René Girard et Simone Weil ! Une conférence d’Emmanuel Gabellieri : « Le désir mimétique entre gros animal et amour surnaturel »

Emmanuel Gabellieri est si connu que toute présentation et commentaire est inutile.

Mais je vous donne un conseil pour mieux profiter de cette vidéo. Vous avez en bas à droite des « boutons » son, sous-titre puis paramètre. Si vous cliquez sur le suivant « Transcription » le texte de la conférence s’affiche et vous pouvez entendre et lire cette conférence. Cet facilité donnée pour mieux assimiler est encore plus précieuse dans la série des questions, que l’on n’entends pas, ce qui rend les réponses plus difficile à comprendre.

Comme je donne ce conseil suite à vos remarques sur les vidéos des conférences précédentes je mets dans cet article les vidéos des conférences précédentes, parus dans les articles Désir d’être: Simone Weil et René Girard et Le sacré chez René Girard et Simone Weil ! Une conférence d’un jeune chercheur à suivre !…

avec la conférence de Joseph Kokou Mawué-Yram Laba, puis celle de Maxime Morin : « Malédiction de la technique »

Et dans l’article Désir d’être: Simone Weil et René Girard (qui inclut aussi l’oratorio « La Passion de Simone »)

avec les conférences de

— Jérémie Delsart : « Simone Weil lectrice de l’Ancien Testament: une série de problèmes à la lumière de René Girard»

— Pierre-Yves Gomez : « Peut-on conserver l’hypothèse de neutralisation en sciences sociales après Weil et Girard ? »

Et la vidéo des conférences mardi 3 février ́ :

 — Christine Orsini : « Force et Violence, lecture croisée de Weil et Girard »

— Camille Mairian : « Désir et conversion chez Simone Weil et René Girard »

Le sacré chez René Girard et Simone Weil ! Une conférence d’un jeune chercheur à suivre !…pour comprendre Trump !

Joseph Kokou Mawué-Yram Laba, auteur de plusieurs articles sur Simone Weil, prépare
une thèse de Doctorat à l’Université Catholique de Lyon sur Simone Weil et le
paradigme de la réceptivité. Enjeux anthropologiques et politique

Il est aussi un connaisseur de la théorie mimétique, admirateur de René Girard et « girardien convaincu »

Dans le cadre du séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité », « produit » par l’Association Recherches Mimétiques et l’Institut Catholique de Paris, il a, le 3 mars 2026, a fait une conférence sur « Sacré girardien, sacré weilien : des choses révélées depuis la fondation du monde », appuyée par une érudition impressionnante, saluée par Christine Orsini, organisatrice du séminaire.

Il a , en une phrase, que je vous laisse découvrir en écoutant la conférence, esquisser la doctrine sociale de Simone Weil. Et, grâce à cette érudition, il a pu, en quelques phrases, montrer ce que Simone Weil peut apporter à la théorie mimétique.

Plus longuement, il a démontré la dangerosité de penser la théorie mimétique, comme des concepts universels, s’appliquant à toutes les cultures. Cette critique, évidente (= je la partage) a été mal comprise par Christine Orsini, qui y a vu une critique de (presque) tous les aspects de la théorie mimétique

C’est la raison, pour laquelle je consacre cet article à cette seule conférence. La conférence, moins de 40′ était suivie par une série de questions/réponses où Christine Orsini intervient, ainsi que, fait exceptionnel soulignant l’intérêt de la conférence, Paul Dumouchel (précédemment cité par Joseph Laba), président du conseil scientifique de L’Association Recherches Mimétiques. La conférence suivante de Maxime Morin : « Malédiction de la technique », très intéressante, sera présentée dans un autre article, avec les conférences prochaines, mais vous pouvez, bien entendu, la découvrir, sans attendre.

Trump est bien le « produit » d’une certaine culture, et l’intérêt de l’étudier, a été démontrée dans notre article, en permettant de montrer que sa politique n’était pas si imprévisible.

Les réactions à cet article ont montré l’intérêt porté aux idées de PETER THIEL.

Joseph Laba a souligné l’importance, pour l’anthropologie, de pratiquer des enquêtes de terrain.

Pour comprendre TRUMP , il faut savoir que ce fut le « champion » de la télé-réalité et Le très grand « influenceur » de ce qu’on appelle le marketing de réseau (sa présence sur de nombreuses vidéos, dans tous les pays occidentaux, servait à faire vendre...) . Faire des études de ce terrain n’est pas, apparemment, évident pour un chercheur français.

Mais existe un terrain, plus facile à appréhender: le réseau social, dit professionnel LINKEDIN.

Ci-après, un article excellent, paru récemment sur ce réseau. Il est écrit par Hervé Hoint-lecoq, qui se présente ainsi sur LINKEDIN : Top Voice 2024/25 – Ghostwriter & Formateur diplômé pour Entrepreneur CEO Comex, Codir | Devenez incontournable sur LinkedIn™ sans BS | Formation 3 mois ultra-personnalisée | Keynote speaker | Certifié Marketing Insider

https://www.linkedin.com/embed/feed/update/urn:li:ugcPost:7442387875515547648

Son article est clair et surtout cite des chiffres. Ceux-ci suffisent à comprendre pourquoi, tant de candidats essayent de devenir influenceurs. Le reste du texte laisse deviner la concurrence (ou la rivalité mimétique) entre eux.

Le but affiché de cet auteur est de décrypter l’algorithme de LINKEDIN. Cet algorithme, comme tous ceux qui ont permis ce qu’on appelle les entreprises « techs » est aux mains de leurs propriétaires (Peter Thiel est un des investisseurs importants de Linkedin, et a fondé des entreprises de cette tech).

Mais ces entreprises doivent avoir une masse de clients pour fonctionner. Et cette masse ne peut venir que grâce à ces super vendeurs, que sont les influenceurs. Trump (mais aussi Peter Thiel et d’autres fondateurs d’entreprises techs) considère qu’il est le meilleur des super vendeur « l’Elu ».

Peter THIEL, connaisseur de la théorie mimétique de René Girard, considère qu’il s’agit d’une médiation externe, et que ce type de médiation est positive, (par essence ?).

Joseph Laba a, avec sa conférence, répondu à l’appel à un travail collectif, contenu dans l’article ci-dessous, soumis au séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité »

Les municipales 2026 en France : Le message de Quentin « colle » aux deux mondes, politique et catholique !

Sur son lieu de lynchage, Quentin a rencontré et vu le diable, et son message est simple et clair. Il a été révélé dans l’analyse

  « J’ai rencontré Satan, il m’a lynché ! »  

Ce message et cette analyse ont eu un succès certain. Pas suffisant pour empêcher le déni de se mettre en place

Les élections municipales ont été l’occasion d’amplifier le double mouvement de diabolisation en cours, dont le mot, que l’on croit « désacralisé », décrit parfaitement le phénomène diabolique et  l’origine humaine, étudié dans mon analyse complète. Quentin a été transformé en symbole, qui, s’il n’a pas initié cette diabolisation, en a été le détonateur permettant cette amplification !

Négliger ou nier le message de Quentin, conduira à des lynchages de jeunes radicalisés par ce processus de diabolisation, (peu importe le camp, dont ils se réclament).

Il sera le sparadrap du capitaine Haddock, de la vie politique française et aussi du monde catholique (cf. page ci-dessus « lynchage de Quentin » avec la tentative de lynchage médiatique. Là encore, le phénomène de diabolisation existe et s’amplifie.

Cf.

Désir d’être: Autisme et psychiatrie !

Un article, écrit par Catherine DOYEN ,  cheffe du service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent au centre hospitalier Sainte-Anne, Paris, fait le point des dernières avancées scientifiques, fait le point des dernières avancées scientifiques, ayant motivé les recommandations de la Haute Autorité de Santé.

« Le processus de soin et les recommandations de bonnes pratiques »

« En France, la Haute Autorité de santé (HAS) travaille à la question du processus de soin dans l’autisme depuis 2005. Grâce à l’apport des neurosciences ainsi que de l’evidence-based medicine (« médecine fondée sur les faits ») et en tenant compte du sujet et de son environnement, des recommandations de bonnes pratiques sont prodiguées pour améliorer le processus de soin.

En psychiatrie de l’enfant notamment, cette approche de l’autisme est pionnière : sur l’ensemble des recommandations de bonnes pratiques publiées par la HAS, celles de 2005 portant sur le diagnostic de l’autisme constituent le premier référentiel de ce type. Celui-ci promeut l’accès à une qualité de soin homogène et équitable.

Plusieurs publications majeures ont été produites par la HAS au sujet du parcours des personnes avec trouble du spectre autistique et de leurs familles. Ces recommandations soulignent l’avancée des connaissances scientifiques dans l’autisme puis dans les TSA en matière d’étiologie, de modalités diagnostiques et de prise en charge. Elles témoignent de leur caractère dynamique et évolutif en s’adressant à un public d’enfants, d’adolescents, mais aussi d’adultes avec autisme. »

Il cite les travaux d’un psychanalyste  « En France, à partir de 1957, le psychanalyste et pédopsychiatre Roger Misès (1924-2012) a développé la Classification française des troubles mentaux de l’enfant et de l’adolescent (CFTMEA) sur la base de concepts psychopathologiques. À partir de 2012, les différentes révisions de cette classification proposent pour l’autisme des correspondances avec la CIM, que les recommandations de bonne pratique nationales et internationales prônent d’utiliser. »

Il décrit

L’Étiologie de l’autisme

Les troubles du spectre autistique sont des troubles neurodéveloppementaux. Le neurodéveloppement est un processus qui réfère au développement du cerveau depuis l’embryogenèse jusqu’à l’âge adulte. De nombreux facteurs y contribuent qu’ils soient biologiques ou environnementaux. De la qualité de ce neurodéveloppement dépend celle de nombreuses dimensions de la vie d’une personne et la façon dont celle-ci apprend, ressent et régule ses émotions, se socialise, mémorise… Ainsi, lorsqu’il y a un trouble du spectre de l’autisme, les apprentissages, la régulation des émotions, les relations sociales sont impactés.

La génétique ainsi que la vulnérabilité du système nerveux central sont associées peu ou prou à l’expression clinique des troubles du spectre de l’autisme.

La génétique

Les résultats d’études portant sur des jumeaux montrent que la concordance chez les jumeaux monozygotes est élevée : chez des enfants jumeaux homozygotes (c’est-à-dire partageant le même patrimoine génétique), si l’un des deux présente un trouble autistique, alors l’autre présente lui aussi un trouble autistique dans 60 à 90 % des cas. Chez des enfants jumeaux hétérozygotes, qui ne partagent pas le même patrimoine génétique, la concordance est trois fois moins importante. Enfin, dans une fratrie sans jumeaux, si l’un des enfants présente un trouble autistique alors le risque que les enfants de la fratrie présentent le même trouble est de l’ordre de 3 % à plus de 10 %, ce qui est largement supérieur à la prévalence du trouble en population générale estimée aux environs de 2 à 3 ‰. (…)

La vulnérabilité du système nerveux central

Du fait d’une particularité génétique, les voies synaptiques de la personne avec autisme auraient un développement atypique. (…)

Évaluation et accompagnement des personnes avec TSA

(…)Si les recommandations de la HAS pour le diagnostic de l’autisme guident les professionnels dans le recours aux instruments d’évaluation en référence à l’evidence-based medicine, celles-ci n’excluent pas l’introduction d’évaluations complémentaires proposées par des équipes expertes dans ce domaine. On trouve parmi ces outils :

– le M-CHAT (Modified Checklist for Autism in Toddlers), qui est un questionnaire composé d’une vingtaine d’items, destiné aux parents et à l’observation de leur enfant âgé de seize à trente mois. Les réponses parentales sont analysées selon un niveau de « risque » ou un niveau de « présence confirmée » ;

– l’ADI-R (Autism Diagnostic Interview-Revised), qui est un outil de diagnostic administré dans le cadre d’un entretien parental semi-structuré dont la passation s’effectue avec un clinicien formé et entraîné spécifiquement. Il se réfère aux critères diagnostiques du DSM-IV et de la CIM-10 ;

–  le CAST (Childhood Asperger Syndrome Test), qui évalue les signes du syndrome d’Asperger ou troubles autistiques sans déficit cognitif, chez les enfants âgés de quatre à onze ans. Il comporte près d’une quarantaine d’items et les réponses se font par oui ou non. Il s’agit davantage d’un outil de repérage que de diagnostic ;

– la CARS (Childhood Autism Rating Scale), qui apprécie le nombre et l’intensité des traits autistiques en se fondant sur des données comportementales et empiriques. Cet outil est validé, traduit en français, mais un certain nombre de faux positifs peuvent survenir, particulièrement en cas de présence d’un retard sévère du développement associé ;

– l’échelle de Vineland, qui évalue les capacités d’adaptation de l’enfant en analysant son comportement dans quatre domaines de fonctionnement socioadaptatif. Il s’agit de la communication (réceptive, expressive, écrite), de l’autonomie (personnelle, familiale et sociale), de la socialisation (relations interpersonnelles, loisirs, capacités d’adaptation) et de la motricité (globale et fine). Les résultats de l’échelle de Vineland peuvent être essentiels dans la détermination d’un diagnostic différentiel ;

– l’ADOS (Autism Diagnostic Observation Schedule), qui est composé de quatre modules correspondant à des niveaux de développement langagier différents. Son utilisation est appropriée dès l’âge de deux ans, à l’adolescence et à l’âge adulte. Les observations portent sur la qualité de la communication, des interactions sociales réciproques, du jeu, des comportements stéréotypés et des intérêts restreints. L’ADOS-G est très spécifique pour le diagnostic différentiel entre les troubles appartenant au spectre autistique et les troubles spécifiques du langage.

Les approches recommandées

Les approches éducatives et développementales

Les approches médicamenteuses

L’accompagnement social

Les autres approches

« Parallèlement aux prises en charge recommandées, le recours à des thérapeutiques complémentaires ou alternatives est une réalité pour plus de 70 % des enfants avec autisme. Si certains résultats semblent prometteurs, il n’existe néanmoins aucune preuve quant à leur bénéfice et elles ne peuvent à ce titre bénéficier de recommandations. Les thérapeutiques complémentaires peuvent être ingérables par voie orale comme la supplémentation en vitamine B12, le régime sans gluten et sans caséine, la supplémentation en oméga 3, les apports de probiotiques. Mais celles-ci restent d’intérêt non consensuel dans le monde scientifique et, pour certaines, l’absence d’effets adverses ne peut être affirmée.

Les thérapeutiques non ingérables ciblent les perturbations de l’intégration sensorimotrice mais, en dépit de certains essais prometteurs en musicothérapie, avec le neurofeedback ou avec les systèmes robotisés, aucun bénéfice fondé sur la preuve n’a encore été démontré. »

Perspectives et espoir d’inclusion

La médecine personnalisée

L’avancée des connaissances en neurosciences et en génétique amène les chercheurs et les cliniciens à penser les programmes d’accompagnement de façon encore plus individualisée en tenant compte de l’originalité de chaque personne avec TSA et de son génome. L’objectif de cette médecine personnalisée est de réduire la sévérité des signes comme la déficience intellectuelle ou l’épilepsie. Il est aussi d’adapter au mieux l’utilisation de certains traitements médicamenteux grâce à la connaissance du génome de la personne, qui permettra aux médecins d’anticiper par exemple une réponse ou une non-réponse à un traitement donné.

La remédiation cognitive

La remédiation cognitive a pour objectif d’élargir le champ d’action des approches éducatives ou comportementales recommandées par la HAS. Les concepts de plasticité cérébrale et d’optimisation des processus neuropsychologiques sont au cœur d’études scientifiques portant sur cette forme de thérapie. Leurs résultats sont en faveur d’une amélioration mais le bénéfice à proprement parler pour la personne reste très variable d’un individu à l’autre. En favorisant le développement de nouveaux circuits de connexions neuronales, il s’agit d’améliorer certaines fonctions exécutives comme la mémoire de travail ou encore les habiletés à la planification, l’inhibition, la flexibilité mentale ainsi que l’attention et la cognition sociale. Un des objectifs est d’éviter le surhandicap et de prévenir les complications associées qu’elles soient émotionnelles et (ou) comportementales. Le jeu et certains supports informatiques constituent les outils utilisés en remédiation cognitive.

La télémédecine et l’utilisation des objets connectés

L’inclusion scolaire et sociale

La doctrine sociale de Simone Weil et de Robert Schuman: la paix

Simone Weil et Robert Schuman ont en commun d’avoir été méprisés, à un moment de leurs vies, par Charles De Gaulle et d’avoir été heurtés par les deux guerres mondiales du XXème siècle. Ce sont les seuls points communs.

Simone Weil était pacifiste, de conviction, et n’a pu traverser la deuxième. Cette guerre, après la guerre civile espagnole, a profondément marqué sa pensée. Elle n’a donc pas pu agir, après ce drame.

« Le parcours politique de Robert Schuman atteignit son point culminant quand, ministre des Affaires étrangères, il prononça la déclaration fondatrice de la communauté européenne du charbon et de l’acier, le 9 mai 1950. Dans l’esprit de celui qui allait devenir le père de l’Europe, il s’agissait de mettre fin à des décennies de guerres fratricides entre la France et l’Allemagne et d’établir de nouveaux rapports entre Etats qui rendraient un conflit non seulement impensable, mais  matériellement impossible. Cette main tendue à l’ennemi héréditaire, geste empreint de pardon et de charité chrétienne, fut la réponse politique de Robert Schuman à l’hostilité et au désir d’humiliation qui présidaient jusqu’alors dans les relations franco- allemandes. » écrit en 2022 Ghislain Knepper

Voici la déclaration intégrale, que vous pouvez trouver, par exemple sur https://www.touteleurope.eu/histoire/declaration-schuman-le-texte-integral-et-la-video/

« La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre.

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée. L’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

Dans ce but, le gouvernement français propose immédiatement l’action sur un point limité mais décisif.

Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d’acier assurera immédiatement l’établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l’Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L’établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu’elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l’ensemble du monde sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au développement des œuvres de paix. L’Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l’une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d’intérêts indispensable à l’établissement d’une communauté économique qui introduit le ferment d’une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes.

Par la mise en commun de productions de base et l’institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.

Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes.

La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d’assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l’amélioration de sa qualité, la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l’acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents, le développement de l’exportation commune vers les autres pays, l’égalisation dans le progrès des conditions de vie de la main-d’œuvre de ces industries.

Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions des pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en œuvre, comportant l’application d’un plan de production et d’investissements, l’institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d’un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l’acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels. Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé.

A l’opposé d’un cartel international tendant à la répartition et à l’exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l’organisation projetée assurera la fusion des marchés et l’expansion de la production.

Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l’objet d’un traité signé entre les Etats et soumis à la ratification des parlements. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d’application seront poursuivies avec l’assistance d’un arbitre désigné d’un commun accord ; celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d’opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée.

La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les gouvernements ; un président sera choisi d’un commun accord par les gouvernements ; ses décisions seront exécutoires en France, en Allemagne et dans les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité.

Un représentant des Nations Unies auprès de cette autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l’ONU, rendant compte du fonctionnement de l’organisme nouveau, notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.

L’institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l’exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l’Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l’Allemagne, tant que celles-ci subsisteront »

Et la vidéo de quelques moments de son discours

Ghislain Knepper décrit ensuite ce que devint Robert Schuman « L’arrivée au pouvoir du général de Gaulle sonna le glas de la vie politique nationale de Robert Schuman. Celui qui avait initié (…) un projet de réconciliation des peuples, se fit le « pèlerin de l’Europe ». (…) Il exerça les fonctions de premier président de l’Assemblée parlementaire européenne qui lui attribua, le 19 mars 1960 en la fête de Saint-Joseph, le titre de « Père de l’Europe. » 

Il accepta cette mise à l’écart, et cette acceptation sincère et sans arrière-pensées ne fut pas étrangère à l’attribution de ce titre. Celui-ci transforma cet homme en « symbole », sans s’intéresser à ses conceptions de l’Europe et en oubliant sa motivation première : La paix.

C’est ainsi que Laurent WARLOUZET : professeur d’histoire à Sorbonne Université, chaire d’histoire de l’Europe, écrit dans Encyclopædia Universalis « C’est en 1992 que l’Union européenne (UE) est née du traité de Maastricht (entré en vigueur en 1993). Elle est cependant issue d’une succession de traités et d’institutions dont l’origine remonte à 1950 (…) la « déclaration Schuman » du 9 mai 1950 – le 9 mai est devenu la journée de l’Europe, commémorée dans tous les États membres (et fériée au Luxembourg) ».

Je pourrais vous écrire que je suis le fils du filleul de Robert Schuman, et que celui-ci a transmis ses conceptions politiques et sociales à mon père, qui me les a transmises, à son tour, et que ses conceptions n’ont rien à voir avec celles du traité de Maastricht…Je pourrais rajouter que, dans le catholicisme, un parrain peut faire office de figure paternelle (ce fut le cas pour Robert Schuman vis-à-vis de mon père, qui avait 4 ans, quand mon grand-père est mort en 1924).

Ce serait rentrer dans un « combat » desservant la cause de la paix et que Robert Schuman n’aurait pas voulu.

Par contre, il faut absolument lire le livre remarquable de Ghislain Knepper, car il a eu accès aux documents utilisés pour la cause de la béatification de Robert Schuman. Il montre ainsi, sans s’occuper des idées de Robert Schuman, un modèle d’homme politique, atypique à l’heure actuelle, entièrement tourné vers la recherche du bien commun (la paix).

Simone Weil a laissé de nombreux écrits avec la découverte de concepts, qui permettent d’analyser le monde actuel et de pouvoir ainsi mieux agir pour la paix

C’est grâce à ses concepts, que j’ai pu conclure l’article

par cette phrase « Si cette guerre culturelle, dans laquelle, nous l’avons vu, sont impliqués les dirigeants européens, devait perdurer, les conséquences sont prévisibles. La Chine est un pays/empire avec un système sacrificiel, la Russie a le culte de  la force. Le camp occidental risquerait de tomber dans ce « culte de  la force »

Avec la guerre en Iran, venant après les massacres en Palestine, ce n’est plus un risque, mais un fait. Et un Pedro Sanchez se retrouve bien isolé dans ce camp occidental.

Les commentateurs justifient le piétinement du droit international, et imposent donc ce « culte de  la force », puisqu’ils osent dire ensuite, que le blocage du détroit d’Ormuz est contraire aux lois maritimes internationales….

Avec cet article, nous contribuons à la diffusion aux citoyens, du principe issu des travaux de Simone Weil, et employé par Robert Schuman

«  Un homme est susceptible d’imposer des obstacles par un pouvoir de refus »

Désir d’être des « neuroatypiques »!

C ‘est la semaine de l’éducation spécialisée, de l’autisme, du TDAH, de la dyslexie et des autres handicaps et le mois de sensibilisation à toutes ces difficultés.
En l’honneur de tous les enfants qui luttent tous les jours pour réussir et de leurs parents qui font tout pour les aider au quotidien.

Je vous propose de découvrir des méthodes qui soignent, issues de théories scientifiques, dont les neurosciences, et qui ont été expérimentées dans les usines apprenantes de la fondation Amipi

Le Pr Jean-Michel Oughourlian, neuropsychiatre, s’est immergé au sein de ces usines apprenantes. 
Son constat ? L’usine fabrique des produits mais aussi de l’être. Il en a fait un livre, « Le travail qui guérit l’individu, l’entreprise, la société ». C’est le travail qui soigne. « A l’hôpital, beaucoup parmi ces opérateurs seraient des légumes. Là, ils progressent. »

En 2024, pour la première fois, la communauté scientifique internationale s’est penchée sur le lien entre activité professionnelle et handicap. Une étude sur l’évaluation cognitive du Docteur Pamela Banta Lavanex, publiée dans la revue internationale Frontiers, a conclu qu’en plus d’améliorer le bien-être physique et mental, une activité bien choisie et un travail manufacturier bien conçu avec une pédagogie adaptée – comme c’est le cas chez AMIPI – permet d’améliorer certains types de fonctionnement cognitif chez les personnes atteintes de troubles cognitifs : l’attention, la mémoire procédurale et la mémoire visuelle à court et long terme.

Regardez ce documentaire de France TV et vous verrez en application une usine apprenante qui concilie les neurosciences et la parole sur ces neurosciences.

Conformes, non conforme – Documentaire en replay | France TV

Et pour oublier ce climat de haine des dernières semaines, peu propice à l’émergence d’un désir d’être, écoutez après la vision de ce documentaire, un oratorio  « La passion de Simone » proposé dans l’article

Désir d’être: Simone Weil et René Girard – l’Association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle

et lisez le message de Quentin dans l’article

Désir d’être: le message de Quentin, mort lynché ! – l’Association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle

Désir d’être: le message de Quentin, mort lynché !

Le camion des pompiers stationnait à cet endroit, les portes arrières étaient ouvertes et des pompiers et des

policièr (es) le gardaient.

« C’est dans cette église (…) que nous avons appris ce drame affreux. Il nous a d’autant plus touché, que rentrant d’une promenade, le jeudi soir, nous avions vu un camion rouge, stationné à côté de l’église, avec trois pompiers, montant la garde…. »

Ces phrases, extraites de l’article/témoignage

, aident à comprendre l’analyse, développée dans celui-ci : « Désir d’être: le message de Quentin, mort lynché !« .

Il s’agit bien, ici, d’une analyse. Nous sommes obligés de le préciser, car, au départ, cet article ne s’adressait qu’à des chercheurs, familiers de la culture religieuse. Mais le retentissement médiatique de cette mort a entrainé une diffusion plus large.

Employer le nom de Satan ne signifie pas que cet article verse dans la mystique, mais que le phénomène diabolique est un mécanisme humain, qu’à la suite de René Girard, nous nommons emballement médiatique. Ecrire cela ne nous parait contraire, ni à la Bible, ni au Coran.

Ce Fait/témoignage n’a pas été donné au Procureur de la République, car il le connait forcément (présence des forces de l’ordre).

Par contre, il est étonnant que des journalistes ne l’ait pas révélé. Bien après la parution de cet article, Le Progrès, le journal de Lyon a publié un article, après avoir reçu une vidéo tournée juste après le « lynchage », confirmant ce que j’écrivais ci-dessous :  » Quentin a refusé une prise en charge hospitalière », et ajoute qu’il a fait 3,2 km pour regagner son domicile. Ce n’est pas contradictoire avec la présence d’un camion de pompiers.

Pourquoi n’y a-t-il aucune enquête journalistique sur ce camion ? Il est resté longtemps, donc il a été vu. Et certains ont dû voir ce jeune aller voir un prêtre. Et c’est bien là le fait essentiel, qui doit s’intégrer dans toute analyse: Ce jeune homme mourant, et le sachant, a refusé toute aide médicale et a préféré aller voir un prêtre.

Si un journaliste ignore ce fait, il va écrire des absurdités, comme Vincent Edin, dans un Post sur LINKEDIN https://www.linkedin.com/posts/vincent-edin-32a690132_imagine-t-on-une-minute-de-silence-pour-goebbels-activity-7438165798009077760-E4MH?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAUZdQ8BUQfOn0jtGq2LYO79xy5qSRsQTXQ

« Personne ne devrait mourir pour ses idées. Quentin Deranque pas plus que les autres. Personne n’a salué sa mort. Ceci étant posé, … » Et il se contredit aussitôt en dénonçant les idées nauséabondes, rentrant ainsi dans l’emballement mimétique

Il n’y a pas d’alternative: Soit on revoit ses convictions (sur la peine de mort…), ce que des commentaires dans le post font. Et on rentre dans un cycle de vengeance/représailles, qui sont la marque de cet emballement mimétique, aboutissant à d’autres lynchages…!

Soit on examine mon analyse, ci-dessous et on comprend la sagesse des religions, qui sont là pour contenir la violence. Pour les éventuels lecteurs, qui croient que l’Islam est une religion violente (…), je rajoute Islam compris !

Cette analyse n’absout pas Quentin de ses tweets et idées passées, mais les considère bien comme une preuve supplémentaire du caractère diabolique de ce lynchage. Le procureur et la justice les prendront en compte. Il n’est et ne sera considéré ni comme un saint, ni comme un martyr.

Analyser les motivations de son périple de 3 km pour rencontrer un prêtre, juste avant de mourir sert à démontrer le phénomène d’emballement mimétique aux yeux du plus grand nombre, pour stopper sa contagion!

Une marche a été organisée ce samedi, jusqu’au lieu où Quentin a été lynché. Ce mot, venant des Etats-Unis, est employé ici, car déjà utilisé par les médias et les analystes, il est, à l’heure actuelle, faute de mot français pour décrire ce phénomène, le mieux à même de comprendre ce qui s’est passé et le message de Quentin.

Car, oui, Quentin nous a envoyé un message. Je ne sais si je suis le seul à l’avoir décrypté. J’espère que non!

L’un des premiers témoignages, relayés par les médias, affirme que Quentin a refusé une prise en charge hospitalière.

Et, les pompiers le recueillent, mourant, quai Fulchiron, près de l’Eglise Saint-Georges, où quelques mois plus tôt, il s’était converti. Aller du lieu de son lynchage à l’Eglise représente une marche conséquente.

Il a préféré rencontrer Dieu, plutôt que se soigner et de penser à sa vie. Sa conversation spirituelle restera un secret, et, ami lecteur non-croyant, ne te moque pas.

Par contre, ce choix est un message pour nous, qu’il est facile de décrypter.

Qu’est-ce qui peut pousser un jeune converti (dans la croyance à Dieu) à aller se confier à lui, sans penser à sa survie.

Une seule chose : La rencontre avec le diable ou avec Satan, comme vous préférez.

Or, nous savons qu’il venait de son lieu de lynchage. C’est là qu’il a vu Satan. C’est donc son message : J’ai rencontré Satan, il m’a lynché !  

Avant de m’accuser de « divaguer », pensez aux dernières paroles de père Hamel.

Puis permettez, en lisant attentivement ce qui suit, que je relate les enseignements de certains faits de mon enfance.

 Neuroatypique sans le savoir, je me suis retrouvé, souvent, désigné tête de turc (l’expression est désuète et « connotée » de nos jours, mais toujours usitée et donc comprise, elle était à l’époque, la seule employée)

J’ai donc pu observer et comprendre ces phénomènes

  1. Une foule de garçons (les écoles n’étaient pas mixtes à cette époque, mais l’actualité récente montre que ce type d’activité n’est pas complétement genré) forme un cercle pour obliger la « tête de turc » à affronter le « fort en gym » (l’expression est désuète de nos jours, mais toujours usitée et donc comprise, elle était à l’époque, la seule employée).
  2. Si la « tête de turc » s’est montré un bon rival, permettant de mettre en valeur le « fort en gym », l’opération peut se renouveler jusqu’à ce que le « fort en gym » se lasse.
  3. Si la « tête de turc » s’est montré un rival, qui ne valorise pas la « Force » du « fort en gym », ni celle, éventuellement, de ses proches « courtisans », la foule prend le relais, mais sa Violence est contenue par « le fort en gym » directement ou indirectement (nécessité/obstacle de ne pas le dépasser). Et l’expression Violence contenue n’est pas exagérée : Les têtes de turc, souffre-douleurs et boucs émissaires peuvent voir l’expression « diabolique » des visages qui les entourent.

Le message devient clair

Quentin n’a pas été tué dans une rixe. Il a été lynché, il a été lynché, il a été lynché.

C’est une rupture anthropologique majeure, justifiant  que Quentin ait souhaité aller à la rencontre de Dieu (et de son représentant).

C’est un message pour ses parents, sa famille et ses proches : S’il a reconnu Satan, c’est qu’il a pu rencontrer Dieu !

Et pour tous ! Savoir que ses bourreaux étaient, lorsqu’il a été lynché, des émissaires de Satan ne signifie pas les excuser, et comprendre qu’ils « ne savaient pas ce qu’ils faisaient » ne signifie pas qu’ils sont irresponsables devant la justice des hommes. Quentin, en reconnaissant Satan, a montré que s’extraire du mimétisme de la Violence, est possible..  

 Ce message signifie simplement (et c’est extrêmement difficile à appréhender) que cette rupture peut être contagieuse (mimétique) et se répandre…

La sidération devant ce drame est compréhensible et les comportements qui s’en sont suivis, bien connus (cf. René Girard, Simone Weil et d’autres).

Il faut les arrêter ! Comment ? A défaut de sacraliser la Justice, il faut lui rendre sa place. Elle seule, doit appréhender les auteurs, instruire l’affaire, accuser. Les accusations et les procès médiatiques sont le moyen le plus efficace pour répandre cette  peste.

Lors du procès, toute la société devrait être derrière les juges, non pas pour crier sur les accusés, mais pour leur faire prendre conscience que Non ! Quentin n’a pas été tué dans une rixe. Il a été lynché, il a été lynché, il a été lynché ! Et donc accepter leurs  châtiments que le tribunal, seul, aura décidé.

Cette rupture anthropologique sera, ainsi, expulsée de façon semblable à un rite religieux !

Analyse politique au Brésil. Inspiratrice de la situation française ?

Je ne sais si cette analyse inspirera, vraiment, les journalistes français et mes camarades de gauche.

Pour notre part son autrice a eu l’attention attirée par notre dernier article d’analyse anthropologique

https://2avsto.fr/2026/02/23/desir-detre-simone-weil-et-rene-girard-face-a-la-tradition-catholique-la-mort-de-jesus-sacrifice-sacrifice-ou-non-sacrificielle/

Qu’elle l’ait compris et apprécié, montre qu’elle sait intégrer tous les domaines dans ses analyses du point de vue politique. C’est un modèle pour les analyses en France.

Analyse d’un scandale financier au Brésil: enseignements universels

Une analyse d’un scandale brésilien, qui devrait intéresser les journalistes et l’opinion française pour deux raisons:

1- Sa référence à un scandale mondialement connu et déjà traité en France : Lava Jato

https://www.radiofrance.fr/franceculture/bresil-fin-de-cycle-pour-l-operation-anti-corruption-lava-jato-lavage-express-8876170 en 2021. Extrait « Jair Bolsonaro a été élu en partie grâce à cette opération et au sentiment anti politique développé par les procureurs, et par le juge en charge de cette opération, Sergio Moro. Puis, Sergio Moro a accepté le poste de ministre de la Justice de Jair Bolsonaro … »

https://blogs.mediapart.fr/braises-du-chaos/blog/210225/bresillava-jato-le-tribunal-supreme-annule-les-poursuites-contre-antonio-palocci en février 2025.

2- Dégageant des enseignements, pouvant déboucher sur des concepts universels d’enquête journalistique, permettant une lecture critique de faits révélés dans les médias et les réseaux sociaux.

Quelques extraits pour en juger et donner envie de lire la totalité:

« L’impact réputationnel d’une fuite (ndlr : dans la presse) est souvent plus dévastateur et irréversible qu’une décision de justice, surtout dans un secteur qui dépend viscéralement de la confiance et de la crédibilité systémique. »

« En divulguant des informations partielles, les détracteurs de Banco Master cherchent à isoler l’institution et à imposer une pré-condamnation sociale qui rend toute défense technique inefficace aux yeux de l’opinion publique. » Cette symétrie avec Lava Jato est alarmante »

« Du point de vue académique du droit procédural pénal, ce que l’on observe est « l’érosion des garanties par étapes ». Cela commence par une vague suspicion, évolue vers une violation du secret par des agents infiltrés et aboutit à la transmission stratégique de ces données à des journalistes de confiance. Ce circuit fermé empêche l’exercice du processus adversaire et transforme ce processus en une arme destinée à la destruction d’actifs et de réputations. »

« L’objectif central n’est pas la justice transparente, mais la construction d’un tribunal médiatique qui anticipe la culpabilité et affaiblit la défense du monde politique, opérant à l’ombre de la légalité pour consolider des récits qui servent les intérêts de secteurs cachés sous les « nuages sombres » de l’élite économique et politique. »

Dernier extrait, qui pourrait inspirer des scénarios de BD ou de films ou autres.

« L’impact de cette incertitude juridique sur le marché financier est dévastateur, car il remplace la prévisibilité des lois par la volatilité du scandale fabriqué. Lorsqu’une institution bancaire est la cible de violations illégales de la confidentialité, le dommage immédiat à la réputation peut provoquer des crises de liquidité et une instabilité systémique, affectant des millions d’investisseurs. La justice, en permettant que son appareil soit utilisé pour « saigner » les entreprises et institutions avant toute sentence, se transforme d’un garant à un bourreau économique, servant d’outil dans une guerre hybride où le processus pénal est le champ de bataille pour la redistribution des parts de marché et de l’influence politique. »

Et motiver les journalistes français d’enquêter sur ce cas de cette banque. Un article de RFI du 15/02/2026, ouvre la voie.

https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260215-au-br%C3%A9sil-le-scandale-financier-banco-master-bouscule-les-hautes-sph%C3%A8res-du-pouvoir