
L’actualité récente :
- Une décision de la cour suprême des Etats-Unis sur le droit à l’avortement, entrainant une réaction en France pour inscrire ce droit dans la Constitution.
- La loi de fin de vie, discutée au Sénat actuellement.
a été l’occasion, en France, pour certains catholiques, pour occuper « l’espace médiatique » avec une certaine conception de la doctrine sociale de l’Eglise, dont la vocation première serait de s’occuper, en premier lieu, de ces sujets, au nom, non pas de l’enseignement des Evangiles, mais au nom d’une philosophie prétendant que « La personne est sacrée ».
L’arrivée d’un nouveau pape est l’occasion d’étudier cette doctrine sociale de l’Eglise.
Le café/coworking Le Simone lance un cycle de formation et de réflexion ouvert à tous, pour redécouvrir la richesse de la Doctrine sociale de l’Église, articuler foi et engagement concret, et nourrir un regard chrétien sur les questions sociales…sous la tutelle inspirante de Simone Weil.
L’année se terminera par une journée Simone Weil en juin 2026 et non le 7 mars.
Ceux qui suivront cette formation doivent connaitre la doctrine sociale de Simone Weil.
Car elle est différente :
« Je ne reconnais à l’Eglise aucun droit de limiter les opérations de l’intelligence (…)
« Je lui reconnais la mission (…) de formuler des décisions sur quelques points essentiels, mais seulement à titre d’indication pour les fidèles.
« Je ne lui reconnais pas le droit (…) d’user de la menace et de la crainte en exerçant, pour les imposer, son pouvoir de priver des sacrements. (…)
« J’ai la certitude que ce langage n’enferme aucun péché. C’est en pensant autrement que je commettrais un crime contre ma vocation qui exige une probité intellectuelle absolue… »
Elle a préféré à l’acceptation du baptême, l’affirmation de sa profession de foi !
Sa doctrine sociale est différente d’abord sur ces deux points :
- « Le consentement humain est chose sacrée ». Il est ce que l’homme accorde à Dieu. Il est ce que Dieu vient chercher comme un mendiant auprès des hommes. » Le consentement est sacré, la Personne, non. Et logiquement, Valérie Gérard, dans la préface au livre de Simone Weil « Force, Consentement et justice » en tire les conséquences, en prenant l’avortement comme exemple de droit qui n’en sont pas, puisque modifiable.
- Dans « la vie de Simone », Simone Pétrement écrit que la lettre à Joël Bousquet, le 13 avril 42 est terminée en lui offrant ses services pour lui procurer un médicament. Il répond « Cela me donne du cœur de penser que m’avez proposé ce que des hommes n’ont pas osé m’offrir. » et dans une note, rajoute que, d’après Cahiers I p 17, elle semble penser que le suicide est permis quand il n’est qu’apparent. Enfin, dans la Connaissance surnaturelle Gallimard 1950, elle note qu’Eusèbe ne condamne pas les chrétiennes qui se tuent pour éviter le viol.