culture de paix. (7)

Et nous renvoie à l’appel au pape (8) de ne pas oublier le peuple iranien, lors de sa venue à Metz.

Cette journée a pour thème la paix et est aussi un hommage au vénérable Robert Schuman.

Elle suscite une attente internationale…. Et aussi nationale, où le collectif des marches pour la paix appelle à multiplier les initiatives, partout du 19 au 26 septembre le 21 septembre. (8). Cet appel bénéficie du soutien de :

Action Catholique Ouvrière France (ACO) – Amitié entre les religions, Rennes – Atelier « Israël-Palestine » du GAIC – Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne – ATD Quart Monde Grand Ouest – CCFD-Terre solidaire – Scouts et Guides de France –

Qui attendent la venue et le message du Pape à Metz.

A Lyon, ce sera un meeting  le 21 à la Bourse du travail.

J’y serais pour y porter cet appel au pape de ne pas oublier le peuple iranien.  

Notes de bas de page

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

(8)

La paix passe par le soutien des peuples ! N’oubliez pas celui d’Iran, pape Léon XIV

Source Pinterest

La publication de  la disputatio sur la doctrine sociale de l’église (1) avait pour but principal d’introduire l’article final  de la recherche aboutissant à un article révolutionnant la théorie mimétique de René Girard, car, comme je l’écris dans le dernier article publié (2) le refus de dialogue est clair.

Ce refus de dialogue sur un tel sujet a été manifesté par le pape François, qui a refusé de recevoir la lanceuse d’alerte, Yasmine Motarjemi, ayant sacrifié « beaucoup de choses » pour dénoncer le scandale Nestlé. Elle a écrit au pape François, pour lui demander de la recevoir afin d’aborder la question du harcèlement psychologique sur le lieu de travail, (3 cf. sa lettre). Il a refusé, mais il a reçu Jérôme Kerviel (4).

Yasmine Motarjemi est iranienne. Elle publie de nombreux posts sur Linkedin : outre ceux liés à son activité de lanceuse d’alerte, elle en écrit sur le drame de son peuple.

Son analyse : l’Iran et son peuple sont le ballon de football dans un match entre la Russie, la Chine et les États-Unis. Le régime islamique a l’illusion de contrôler la situation, mais c’est un imbécile qui saccage le pays et vend l’Iran aux pays étrangers, et les médias étrangers lui donnent cette fausse impression.

Il est effectivement frappant de constater que les médias occidentaux, solidaire du peuple iranien, en révolte contre son régime avant la guerre, l’ont complétement oublié depuis. Comme s’il n’existait pas.

Le pape Léon XIV vient en France, sa dernière étape sera Metz, la « patrie » du parrain de mon père, Robert Schuman  Son action en faveur de la paix est connue. Il a pu le faire, car à son époque, l’Europe se méfiait de la force, et il put, ainsi, s’appuyer sur des institutions.

Aujourd’hui, le culte de la force est partout, y compris (et surtout en Occident ?) et la paix ne pourra se faire sans la solidarité entre les peuples. C’est pourquoi, tout en admirant Robert Schuman, je sais que son action n’aurait pas été possible aujourd’hui.(5).

Grâce à lui (avec l’aide de dirigeants européens ADENAUER et DE GASPERI), l’Europe a gardé, dans l’opinion internationale, un aura « moral » qui incite à rechercher, chez leurs peuples, un soutien. Ce soutien est possible, mais les institutions (états, commission) ne sont pas, en l’état actuel, capables de traduire ce soutien en initiative de paix…

C’est pourquoi, tout en admirant Robert Schuman, je sais que son action n’aurait pas été possible aujourd’hui. (5). Seules les théories de Simone Weil, dont la méfiance envers la force et l’action en faveur de la reconnaissance des peuples (avant la guerre de 1940, elle luttait contre le colonialisme) sont bien connus, qui doivent en plus guider l’action de la paix.

Mais dans l’immédiat, la seule « institution universelle » capable de délivrer un message de paix, c’est le Pape et l’attente internationale est forte, depuis que l’on sait qu’il vient à Metz, pour délivrer un message sur la paix, en hommage au « vénérable Robert Schuman » C’est ainsi que, dans le cas précis de l’Iran, Yasmine Motarjemi a écrit « On ne saurait trop insister sur l’importance du rôle de l’Église — et en particulier de celui du pape — dans la promotion de la paix mondiale. Dans ce contexte, l’exécution de jeunes Iraniens innocents qui luttent pour la démocratie mérite d’être prise en compte. (…)

 De nouveau, j’estime que l’église devrait être la protectrice de notre âme, qui est l’objet de harcèlement moral et la cible des persécuteurs. »

NOTES de bas de page :

(1)

(2)

(3)

(4) Le 19 février 2014, en marge d’une cérémonie publique à Rome, alors qu’il fait partie, grâce à l’intervention du journaliste suisse Arnaud Bédat, du carré réservé aux personnes présentées officiellement au pape en fin d’audience il peut parler au pape François sur la place Saint-Pierre, et rentre à pied, accompagné du père Patrice Gourrier, jusqu’à la frontière franco-italienne où il est arrêté le 19 mai 2014 pour être incarcéré (source Wikipédia).

Le père Patrice Gourrier, contacté, a démenti être à l’origine de cette rencontre et d’avoir accompagné Jérôme Kerviel

Cette source est à comparer avec l’article de la Croix, https://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-Francois-irrite-par-l-instrumentalisation-de-la-rencontre-furtive-avec-Jerome-Kerviel-2014-03-05-1115828

décrivant l’irritation du pape François, montrant ainsi que l’église est aussi une institution. Le père Gourrier est très connu et tient une rubrique dans la revue Prier. Je lui transmettrai l’article.  

(5) J’aurais le plaisir d’en discuter avec le frère prêcheur Jacques-Benoît Rauscher, qui vient d’écrire un excellent article dans La Croix https://www.la-croix.com/politique/les-mains-salies-de-robert-schuman-20260911 et qui tiendra la conférence de rentrée au café/coworking Le Simone sur l’encyclique du pape Léon XIV

Violence sexuelle et sexiste ou relation (inappropriée, bien entendu) dans le diocèse de Lyon ?

La publication d’un article récent sur l’avortement  (1) et la disputatio sur la doctrine sociale de l’église (2) avait pour but soit d’engager un vrai dialogue chez les catholiques, soit de servir d’introduction aux résultats de recherche sur le harcèlement institutionnel dans l’église (les abus sexuels, spi… le sont) Après la publication, j’eus droit à un sermon, à la messe de la paroisse X sur l’avortement et le magistère de l’église (sans rapport avec l’évangile du dimanche). Le refus de dialogue est donc clair.

Pour moi, à la suite de Simone Weil, la foi se limite au Credo, et l’Eglise est le corps du Christ, si elle se limite à cette foi. Tout le reste fait partie de l’église/institutions. En ce moment où, avec les crimes pédocriminels (affaire Lyanna), les institutions civiles (justice, aide sociale à l’enfance) sont mises en cause et elles réagissent comme les institutions de l’église. (3)

C’est ainsi que le diocèse de Lyon a publié un communiqué (4) pour annoncer « de la relation que le directeur du groupe scolaire des Chartreux, prêtre, a entretenue avec une étudiante majeure placée sous son autorité. » (…)

« Ces décisions (…) n’ont pas été communiquées dans un premier temps par respect pour la demande de confidentialité de la jeune femme majeure.

Le diocèse de Lyon réagit comme toute institution (justice, aide sociale à l’enfance, maires de Paris et de ses arrondissements) dans ce genre de situation (cf.la réaction, par ex., du ministre de la justice dans « l’affaire lyhanna ») (5).

Mais comme toute institution, la communication lénifiante se heurte aux faits et les incohérences et les mensonges apparaissent assez vite, pour peu qu’on les mette en évidence

Et un article de La Croix fait apparaitre l’incohérence et le mensonge

https://www.la-croix.com/religion/lyon-un-pretre-a-la-tete-d-un-groupe-scolaire-demis-apres-une-relation-avec-une-eleve-majeure-20260902

Après avoir posé la question « Pourquoi avoir attendu la rentrée avant de révéler, du moins en partie, les motifs de ce renvoi ? Pour protéger l’institution.. ? »  l’article poursuit « Contacté par La Croix, le diocèse de Lyon dément catégoriquement. « Dès que l’avocate de la jeune femme nous a donné son feu vert, le communiqué est parti », assure notamment le responsable de la communication. » (…)

L’article conclut : « Contactée par La Croix, l’avocate de la jeune femme (…) dénonce en revanche la présentation des faits. « On ne peut pas résumer des actes extrêmement graves, susceptibles de qualification criminelle, par le mot relation, s’indigne-t-elle,

expliquant avoir réclamé, sans succès, une rectification du communiqué. 

Cela n’a fait que réactiver les angoisses de ma cliente, déjà en état d’extrême vulnérabilité, qui plus est le jour de la rentrée. »

Qu’en dira le pape, lui qui, dans un message personnel (cité dans un autre article de La Croix) remerciait les journalistes pour leur « courage, patience et fidélité à la vérité », jugeant leur travail nécessaire pour « enraciner dans toute l’Église une culture de prévention qui ne tolère aucune forme d’abus : ni de pouvoir ou d’autorité, ni de conscience ou de spiritualité, ni d’abus sexuel ».

NOTES de bas de page :

(1)

(2)

(3)

Beaucoup de citations de Simone Weil illustre, bien mieux, cette idée. Par exemple :

« Ce qui me fait peur, c’est l’Eglise en tant que chose sociale. (…)

J’ai peur de ce patriotisme de l’Eglise qui existe dans les milieux catholiques. » (…) Des saints ont approuvé les Croisades, l’Inquisition. Je ne peux pas penser qu’ils ont eu tort. Je ne peux pas récuser la lumière de la conscience. Si je pense que sur un point je vois plus clair qu’eux, moi qui suis tellement loin au-dessous d’eux, je dois admettre que sur ce point ils ont été aveuglés par quelque chose de très puissant. Ce quelque chose, c’est l’Eglise en tant que chose sociale. »… « pour autant  qu’elle est une chose sociale, elle appartient au Prince de ce monde »

(4)

(5) Extraits du communiqué « Au terme de cet été, il est apparu indispensable que la communauté éducative soit informée et qu’une enquête interne puisse être diligentée. L’archevêque de Lyon apporte son soutien à l’ensemble de la communauté éducative des Chartreux et, malgré la gravité de cette affaire, l’encourage à poursuivre sa mission sous la direction du nouveau directeur du groupe scolaire. »

Henri SAVALL et son cours d’épistémologie

Henri SAVALL nous a « quitté » il y a environ deux mois.

Il avait fondé un institut de recherche, l’ISEOR, reconnu nationalement et internationalement (notamment en Amérique de langue espagnole- Mexique- et anglaise -Etats-Unis). Dans ses colloques, vous pouviez écouter des doctorants, dans ces trois langues.

Enseignant au centre EUGINOV, dépendant de l’IAE et de l’Université de LYON 3, Il était la référence en sciences  de gestion, et donc une figure de la vie intellectuelle lyonnaise

Un cours d’épistémologie avec lui était Unique, car il pouvait (il parlait peu, justifiant l’emploi du verbe pouvoir) citer des anecdotes, toujours riche d’enseignements.

Un passage récent dans un grand supermarché de la banlieue lyonnaise, en me souvenant de ses cours, m’en a fourni une.

J’avais acheté quelques articles, et disposant de plus de 16 euros de « cagnotte » sur ma carte de fidélité, je la présentais. Il me restait 0,17 € à payer. Ne disposant d’aucunes espèces, je présentais ma carte bleue, mais elle ne passa pas. Le caissier  me demanda si j’avais le « sans contact », (j’ai déduit ensuite, puisque ma banque ne m’a pas informé de ce refus, que le magasin imposait sans le dire, un minimum pour les achats avec contact).

Seule solution : enlever un article.

Surprise : Le caissier me le rendit et je vis le client suivant passer sa carte de  paiement ; je le remerciai chaleureusement, sans m’attarder, car il avait l’air pressé

Pensant à Henri Savall, je réfléchis ensuite au comportement de ce client généreux

Le caissier ne pouvait soustraire, de lui-même, le prix de cet article, de la note globale, déjà saisie. Il devait appeler une « superviseuse ». Vu la fréquentation du magasin, le taux d’occupation  des « superviseuses », l’opération risquait de prendre un certain temps.

Henri SAVALL parlait peu et ce peu était surtout constitué  par des questions.

Sa question favorite et célèbre  chez tous ses étudiants « Et vous, vous aimez les conflits ? » …Et il l’aurait posé, à ce moment de la narration de l’anecdote

…sachant que ses étudiants, devant l’évidence de la situation, ne pourraient rien dire et comprendraient mieux sa théorie humaniste de la performance économique en entreprise, qui pour être globale et réelle  doit se transformer en performance économique et sociale.

Ses cours étaient sérieux, et je ne voudrais pas laisser croire qu’ils étaient aussi simples. Chaque étudiant devait lire des ouvrages (non libres, il proposait une liste : PIAGET, BERGSON… et faire un exposé de ce qu’il avait lu (1). Chaque étudiant pouvait après, orienté par les questions posées par ce « sacré bonhomme » (Henri Savall) comprendre de lui-même ce qu’était l’épistémologie…interroger ses croyances et ses présupposés sur les comportements humains, aiguiser son regard d’observateur….

Et pour moi, syndicaliste, reprenant des études à 54 ans, ce cours me parut une montagne…Mais quel bonheur, quand j’eus atteint le sommet.

Je peux aujourd’hui lui dédier cette disputatio sur la doctrine sociale de l’église

DISPUTATIO – l’Association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle

Car J’y décris une entreprise, La Poste : elle déploie toute une stratégie de conflit pour me chasser de l’entreprise, ne comprenant ni mon attitude ni mon comportement.

Ayant employé des moyens illégaux, le service juridique des RH savait qu’il était impossible de me faire partir de l’entreprise, sans mon accord, (la signature d’une convention, où je m’étais engagé à partir, étant devenue caduque).  

Parce que j’ai suivi  ce Master de recherche avec Henri Savall, je voulais rester dans l’entreprise sachant que j’étais « intouchable » tout simplement pour mesurer le temps qu’il faudrait à LA POSTE, pour calculer que, me considérant comme « sureffectif » ma présence aux postes fictifs, que j’utilisais, comme représentant du personnel à défendre les salariés et fonctionnaires, coûtait une fortune.

Ce moment n’est jamais arrivé et je suis resté jusqu’à 67 ans et 7 mois. (1)

Un tel comportement « irrationnel » ne pouvait être expliqué par la théorie de Henri SAVALL.

Sa solide formation épistémologique me permit de me tourner vers la théorie de René Girard, puis de m’apercevoir de l’absence de travail épistémologique de ce dernier pour enfin comprendre que Simone Weil avait trouvé déjà ce qu’il fallait pour refonder la théorie mimétique.

Je publierais en septembre l’article refondant la théorie mimétique, pour les 10 ans du café/coworking LE SIMONE. L’ISEOR pourra juger des possibilités  de recherche possible avec les spécialistes de Simone Weil

(1) En tant que fonctionnaire, j’avais dépassé la limite d’âge, et si j’avais été salarié, je serais resté plus longtemps. J’avais demandé ce statut à l’un de mes directeurs, en lui faisant croire que La Poste ne pouvait me le refuser. Sa réaction de peur fut révélatrice

La Doctrine Sociale de l’église en question et Robert Schuman

La publication de la disputatio sur la doctrine sociale de l’église

DISPUTATIO – l’Association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle

n’enlève rien à l’admiration portée à Robert Schuman. Il était très soucieux de l’application de la doctrine sociale, mais c’était celle d’avant le compendium. Il connaissait donc l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII et c’était elle qui constituait ce qu’on appelait avant la morale sociale chrétienne.

Et la notion de justice y était centrale, ce que sa biographie (cf. le livre de Ghislain Knepper) atteste. Alors, même s’il aurait probablement désapprouvé les termes que j’ai employer, les discussions avec mon père me font penser, que sur le fond, il ne m’aurait pas donné tord.

Il est donc important, alors que le pape Léon XIV termine sa visite en France, par METZ, pour évoquer la figure de Robert SCHUMAN, de l’écrire dans cet article, en espérant que cet article permettra d’interpeller Léon XIV sur la doctrine sociale de l’église et sur la philosophie personnaliste, défendue notamment par le chanoine Thiry.

La principale action de Robert Schuman est la paix

Les conceptions de la paix et de l’Europe, défendues par Robert Schuman, sont contraires aux vues de la commission européenne et des principaux chefs d’Etat. Conservant celles du parrain de mon père, et face au péril actuel, j’ai rejoint le Mouvement de la paix.

L’analyse de Simone Weil est devenue indispensable.

Ma conclusion du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité ». Seul l’apport de Simone Weil peut sortir la théorie mimétique de l’impasse constatée dans ce séminaire !

Vous avez pu suivre sur ce site toutes les conférences de Janvier à juin 2026 (1) du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité » organisée par l’Association Recherches Mimétiques, l’Institut Catholique de Paris, Christine Orsini et Jérôme Thélot

l’Institut Catholique de Paris n’a pu conserver que les vidéos réalisées sur You Tube (2) (les premières conférences de janvier et les dernières de juin). La vidéo de juin est la seule présente sur le site de l’Institut Catholique de Paris

La dernière vidéo constate bien l’impasse, à laquelle la théorie mimétique se heurte

Aux demandes d’éclaircissements/critiques de Jérôme Thélot sur la nature de la recherche mimétique. « je voulais vous demander si vous ne pensez pas que toute cette hypothèse girardienne selon laquelle le processus d’hominisation dépend de la violence instauratrice, si vous ne pensez pas que cette hypothèse, elle est là pour justifier en retour l’idée de la divinité de Jésus, c’est-à-dire de la Christicité de Jésus de Nazareth, (…)

 « c’est pas du tout une hypothèse anthropologique. (…) C’est très exactement ce qu’il faut appeler un crédo ou si on préfère un postulat. »

Qu’a dit Benoît Chantre, présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même »

Il a cité un entretien avec Jean-Claude GUILLEBAUD, jamais publié « Tous les logos de la violence parasitent le vrai, mais en le parasitant, ils en laissent tout de même passer quelque chose pour les malheureux hommes qui ne sont jamais complètement abandonné.

Donc, d’une certaine manière et à un certain niveau, on peut dire que toutes les religions sont vraies.

Elles ne deviennent sataniques qu’en contact avec le christianisme parce qu’elles se trouvent alors en face de leur propre vérité et qu’elles doivent passer à cette vérité.

Mon travail est donc une vision radicalement historique de l’avènement du religieux. Les hommes accèdent peu à peu une vérité qui transforme rétrospectivement leur passé. Autrement dit, on ne peut pas dire l’eucharistie est le terme d’une évolution qui commence avec le cannibalisme et nous retrouvons du cannibalisme dans l’eucharistie parce que le cannibalisme est la vraie origine. Non, la vraie origine c’est le Christ. »

Benoît Chantre commente ce passage « Le premier moment de cette remarque est proprement Weilien. Toutes les religions sont vraies. Le second est plus proprement girardien qui fait du cannibalisme une caricature » 

« L’exclusivisme judéo-chrétien que l’apologétique girardienne aura souvent trop souligné … » et en réponse à une question de Pierre Gillouard « y a un peu de Tertullian chez Girard quand même. Il a construit une apologétique Et il y a un exclusivisme judéo-chrétien chez Girard, je pense contre lequel va ce qu’il y a de Weillien en lui, »

C’est une reconnaissance implicite des critiques de Jérôme Thélot

Voici la vidéo complète (3)

Les questions de  Jérôme Thélot s’adressent à des spécialistes des sciences sociales.  Seul  Pierre-Yves GOMEZ l’était. Il a fait une conférence remarquable, mais ne connaissant pas les objections de Jérôme Thélot, ne  pouvait y répondre. Remarquable, car, en tant que chercheur en sciences de gestion, et donc, connaissant l’épistémologie, il a pu exposé les fondements épistémologiques de René GIRARD, ce que ce dernier n’avait jamais réalisé.

Il a ainsi, le premier, fait le travail préparatoire indispensable, si l’on veut sortir la théorie mimétique de l’impasse

Vous pouvez voir sa conférence (à partir de 46′ 22 »). Vous pourrez constater qu’il n’a pu le temps de parler de l’apport de Simone Weil.

Christine ORSINI, de l’association de recherches mimétiques, coorganisatrice de ce séminaire, ne veut pas s’associer (pour l’instant ?) à ce travail sur l’apport de Simone Weil à  la théorie mimétique.

Il revient donc à Lyon de le réaliser

  1. Le pôle de l’Université catholique de Lyon (UCLY) spécialiste de Simone Weil. La renommée internationale de de ce pôle  est liée à son fondateur, Emmanuel GABILLIERI et à ses travaux pionniers sur cette philosophe. De nombreux doctorants y ont été ainsi attirés
  2. Pierre-Yves GOMEZ à l’EM de LYON
  3. Jérôme Thélot, professeur émérite de littérature française à l’Université de Lyon 3
  4. Le café Le SIMONE

Le café Le SIMONE a réalisé en 2025/2026 un cycle sur la doctrine sociale de l’Eglise sous le regard de Simone Weil.

Pierre-Yves GOMEZ a été à l’origine du Groupe de recherche anthropologie chrétienne et entreprise (GRACE), programme interdisciplinaire et inter-universitaire non confessionnel et alternatif destiné à développer des analyses de l’entreprise en se fondant, non pas sur le soubassement libéral dominant (l’homo œconomicus), mais sur les représentations de l’homme portée par la doctrine sociale chrétienne

Il est aussi fondateur des Parcours Zachée (« la Doctrine sociale de l’Eglise dans la vie quotidienne »)

Le SIMONE va fêter ses 10 ans d’existence.

Depuis l’origine, j’ai été attiré par sa formule de café/coworking, et l’environnement humain et intellectuel stimulant qu’il proposait. Ce n’est qu’à la retraite (il y a cinq ans) que j’ai pu intégrer son espace coworking.

Il y a plus de 10 ans, j’avais terminé un Master 2 de gestion socioéconomique avec des cours d’épistémologie, assuré par l’immense professeur Henri Savall, qui vient de disparaître. Vous pouvez consulter le mémoire de fin de ce Master sur cette page

Vous pourrez constater que mon soubassement épistémologique, à l’époque, était la doctrine sociale de l’Eglise.

L’enseignement reçu d’Henri Savall m’a permis d’interroger en profondeur ces fondements, de découvrir René Girard et la théorie mimétique pour trouver, in fine, que l’aboutissement de mes recherches, permettant la refondation de la théorie mimétique en la transformant en théorie de l’évolution se trouvait chez Simone Weil.

Mon admiration avec cette philosophe s’est trouvé, en osmose, avec celle de cette artiste, chantant en solo dans l’oratorio « La passion de Simone ».

Mes articles sur cette recherche, qui mettent en question cette doctrine sociale de l’Eglise, ont eu un retentissement dans le milieu syndical (d’abord postier) et méritent une disputatio, qui suivra cet article

NOTES de bas de page :

(1) Voici ces articles. Les conférenciers, dont les vidéos ont été supprimées, ont la possibilité, s’ils le souhaitent de nous envoyer un « topo » de leurs conférences.

(2) YOU TUBE a maintenant son programme d’IA qui met le texte en même temps que l’image. Il est bien dommage que les vidéos de la plateforme VINEO aient été supprimées. En effet, cette plateforme avait une fonctionnalité « Transcription », où le texte de la conférence s’affichait avec une compréhension visible du texte. You tube transcrit des mots et des phrases, qui n’ont aucun sens.