L’aide aux victimes de souffrance au travail organisationnelle. Cette souffrance pouvant provenir d'un harcèlement individuel provoqué par l’organisation ou d’harcèlement à plusieurs, ou en meute, Mobbing, quel qu’en soit le motif.
Mon dermato a pris sa retraite, il y a quelques années. Et, malgré des lettres de ma médecin traitant, je compris que ne voulant pas me faire épiler, ni détatouer, mais simplement contrôler mes « grains de beauté », ce serait une galère. Ce le fut. Je ne vous la raconte pas Mélisande Queïnnec le fait beaucoup mieux dans un article de France Info.
« Trouver un dermatologue relève souvent du parcours du combattant. À Bourneville-Sainte-Croix, dans l’Eure, une pharmacie organisait, ce vendredi 12 juin 2026, une journée de dépistage gratuit des mélanomes à l’aide d’un dermatoscope. Un outil qui pourrait sauver des vies. »
A Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise (Merci Monsieur le Maire, Gilles Gascon), quatre pharmacies ont adopté ce dispositif.
Ayant constaté une très légère évolution d’un grain sur la poitrine, je saisis cette opportunité.
Quelques jours après, je reçus un appel du Centre Léon Bérard, institution lyonnaise à la pointe de la recherche sur le cancer. La pharmacie, ainsi que ma docteure, me rappela, quelques semaines après, pour savoir si le centre m’avait contacté. Le sérieux est donc présent.
Je fus examiné complétement et le spécialiste me préleva pour examen ce « grain sur la poitrine ». Et me fit une ordonnance/certificat « Interdiction d’exposer au soleil la cicatrice pendant 18 mois«
Le résultat arriva: j’avais un mélanocyte, précurseur d’un mélanome (au stade vraiment débutant), donc un risque vraiment « minimum »… Et je bénéficiai d’un suivi…J’avais expérimenté dans ma chair, la solution pour trouver un dermato en quelques jours !
Je pouvais reprendre mes activités, presque quotidiennes, de piscine. Les « Lyonnais » bénéficient d’une piscine extérieure, toute l’année.
Je me présentais, auprès de deux maitres-nageuses, munis du certificat et d’un maillot « Lycra » pour le buste. Le pansement était encore présent, et, pour elles, il n’y avait aucun problème. Elles ont préféré, néanmoins téléphoné à leur direction qui a refusé. J’ai constaté, ensuite, que ce refus était général dans les piscines de la Métropole de Lyon.
Je pus rencontrer un membre de cette direction, qui m’expliqua
Que les certificats, même signés par un médecin, pouvaient être falsifiés « Prendre un tampon de Léon Bérard, et faire des certificats « bidons » est extrêmement facile pour un ado de 15 ans »
Comment nager le crawl pour ne pas exposer la poitrine au soleil
Je me retins d’éclater de rire (par charité…chrétienne ou non) et ne pouvant répliquer à une telle puissance argumentaire, qu’un bredouillement « je vais réfléchir » …(à Ma solution)
Une de mes devises est « On me ferme la porte, je passe par la fenêtre (pose d’un pansement). – En appliquant la technique de nage du directeur, c’est peut-être possible, mais quand j’ai voulu accélérer, j’ai repris d’instinct la « mienne » et le pansement se décolla- il me fallait passer par le toit, au besoin en me faisant une aide, qui me fut fournie par une jeune « collègue » du coworking « Le Simone », connaissant mon atypisme (ou c… puisque j’ose tout) Mettre un « bandeau/haut de maillot » sur la poitrine.
Depuis, je vais régulièrement à la piscine extérieure du Rhône.
Aujourd’hui, mercredi des employés de la ville de Lyon étaient présents et m’entendirent expliquer la raison de cette tenue. L’un d’eux intervint pour me dire qu’il militait pour l’acceptation des maillots en lycra.
J’ai donc pensé que je pouvais donner un coup de pouce à ce militant contre les discriminations cachées et pour la diversité de peau.
J’ai voulu prendre un « selfie », mais à 72 ans c’était la « première fois » et je ne savais pas comment faire et ai donc trouvé la solution du miroir de la salle de bain.
Illustration de couverture du livre de Laurent Mottron « Si l’autisme n’est pas une Maladie, qu’est-ce ? », cocrée avec Corentin Hunter, syndrome d’Asperger « L’Homme de Vitruve », universel, symétrique, spirituel et centre du monde, n’est plus.
« L’Homme est une espèce animale bavarde et meurtrière, dont l’autisme (représenté, avec son autorisation, par le visage de Michelle Dawson, chercheure dans le laboratoire de Laurent Mottron), la gaucherie, la grossesse gémellaire, la présentation par le siège, l’homosexualité (représentée par l’emblème de la fierté gaie) constituent des bifurcations développementales asymétriques. »
Laurent Mottron est un chercheur français, qui a voulu se spécialiser sur l’autisme mais a dû quitter la France, en 1990, pour le Canada par opposition à l’approche psychanalytique de l’autisme, « régnant en maitre » sur ce domaine « la psychanalyse n’a rien à dire ni à faire avec l’autisme. La psychanalyse est une croyance, une pratique qui doit rester limitée à un rapport entre adultes consentants. On doit la sortir du soin, des enfants en particulier (et pas seulement de l’autisme). Je suis parti au Canada pour fuir cela »
Il y a créé un laboratoire, dont la raison d’être est exprimée ainsi : « Mon groupe de recherche explore la manière dont les personnes autistes traitent l’information depuis le début du développement jusqu’à l’âge adulte. Nous nous intéressons donc à décrire les mécanismes perceptifs, mnésiques et de raisonnement par lesquels les autistes perçoivent le monde, construisent des représentations, et les manipulent. Nous nous sommes donnés pour but ultime de permettre aux autistes de s’intégrer dans la société, à tout âge, dans un esprit de respect des différences. »
Constatant que les chercheurs n’ont depuis trouvé aucun biomarqueur expliquant l’autisme, il en tire la conclusion logique qu’il n’en existe pas. Mais, en tant que clinicien, il a pu déterminer des signes cliniques suffisamment typés.
Il a donc, sur ces deux bases, élaboré une théorie, qu’il a résumé ainsi dans son livre « Si l’autisme n’est pas une Maladie, qu’est-ce ? »
« L’autisme n’est pas une maladie, même s’il peut être associé à des problèmes adaptatifs majeurs. Il ne fonctionne pas comme les autres troubles neurodéveloppementaux, il ne se limite pas à une identification subjective, une variation de la personnalité ou une neurodiversité parmi d’autres. Les deux domaines par lesquels on l’identifie, déficit socio-communicatif et répétitivité, capturent imparfaitement la nature des signes qui le caractérise. Même s’il peut se présenter sous une forme complète autant que dégradée, la notion de spectre hétérogène empêche d’étudier et de comprendre l’autisme prototypique.
Celui-ci appartient pour nous à une nouvelle classe de formes divergentes récurrentes dans le développement humain, les bifurcations développementales asymétriques. Parmi celles-ci, on retrouve la grossesse gémellaire, l’accouchement par le siège, le fait d’être gaucher, l’autisme, l’homosexualité et peut-être d’autres variants humains. Chacune de ces bifurcations consiste en la prise d’un chemin minoritaire à un moment spécifique du développement, où deux possibilités polarisées sont compatibles avec la programmation génétique de sa relation avec son environnement. Aucune de ces particularités humaines ne résulte directement d’un « défaut » anatomique, mécanique ou psychologique ; leur mécanisme génétique est distinct des traits héritables ou des mutations délétères. Chacune peut survenir chez un individu dont les fonctions non impliquées dans la bifurcation sont identiques à celles des autres humains. Même si elles teintent parfois très profondément l’identité de ceux qui les empruntent, elles ne justifient pas de constituer toute l’identité de la personne qui les présente.
L’autisme présente les différents caractères par lesquels nous définissons une bifurcation asymétrique ; ses signes négatifs et positifs sont polarisés, sa prévalence reste minoritaire par rapport à la population générale, il n’a pas de bio marqueur autre que l’autisme lui-même, se met en place dans une période critique, présente une forme prototypique et est compatible avec un développement ultérieur modifié (2) . La spécificité de son apprentissage du langage, comme la possibilité de pics d’habilité, s’explique mieux dans ce cadre théorique.
(2) L’un des travaux du laboratoire de Laurent Mottron, le plus « marquant » est d’avoir, avec la chercheure autiste EM Rogaaard et d’autres chercheurs, démontré que la taille d’effet des candidats biomarqueurs différenciant les autistes de la population générale avaient diminué de jusqu’à 80 % en trente ans, démontrant donc la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales. Rødgaard E-M, Jensen K, Vergnes J-N, Soulières I, Mottron L. Temporal changes in effect sizes of studies Comparing individuals with and without Autism: A meta-analysis. JAMA Psychiatry. Published online August 21, 2019. doi:10.1001/jamapsychiatry.2019
Chacune des bifurcations asymétriques humaines constitue une possibilité d’organisation de l’individu et d’adaptation dans sa relation avec son milieu de vie biologique, informationnel ou sociétal. Bien qu’inscrites dans la biologie humaine, ces bifurcationsn’ont pas de cause, ce qui ne les empêche pas d’exister avec la force du fait. Toutes sont, plus ou moins, de prédisposition familiale, c’est-à-dire qu’on en retrouve davantage dans certaines familles. Avoir des facteurs de prédisposition fussent-ils génétiques, est toutefois distinct d’une cause. Ces facteurs ne sont en effet ni nécessaires, ni suffisants. Chacune présente une possibilité inhérente au patrimoine génétique de l’espèce humaine, à son organisation embryologique, neuro-anatomique ou psychologique. Ces bifurcations, prises séparément, présentent chacune une forme « prototypique » stable contrainte par les invariants anatomiques ou contextuels du développement humain au moment où elles surviennent. Elles peuvent aussi se stabiliser en des sous-formes plus ou moins distantes de ce prototype. Toutes surviennent chez des humains ; elles ne constituent pas des espèces à part, ou des individus imparfaits, mais elles restent minoritaires par rapport au développement humain le plus fréquemment retrouvé. Certaines produisent des difficultés adaptatives, parfois gravissimes, d’autres sont associés à certains avantages. Au cours de l’histoire humaine, la plupart d’entre elles, à des degrés divers, ont fait l’objet d’un rejet de la part des humains qui ne les présentent pas. »
La conséquence directe de ce changement drastique de position est de chercher les mécanismes de l’autisme, dans ceux des mécanismes appartenant à la biologie de l’évolution.
L’autisme serait une adaptation à la modification de la priorité relative des informations que son appareil cognitif et émotionnel traite. (…) Ses signes négatifs comme ses signes positifs constitueraient une adaptation à la perte du biais social. Un enfant autiste détourne ainsi les analyseurs langagiers (théorisés par Chomsky) vers un autre code. Ce détournement est une des conséquences possibles de l’apprentissage non social du langage, lui-même découlant de
la bifurcation vers un traitement sans biais social de toute l’information à laquelle l’enfant est exposé.
Voici donc décrite la thèse principale de Laurent MOTTRON.
Est ainsi démontré que « la psychanalyse n’a rien à dire ni à faire avec l’autisme. »
Ce constat est important, pour les chercheurs dont l’objet d’étude est l’autisme, bien entendu, mais aussi en anthropologie, et donc aussi pour toutes les sciences humaines, dont fait partie la psychanalyse.
Il annonce une JOURNÉE D’ÉTUDES DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE CLINIQUE PSYCHANALYTIQUE DE L’UNIVERSITÉ DE TOULOUSE, ayant comme thème : la nature de la pensée symbolique et les conditions de son émergence dans l’Histoire humaine.
Et rajoute « Car l’être humain ne peut s’empêcher de produire des symboles qu’il articule entre eux pour tisser la vaste toile qui médiatise son rapport à la réalité.
C’est cette dimension symbolique qui rend l’être humain si compétent pour s’adapter et si prompt à se détruire, qui le confronte à l’absurdité de son existence et lui fournit la créativité nécessaire pour y faire face. »
Cette phrase est un présupposé en psychanalyse, et n’est donc jamais questionné sur sa validité. Et, dans les sociétés, où la culture psychanalytique est dominante dans les sciences humaines, ce présupposé, malgré les travaux de Laurent MOTTRON, persiste et la neurodiversité se construit en intégrant la notion de déficit social des autistes.
Pour « déconstruire » vraiment ce concept, choisissons deux des signes, qu’a étudié Laurent MOTTRON pour caractériser « l’autisme prototypique », et que tous les parents d’enfants autistes reconnaitront : : la prise du poignet dans les demandes et l’écartement des bras
La prise du poignet « Lorsqu’un enfant autiste a besoin de quelque chose qu’il ne peut atteindre, comme ouvrir le réfrigérateur, ou que soit fait quelque chose qu’il ne peut pas faire tout seul (…), il prend l’adulte par le poignet (…)
Le jugement très défavorable initialement porté sur la prise du poignet, dans le cadre de la pensée psychanalytique autant que behavioriste, et l’observation qu’il survient quand l’enfant ne parle pas, a conduit une génération d’intervenants à tenter de la supprimer. ( ) « L’enfant autiste qui prend le poignet de l’adulte pour obtenir quelque chose, l’utiliserait comme un instrument pour arriver à ses fins, niant ainsi sa subjectivité, qu’il soit un humain doué d’intentions et d’émotions. ». Et ce jugement découle du présupposé, vu plus haut. Il a un biais cognitif : Les humains ont tous besoin, pour s’adapter, d’une pensée symbolique. Ce biaisempêche ceux, qui observent avec ce biais, de voir l’évidence : il s’agit d’un signe socio-communicatif.
L’écartement du bras : Laurent MOTTRON le décrit ainsi« L’un des signes socio-communicatifs les plus caractéristiques que nous avons isolé est L’écartement du bras qui aide (…) L’enfant autiste fait ce qu’il faut pour que quelque chose s’arrête, pour continuer l’action qu’il avait entreprise, mais il ne cherche pas à faire du mal à l’adulte ou à le faire disparaitre de sa vue. Il agitpour que l’interférence de l’adulte dans l’action entreprise s’arrête. »
« Nous voyons l’écartement du bras comme l’exact symétrique de la prise du poignet l’un indique d’un geste l’action qu’il souhaite faire, l’autre indique d’un geste l’action qui ne doit pas être faite. Dans les deux cas, l’action s’adresse à un humain dont on anticipe les intentions. Dans les deux cas, ce comportement a été inventé, sans modèle, par l’enfant » Mais cela ne suffit pas à déconstruire le présupposé de la psychanalyse, il faut traduire ce langage pour ne pas en faire un symbole de l’autisme et montrer qu’il a une signification réelle permettant l’élaboration d’une pensée non symbolique ou pour reprendre le présupposé des psychanalystes, si bien exprimé par Florent Poupart, sans médiateur pour percevoir son rapport à la réalité.
Et c’est bien le secret le moins bien caché, puisqu’il était visible par tous, et le mieux caché, puisqu’une barrière invisible- « le biais cognitif » – empêchait la transmission au cerveau de la réalité vue par les yeux.
Et comme l’écrit Laurent MOTTRON « L’autisme serait plutôt une possibilité de l’humain, issue de l’extension de ses possibilités à un matériau inhabituel. Ensuite -et encore plus bouleversant pour notre idée de l’homme- cela signifierait que la capacité la plus singulière de l’autisme réalisée chez quelques individus seulement – les autistes savants (à ne pas confondre avec le syndrome Asperger) – serait rendue possible par la plus humaine et ordinaire des capacités, celle d’apprendre le langage par exposition»
La compréhension du monde chez l’autiste, se fait par perception directe avec la réalité, et donc l’autiste a besoin d’expérimenter lui-même, c’est ce qu’il exprime par son écartement du bras, lorsqu’il est enfant.
Et par d’autres signes, devenu adulte, car il n’est plus seul à avoir ce besoin.
Laurent MOTTRON écrit dans son livre « Pour que l’autisme soit conservé par l’évolution, il faut qu’une partie au moins d’entre eux arrive à un niveau d’adaptation suffisant pour pouvoir continuer une lignée. L’autisme prototypique reste un handicap adaptatif pour la majorité d’entre eux, mais ceux qui le surmontent peuvent contribuer au progrès humain.
« … sur 100 enfants autistes ressemblant au vôtre, 10 resteront minimalement verbaux, mais 10 ne présenteront plus aucune différence visible qui permette de les diagnostiquer autistes si l’on n’a pas accès à un informateur présent au début de leur vie. » Tous les autres se situeront entre ces deux extrêmes. La majorité d’entre eux auront un langage fonctionnel. (…)
Une possibilité pour expliquer la tendance majoritaire à la perte des signes avec l’âge serait que même traitée de manière sociale, la même information contextuelle sociale impose sa pression sur l’enfant autiste en développement et sur l’enfant typique. Par une voie différente, minoritaire, une partie de ce qui s’apprend avec un biais social chez l’enfant finirait partiellement par l’être sans ce biais, démontrant par le fait même l’intégrité des fonctions qui traitent cette information chez les humains…
La proportion des autistes qui ont un bon pronostic adaptatif dépend, comme l’a toujours clamé la chercheuse autiste Michelle Dawson, de l’information à laquelle ils ont accès, bien plus que de l’intervention qu’ils subissent. »
Pour montrer que ce besoin est atypique et peut difficilement être décrit, même par des personnes maitrisant, par ailleurs, parfaitement la communication orale et écrite, je prendrais une médiatrice Simone WEIL, qui répondit à une amie qui lui demandait (lorsqu’elle voulut, après son travail en usine, effectuer un travail agricole) « Mais enfin, Simone, pourquoi faites-vous cela, avec ce que vous portez en vous, ce que vous avez à dire » ; « Il y a des choses que je n’aurais pas pu dire si je n’avais pas fait cela »
Sa biographe note qu’« Elle a voulu tracer les grandes lignes d’une doctrine, mais non construire un système. Être fidèle à son expérience était plus important à ses yeux que d’éliminer toute contradiction ou de suivre jusqu’au bout un développement logique. »
Et à l’époque, cette volonté représentait une révolution épistémologique, dont elle avait pleinement conscience, puisqu’elle connaissait le rôle de l’observateur dans les sciences.
Laurent MOTTRON en a aussi pleinement conscience et se contente d’accompagner cette révolution, sans avoir à justifier d’abandonner cette position « en surplomb ». Il écrit « …l’existence du prototype coïncidera avec celle d’un ensemble d’individus dont le niveau de similitude sera très élevé. Ils constitueront le prototype autistique à l’intérieur d’une famille plus large, les variants développementaux.
Cette similitude implique une stabilité au cours de l’évolution..
Du côté de l’observateur, reconnaitre cette similitude, capturer la ressemblance pour un cerveau humain exposé à la variété du monde, implique de la détecter malgré sa variation individuelle et temporelle. La théorie du prototype, en hiérarchisant l’appartenance à la catégorie, inclut une tolérance à la variation (…) »
Avec l’exemple de Simone Weil, si révolutionnaire à l’époque, qu’il a fasciné nombre d’intellectuels, nous passons ainsi après avoir vu la refondation de l’explication de l’autisme par Laurent MOTTRON à une définition « anthropologique »de la neuroatypie
Cette définition peut émerger, parce que de plus en plus de chercheurs « s’affranchissent » de l’exigence normative imposant, par la fameuse question D’où parles-tu, camarade ? » un rôle « d’observateur en surplomb »
Laurent MOTTRON, en montrant la perception directe de la réalité par les autistes, et ajustant, de ce fait, son propre regard d’observateur joue un rôle essentiel dans ce changement anthropologique dans la Science.
Voilà ce qu’il écrit « L’autisme serait plutôt une possibilité de l’humain, issue de l’extension de ses possibilités à un matériau inhabituel. (…)
La conséquence directe de ce changement drastique de position est de chercher les mécanismes de l’autisme, non dans les processus « pathologiques » et le domaine de la médecine, de la psychiatrie ou de la génétique clinique, mais dans des mécanismes appartenant à la biologie de l’évolution. »
Et presque 90 ans plutôt, Simone Weil préconisait une méthode d’enseignement des sciences fondée sur l’analogie, etc.« Il faudrait une science qu’il fut impossible de détacher des hommes. Une telle science existerait peut-être (…), si on employait une méthode fondée sur l’analogie ». « J’ai rêvé parfois d’un manuel de physique pour écoles primaires, où l’interprétation des phénomènes naturels serait exclusivement présentée sous l’aspect d’analogies successives, de plus en plus exactes, et cela en partant de la perception (…). Ainsi, pour la lumière, on commencerait par la liste de tous les cas où la lumière se comporte comme quelque chose d’analogue à un mouvement, pour passer ensuite à l’analogie avec un mouvement rectiligne, à l’analogie avec les ondes… »
En restant dans le domaine de la psychiatrie, il faut mentionner ici, le livre « Mon vrai nom est Élisabeth » est un récit autobiographique d’Adèle Yon, issu de sa thèse de doctorat, paru aux Éditions du sous-sol le 6 février 2025. Elle enquête sur la vie de son arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène et à qui l’entourage familial et médical a fait subir des électrochocs, une cure de Sakel, une lobotomie et un internement sans consentement à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais pendant dix-sept ans.
Mais elle arrive à la conclusion de son enquête, en remarquant le fonctionnement « atypique » d’un cerveau d’archiviste
« Dans l’imaginaire collectif, un archiviste est un individu scrupuleux, amoureux d’exactitude et peu enclin aux formes romantiques…La recherche, comme la fiction, possède ses propres outils pour combler les vides…Si on n’a pas ici, on a ailleurs. Les archivistes sont étonnants. Leur cerveau s’apparente à un plateau de flipper dans lequel la boule de plomb, emportée par la gravité, rejoint nécessairement le ventre de la machine nonobstant les obstacles…
Un archiviste qui dit : Parfois on a, parfois on n’a pas, c’est le principe de la recherche,…est un archiviste qui, en quelques secondes, va faire défiler dans son cerveau-flipper toute la documentation jamais émise susceptible de contenir une certaine information, toutes les dates connues de législation, de décrets ou d’évolution des classifications permettant, par le général, de donner un indice sur le particulier et qui, pour finir, va trouver à se rapprocher dangereusement de ce qu’il cherche et pourtant n’a pas. »
Cette différence neuroatypique, décrite avec des mots typiques débouchant sur un sens atypique lui permet de terminer son enquête et sa thèse,(extrait sur la lobotomie, ci-dessous).
« Sur la hiérarchie des risques, la mort ou l’incapacité mentale de certaines patientes passent après le désagrément que représente leur comportement. Sans cela, comment comprendre qu’un traitement comportant entre 5% et 8 % de risques de mortalité, un pourcentage d’amélioration des symptômes sur le long terme confinant au ridicule et une certitude de diminution des capacités cognitives (ce pourcentage, lui, est rarement présenté), ait pu être prescrit chez des patientes qui ne sont pas en danger de mort par des psychiatres de toute mouvances, parfaitement conscients des risques ? Mieux vaut ne pas vivre ou vivre à moitié que de déranger la société humaine à laquelle on appartient ?
Citation du pionnier de la lobotomie, traduite par A Y, Walter Freeman « Mental Mechanisms and Psychosurgery » « La lobotomie permet aux malades mentaux de revenir au monde réel plutôt que de demeurer égarés dans la contemplation des horreurs de l’inconnu. Elle accomplit cela en réduisant à néant toute vie imaginaire. Si certaines des fonctions supérieures, créatives, artistiques ou philosophiques sont perdues, la société en général ne souffrira pas. La société peut s’accommoder du plus humble des travailleurs, mais, à raison, se méfie du penseur fou »
La fin de la pratique de la lobotomie a été suivie par ce qu’Adèle Yon nomme la lobotomie médicamenteuse, mais ne la décrit pas, ce qui est logique, puisque sa thèse est une enquête sur la vie de son arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène.
Conclusion/introduction de l’article sur une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique avec les apports de Simone Weil
En utilisant la théorie de l’évolution pour refonder l’explication de l’Autisme, Laurent MOTTRON a démontré que
« L’autisme serait une adaptation à la modification de la priorité relative des informations que son appareil cognitif et émotionnel traite. Cela, sans impliquer d’altération de ces mécanismes ou la modification de ce contexte – juste leur application ailleurs. »
Cette bifurcation ne pouvant pas être prise en compte par la psychanalyse, celle-ci n’a rien à dire et à faire sur l’autisme.
la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales.
J’ai montré dans l’article que cette dissolution d’une partie majoritaire des autistes était permise par l’acquisition d’une même façon de comprendre l’environnement, que je nomme neuroatypique. Simone WEIL en fait partie.
Le prochain article montrera que la théorie mimétique n’intègre pas, comme la psychanalyse, cette neurodiversité.
Mais les apports de Simone Weil sont faciles à intégrer et permettent de la refonder en la transformant en une théorie de l’évolution sociale scientifique.
Pour découvrir Laurent MOTTRON, ci-dessous pour info sa conférence
donnée au célèbre hôpital psychiatrique de LYON, centrée sur son autre action, décrite ainsi dans la fiche Wikipedia qui lui est consacrée « Il a initié en 2020 un mouvement de refondation de l’autisme prototypique, remettant en question les critères du DSM 5 et des outils standardisés ADI et ADOS dans le surdiagnostic actuel. »
Elle intéressera, en priorité, les psychiatres, les infirmiers psychiatriques, les psychologues cliniciens …et tous les soignants.
3 conférences de clôture du séminaire, suivie sur ce blog, ont pu être regardées le 2 juin
« Au commencement était la Médiation : René Girard lecteur de Simone Weil » par Benoît Chantre, éditeur, président de l’Association Recherches Mimétiques qu’il a créée en 2005 avec René Girard. Il a été présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même. »
« Simone Weil et René Girard face au problème du mal » par Pierre Gillouard, docteur en philosophie (EPHE) et en théologie (Université de Genève),. Sa thèse Simone Weil. La pensée à l’épreuve du mal, vient d’être publiée au PUF.
« La violence de la vérité » par Martin Steffens, professeur de philosophie en classes préparatoires à Strasbourg, chroniqueur régulier dans les colonnes du quotidien La Croix et des magazines du groupe La Vie (l’hebdomadaire et Prier)…
Vous pouvez les regarder sur YouTube (chaine de l’Institut Catholique de Paris)
Pierre Gillouard a repris sa thèse (très intéressante) : « L’enjeu de cette recherche est de démontrer le traitement, inédit dans l’histoire de la philosophie, de la question de la théodicée dans la pensée de Simone Weil, à l’orée et au cœur de la Seconde Guerre mondiale. »
Martin Steffens a lui aussi, donné une conférence passionnante, reprenant ses chroniques du magazine Prier » Définition de la Violence comme un rapport sans relation… »
Ces deux conférenciers ne pouvaient donc répondre aux demandes d’éclaircissements/critiques de Jérôme Thélot sur la nature de la recherche mimétique. « je voulais vous demander si vous ne pensez pas que toute cette hypothèse girardienne selon laquelle le processus d’hominisation dépend de la violence instauratrice, si vous ne pensez pas que cette hypothèse, elle est là pour justifier en retour l’idée de la divinité de Jésus, c’est-à-dire de la Christicité de Jésus de Nazareth, (…)
« c’est pas du tout une hypothèse anthropologique. (…) C’est très exactement ce qu’il faut appeler un crédo ou si on préfère un postulat. »
Ce qui faisait l’écho à ma remarque « Mais, de ce fait, la théorie mimétique est dans une impasse ! » écrite dans mon article à consulter en suivant le lien ci-dessous.
Qu’a dit Benoît Chantre, présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même »
Il a cité un entretien avec Jean-Claude GUILLEBAUD, jamais publié « Tous les logos de la violence parasitent le vrai, mais en le parasitant, ils en laissent tout de même passer quelque chose pour les malheureux hommes qui ne sont jamais complètement abandonné.
Donc, d’une certaine manière et à un certain niveau, on peut dire que toutes les religions sont vraies.
Elles ne deviennent sataniques qu’en contact avec le christianisme parce qu’elles se trouvent alors en face de leur propre vérité et qu’elles doivent passer à cette vérité.
Mon travail est donc une vision radicalement historique de l’avènement du religieux. Les hommes accèdent peu à peu une vérité qui transforme rétrospectivement leur passé. Autrement dit, on ne peut pas dire l’eucharistie est le terme d’une évolution qui commence avec le cannibalisme et nous retrouvons du cannibalisme dans l’eucharistie parce que le cannibalisme est la vraie origine. Non, la vraie origine c’est le Christ. »
Benoît Chantre commente ce passage « Le premier moment de cette remarque est proprement Weilien. Toutes les religions sont vraies. Le second est plus proprement girardien qui fait du cannibalisme une caricature »
« L’exclusivisme judéo-chrétien que l’apologétique girardienne aura souvent trop souligné … » et en réponse à une question de Pierre Gillouard « y a un peu de Tertullian chez Girard quand même. Il a construit une apologétique Et il y a un exclusivisme judéo-chrétien chez Girard, je pense contre lequel va ce qu’il y a de Weillien en lui, »
C’est une reconnaissance implicite des critiques de Jérôme Thélot et encourage la démarche de refonder la théorie mimétique avec l’apport de Simone Weil.
Suivez donc les deux prochains articles développant cette démarche
Le jour de la clôture du séminaire Girard et Simone Weil, le Blog L’EMISSAIRE de L’association Recherches mimétiques a publié ce billet, extrait d’un article de Lucien Scubla. Cet article ne se contentait pas de pointer une lacune de la théorie de René Girard, mais offrait la possibilité de prendre des apports chez d’autres auteurs…pour développer la théorie mimétique.
L’appel à une refonte de la théorie mimétique ne pouvait être entendu qu’avec le travail de pionnier, réalisé par Lucien Scubla en 2013. Dans l’article de l’Emissaire, vous avez un lien pour lire la contribution essentielle de Lucien Scubla. (et le télécharger)
Lucien Scubla ne cherche pas l’apport de Simone Weil, l’appel à une recherche collective (= selon différents regards) prend ainsi tout son sens.
L’actualité proche (visite de Trump, puis de Poutine en chine) montre combien l’apport de Simone Weil peut être précieux.
le président chinois Xi Jinping aurait interrogé le président américain Donald Trump sur la capacité des deux puissances à échapper au « piège de Thucydide ».
Il faut attendre la fin de l’article de David M. Pritchard dans The Conversation pour avoir l’explication rationnelle de cette citation d’un auteur occidental par le dirigeant chinois : « Un autre enseignement est qu’une puissance dominante, comme les États-Unis aujourd’hui, peut choisir de réduire ses ambitions et de se concentrer davantage sur des régions plus proches de ses intérêts immédiats. » renvoyant à la fin de mon article « La Chine est un pays/empire avec un système sacrificiel, la Russie a le culte de la force. Le camp occidental risquerait de tomber dans ce « culte de la force ». » autrement dit, le but de la Chine est de pousser les Etats-Unis (et le camp dit occidental) à « sacrifier » Taiwan.
La guerre USA/IRAN pourrait permettre à la Chine de progresser vers l’atteinte de cet objectif.
Cet excellent article a fait l’objet d’un commentaire élogieux d’Hervé Van Baren, auquel je souscris complétement :
« Des recensions comme ça, on rêve d’en avoir plus souvent. Bravo pour la mise en lumière inspirée d’un livre apparemment lumineux (je confirmerai quand je l’aurai lu). ».
Néanmoins, je le « reblogue » ici, car, suite à l’article
où, en le présentant sur LINKEDIN, j’ai écrit « … si l’on ne voit pas que « La violence et le sacré » est une œuvre anthropologique et qu’une rupture épistémologique, qu’a bien vu Lucien Scubla, s’est produite ensuite chez René GIRARD, qui justifie les critiques de Jérôme Thélot et….les miennes. » et dans l’article « comprendre autrement …ce rapprochement (entre Bernanos et Simone Weil) afin de refonder la théorie mimétique, grâce à Simone Weil »,
il est nécessaire de connaitre une autre utilisation, atypique, des réseaux sociaux. Comme le livre de Tania de Montaigne est une illustration complète de la théorie mimétique de René Girard, (1) c’est comprendre que la théorie mimétique ne peut intégrer cette utilisation atypique, pas plus qu’actuellement elle n’intègre une « rencontre anti-rivalitaire ».
J’ai utilisé LINKEDIN, à partir d’avril 2022, pour consulter des professionnels de l’immobilier, car je n’arrivais pas à comprendre les réactions du syndic de notre copropriété, FONCIA, à mes signalements d’ « anomalies comptables » …
J’eus des réponses à cette consultation, et j’ai compris qu’il n’y avait rien à comprendre : FONCIA avait conscience des anomalies, mais ne chercheraient pas à les corriger… et ne me répondrait que si j’acceptais au préalable, de reconnaitre que ces anomalies n’étaient que des erreurs individuelles à traiter avec chaque copropriétaire individuellement et uniquement individuellement
Après cet épisode, survient l’AG 2022, qui décide une augmentation du budget 2022 ‘ « L’Assemblée Générale décide de réajuster le budget de l’exercice en cours se décomposant comme suit pour faire faces aux travaux entretien des VMC » mais ces travaux étaient comptabilisés en charges, « Charges Chauffage cat.791 : 17 500 € » qui sont les charges de maintenance des chaudières individuelles pour les copropriétaires, ayant souscrit à un contrat collectif. Elles n’étaient donc payées que par ceux qui avaient souscrit à ce contrat.
Sûr, donc que la comptabilité était frauduleuse sur ce poste, j’écris, le 28/06/2022 « j’attendrai vos explications pour régler les PROV/CHG COURANTE 01/07/2022 et le SOLDE CHARGES au 31/12/2021. En effet, est inclus dans les charges : CHARGES CHAUDIERES… »
FONCIA annonce, 04 juillet 2022, qu’«Une anomalie a été détectée sur vos appels de fond du 1ler juillet 2022. Ceux-ci doivent être recalculés pour tenir compte de l’ajustement du budget 2022 voté en assemblée générale. En effet la somme prévue pour les travaux d’entretien des caissons VMC n’a pas été répartie à l’ensemble des propriétaires comme elle l’aurait dû. Nous vous demandons donc de ne pas régler le 1ler document reçu (date du 17/06/2022) »
Mais, au 1 octobre, date du denier appel de fonds de 2022, FONCIA n’avait toujours pas régularisé, gardait les sommes encaissées, sans réaliser les travaux, ni manifester.
La seule option était de convaincre les autres copropriétaires de changer de syndic …., sans avoir à « voirindividuellement » chaque copropriétaire. Convaincu que l’arrivée d’un nouveau syndic honnête mettrait naturellement en lumière une pratique de comptabilité frauduleuse.
En cohérence avec la recherche, que j’avais entrepris dans cette copropriété, je procédais ainsi :
Je refusais de payer les charges de copropriété et seul un autre copropriétaire me suivit, alors que tous avaient reçu la lettre de FONCIA. J’en déduisais que
FONCIA avait raconté une autre version que sa lettre aux autres copropriétaires
Mais qu’il les savait aussi fausses que les sommes réclamées aux copropriétaires, au troisième trimestre.
Donc, il ne pourrait tenter de recouvrer les sommes que moi et l’autre copropriétaire refusait de payer.
Il suffisait de le faire savoir sur LINKEDIN, en étant indifférent aux réactions provoquées (haine, likes, commentaires de « trolls »…j’eus droit à une tentative de meurtre), pour montrer que FONCIA ne pouvait rien contre nous (moi et l’autre copropriétaire)
Un autre syndic fut nommé, véritablement gestionnaire, et honnête.
FONCIA ne comprit toujours pas que, une fois leur mode de fonctionnement découvert, mon utilisation de LINKEDIN n’avait qu’un seul but : changer de syndic.
FONCIA refusa de donner les archives comptables et bancaires, rendant impossible pour le nouveau syndic de vérifier nos deux comptes.
Parallèlement le nouveau syndic refusa de payer le prestataire, assurant l’entretien des chaudières et des VMC, tant qu’il n’aurait pas justifier les factures qu’il présentait. Il ne put ou ne voulut pas le faire et préféra accepter de ne pas être payer, sans réagir et sans protester, et que la copropriété choisisse un nouveau prestataire.
Résultat : les copropriétaires votèrent une résolution pour agir en justice contre FONCIA
Ils purent, ainsi, mettre en commun les mails échangés avec FONCIA sur le sujet de l’entretien des chaudières, et découvrirent une volonté manifeste de tromper les copropriétaires et, par ces manœuvres trompeuses, d’isoler le copropriétaire (moi) afin que ces travaux soient acceptés….
J’avais d’abord estimé improbable la participation de FONCIA à la tentative de meurtre (j’avais d’ailleurs porté plainte contre X, tout à la liant à mes « alertes »), puis jugé possible.
Aujourd’hui, avec les éléments que j’apporte ci-après, l’hypothèse que FONCIA ait commanditée cette tentative devient vraisemblable.
En écrivant cela, je montre simplement que ce résultat est dû à mon comportement atypique et à l’incapacité de FONCIA d’intégrer un comportement atypique.
Et si Jean-Marc BOURDIN cite (1), dans son article, Tania de Montaigne « Girard redevient explicite : “Pour que l’unanimité soit parfaite, il faut que la victime y participe. Il faut qu’elle ajoute sa voix à l’unanime voix qui la condamne”. », c’est que la théorie mimétique n’intègre pas ce type de comportement atypique.
Mais Simone Weil le fait.
Ma recherche-intervention dans une copropriété avait pour but principal l’utilisation des théories de René Girard pour expliquer des phénomènes réels de société.
L’intervention de FONCIA permet de critiquer certains aspects de la théorie mimétique et de refonder ainsi cette théorie avec l’apport de Simone Weil.
Exposer les nouveaux développements de « l’affaire FONCIA LYON » permettra aux lecteurs curieux et intéressés de comprendre les deux articles exposant cette refonte et qui suivront la dernière journée du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité », le 2 juin.
Eléments rendant vraisemblable l’hypothèse de FONCIA commanditant une tentative de meurtre
Mail de FONCIA du 1 août 2022 : Refus de régulariser un copropriétaire avec des arguments contredisant la lettre envoyée à tous les copropriétaires et jamais démentie
Mail de FONCIA du 3 décembre 2022 : Autre versionpour le conseil syndical, contredisant la lettre envoyée à tous les copropriétaires et jamais démentie
D’autres versions existent…
Et, surtout, ces travaux avaient été proposés en 2021, alors que j’étais président du conseil syndical. Je les avais refusés, ainsi que le « nouveau » contrat proposé par ce prestataire, entretenant des chaudières individuelles
Et la mise en commun de ces mails est « éloquente »
La gestionnaire de FONCIA écrit en avril 2021 à ce prestataire
« Pourriez-vous prendre attache avec M. A. M., membre du conseil syndical et résidant à l’allée 1 Charles de Gaulle svp ? Il remet en cause le devis proposé auquel est soumise l’acceptation de la proposition de contrat… Je souhaiterais donc que vous puissiez échanger avec lui et si nécessaire que nous fassions un RDV sur place.
J’aimerais avancer sur ce dossier, le président du CS nous met un peu des bâtons dans les roues..
Le prestataire répond « Mon chef d’équipe, à l’origine des visites sur site étant en congés cette semaine je lui demande de prendre contact dès son retour avec M. A. M »
Et la gestionnaire réplique
« Ah zut, mon président de CS est également absent cette semaine et j’aurais aimé profiter de son mode « off » pour avancer… Pouvez-vous juste appeler M. A.M. pour lui indiquer que M. R. le contactera semaine prochaine svp ? Ca n’a l’air de rien mais ça pourra nous faire avancer je pense. Merci ! Cordialement, »
Par mail du 28 février 2022, suite à une interrogation judicieuse d’une copropriétaire sur une ligne comptable, montrant l’existence d’un contrat avec un fournisseur A. entretenant les caissons VMC, la gestionnaire de FONCIA répond en déviant sur le fournisseur P., qui conditionne l’entretien des VMC à des travaux
(1) Jean-Marc Bourdin cite dans son article, un passage de Un violent désir de chaleur humaine « ce qu’invente la meute numérique, grâce aux écrans, c’est qu’il n’y a même plus besoin d’être physiquement au même endroit pour faire groupe, il suffit simplement d’avoir en commun le même objet de détestation. […] la mise à mort devient d’autant plus irréelle”. Et la victime finit par se sentir responsable et même coupable. Elle recherche ce qu’elle a bien pu faire pour déchaîner la haine : “Je deviens responsable de ce qu’on me fait”. A ce stade, la référence à Girard redevient explicite : “Pour que l’unanimité soit parfaite, il faut que la victime y participe. Il faut qu’elle ajoute sa voix à l’unanime voix qui la condamne”. »
· « Je continuerai de me battre contre tout ce qui, à mon avis, dilue les ressources déjà très faibles des patients atteints de maladie mentale sévère. L’autisme invisible, les décisions gouvernementales pourries, le dispositif Mon soutien psy, etc. Vous avez bien sûr le droit de ne pas être d’accord »
La conclusion pourrait être Et vous trouvez ça drôle ?
Cela pourrait être: Tout cela a-t-il un sens ? Qui sait ?
Extrait: Explication en bas de page « C’est le Conseil économique …, qui a organisé cette Convention. Pour piloter ce dispositif, le CESE a désigné un Comité de Gouvernance, présidé par Claire Thoury, membre du CESE. »,
Extrait du Discours d’investiture de Claire Thoury
« Chères conseillères, chers conseillers, Cher Thierry Beaudet, Chers anciennes conseillères et anciens conseillers ici présents, Chers toutes et tous,
Quel honneur. Quel immense honneur.
Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. C’est tout aussi vrai pour notre pays que ce ne l’est pour notre Conseil. (…)
Et parce que nous sommes républicains mais aussi démocrates, parce que nous représentons plus que nous-mêmes, nous nous devons d’être exemplaires, nous nous devons de toujours penser au-delà de nous-mêmes, nous nous devons de beaucoup travailler pour donner à voir ce que la France a de plus beau, a de plus ancré, a de plus fort. Nous le ferons en assumant et en nommant les difficultés mais sans jamais se résigner. Nous avons une chance immense. Nous sommes 175 parmi 67 millions, soyons conscients de cette chance, de cet honneur et de cette responsabilité. Je vous remercie. »
Extrait de l’annonce d’Anne Chatain, auteure du post « J’ai participé ce matin au premier Bureau de la nouvelle mandature du Conseil Economique Social et Environnemental. Je suis très fière d’y représenter la CFTC et d’y porter les intérêts des travailleurs, fonctionnaires, salariés et indépendants, qui nous font confiance. (…)
j’aurai à coeur de défendre les travaux de cette institution démocratique hautement indispensable à faire entendre la voix des citoyens. (…)Ses éclairages font grandir les débats et nourrissent la prise de décision des pouvoirs publics. Ses convention citoyennes permettent des prises de conscience et la rencontre des points de vue. »
Extraits « Je continuai jusqu’à la réception d’une lettre « mythique » (dans le sens de René GIRARD où la violence est recouverte d’un voile pudique de mensonges lénifiants cachant sa nature), signée Anne CHATAIN, la présidente de la section CFTC Postes »
Depuis la parution de cet article, le jeu de rôle de la polarisation entre la Fraternité Saint Pie X et le Vatican s’est figé.
La fraternité vient de publier la déclaration de foi qu’elle a adressée au pape. Vous pouvez la lire et la télécharger
Elle écrit, ce qui a motivé l’illustration de ce nouvel article par le livre « Homos et cathos… »:
« Le péché impur contre-nature est d’une telle gravité qu’il crie toujours et en toute circonstance vengeance devant Dieu, et qu’il est radicalement incompatible avec toute forme d’amour authentique et chrétien. Dès lors, un tel « mode de vie » ne peut en aucune manière être reconnu comme un don de Dieu. Un couple pratiquant ce vice doit être aidé à s’en libérer, et ne peut en aucune manière être béni — formellement ou informellement — par les ministres de l’Église. »
Il faut donc bien comprendre ce que j’écrivais dans l’article
« Désir d’être : Simone Weil et René Girard face à la Tradition catholique ! La mort de Jésus, sacrifice, Sacrifice ou non-sacrificielle ? »
« Il y a un obstacle absolument infranchissable à l’incarnation du christianisme. C’estl’usage des deux petits motsanathema sit (excommunication). Je reste aux côtés de toutes les choses qui ne peuvent pas entrer dans l’Eglise, ce réceptacle universel, à cause de ces deux petits mots. Je reste d’autant plus à leur côté que ma propre intelligence est du nombre (…) » Cette lettre de Simone a été publiée par le Père PERRIN dans « attente de Dieu ».
Le jeu de rôle de la polarisation entre la Fraternité Saint Pie X et le Vatican est une simple lutte de pouvoir et que la meilleure façon d’éliminer ces enjeux, « mondains » ou « cléricaux » pour employer des mots de François, est de promouvoir le refus de ces mots anathema sit et donc de militer pour le refus de toute excommunication.
Cet article, ci-dessus, très intéressant et que je vous recommande de lire, vous donne la possibilité de télécharger la lettre de Simone Weil à Bernanos.
La « Lettre à Georges Bernanos » a été écrite par Simone Weil en 1938, après avoir lu Les Grands Cimetières sous la lune.
Dans ce livre, Bernanos dénonçait les atrocités commises à Majorque pendant la guerre civile espagnole, y compris par le camp nationaliste qu’il soutenait auparavant.
Dans sa lettre, Simone Weil souligne qu’ils partagent une même exigence de vérité et de justice. Elle y affirme que la fidélité à la vérité est plus importante que l’appartenance à un camp,
Puis elle confie à Bernanos qu’après avoir vu la guerre d’Espagne de l’intérieur, elle ne peut citer “personne, hors vous seul” qui ait vraiment résisté à son atmosphère morale ; enfin, elle conclut par cette phrase étonnante : vous m’êtes “plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon”. Tout est là.
Pour montrer pourquoi cette lettre est étonnante, et susciter des articles, presque 90 ans plus tard, il suffit de visionner une courte vidéo, produite dans le langage actuel, expliquant, selon l’auteur de ce vidéo, qui était Bernanos.
Il est donc légitime de poser la question : Comment est possible cette phrase: (vous m’êtes) “plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon”, écrite par une anarchiste, qui s’est engagée dans le camp républicain. Elle était bien éloignée du christianisme à l’époque de sa lettre ?
Rémy Verlyck répond « Il serait trop simple de répondre : parce qu’elle était moralement supérieure. Une hypothèse plus intéressante consiste à prendre au sérieux ce qu’elle dit elle-même : “rien de catholique, rien de chrétien” ne lui est étranger. Sans faire de cette phrase une conversion inachevée ni une profession de foi rétrospective, on peut y voir le signe d’une familiarité intérieure avec le christianisme qui l’a peut-être rendue plus disponible à l’innocence des victimes, plus rétive aux justifications sacrificielles, plus libre à l’égard du mensonge partisan. Dans une perspective girardienne, une telle hypothèse n’a rien de forcé : si la Passion du Christ révèle le mécanisme qui mène les groupes à tuer des innocents, alors il n’est pas absurde de penser qu’une conscience profondément travaillée par le christianisme sera mieux armée pour résister aux solidarités meurtrières. »
Ecrire Dans une perspective girardienne, une telle hypothèse n’a rien de forcé montre la faiblesse explicative de cette hypothèse, qui, pour être acceptée comme « non tirée par les cheveux », suppose une autre hypothèse centrale, mais très critiquable, de René Girard.
Cette hypothèse permet de comprendre plus rapidement la critique que formule Jérôme Thélot dans sa conférence ci après (à partir de 1 h 08) : « Questions de poétique » , professeur émérite de littérature française à l’Université de Lyon 3. Il emploie l’expression anthropologie confessionnelle…
Et ainsi comprendre autrement cette lettre à Bernanos et ce rapprochement afin de refonder la théorie mimétique, grâce à Simone Weil
Emmanuel Gabellieri, dans sa conférence que vous pouvez visionner et écouter dans l’article ci-après (1), parle du projet de Simone Weil : cf. La vie de Simone par Simone Pétrement« Son projet de formation d’un petit groupe d’infirmières qui, ayant fait le sacrifice de leur vie, se consacreraient à soigner et assister en plein combat les blessés et les mourants » …
Ce projet fut « l’obsession » de Simone Weil pendant les dernières années de sa vie… Il ne verra pas le jour. Dénigré par De Gaulle, celui-ci le refusa !…
Voilà ce qu’écrit une critique de cette BD dans « VIE NOUVELLE » mars/avril 2026, revue des retraités CGT
« Ce beau livre reprend, sous forme de bande dessinée, l’histoire incroyable de 11 jeunes femmes d’une unité mobile de la Croix-Rouge, baptisée l’escadron bleu, de la couleur de leur uniforme. …Elles circuleront sur des routes dévastées, feront face aux pénuries, aux situations périlleuses, à la violence des hommes. Cet épisode méconnu de notre histoire montre l’engagement des femmes dans cette sombre période »
L’histoire de l’Escadron bleu est étroitement rattachée à celle de Madeleine Pauliac, Engagée dans l’armée en tant que médecin-lieutenant des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), elle est envoyée à Moscou puis à Varsovie par le Général de Gaulle avec un groupe d’infirmières ambulancières pour assurer le rapatriement sanitaire des Français retenus prisonniers par Staline.
Emmanuel Gabellieri est un grand philosophe, l’un des meilleurs experts, et, pour moi, le plus grand connaisseur de Simone Weil. Sa conférence, dans un séminaire, à dominante philosophique, est forcément orientée vers la philosophie.
Mettre en rapport l’écoute de son exposé et une bande dessinée permet en utilisant un autre langage, de comprendre plus rapidement, une partie de sa conférence et surtout de permettre l’introduction de questions liées à d’autres disciplines : histoire, anthropologie…Pourquoi un projet dénigré et refusé par De Gaulle, et un autre promu par le Général de Gaulle ?
(1) Les conférences du séminaire René Girard de janvier à avril sont aussi accessibles dans cet article