
J’ai laissé le temps aux responsables de la plate-forme courrier-colis de Corbas de me répondre.
Elles l’ont fait indirectement, car la distribution du courrier dans les boites aux lettres a repris.
Mais la non-réponse directe montre bien le peu de cas que les responsables de la plate-forme courrier-colis de Corbas accorde à une alerte d’un cas de souffrance au travail.
Aussi je publie aujourd’hui un document, comme preuve de mon texte du 9 février:
Début novembre 2025, le courrier n’était pas distribué, une réclamation avait été déposée. Le 7 novembre, un (e) responsable de Corbas avait pu contacté le syndic et régler le/son problème d’accès.
Début février 2026, nouvelle non distribution. Les responsables de la plate-forme refusent de contacter le syndic et demande à un voisin de le faire car « si nous ne voulons rien faire, le courrier est disponible au dépôt de Corbas au 3 rue du Dauphiné. »
Pendant 3 mois, soit le facteur pouvait distribuer le courrier et un incident se produit. La Poste devait donc contacter directement le syndic. Soit le facteur ne pouvait distribuer le courrier, et La Poste aurait dû être alertée et contacter le syndic. Dans les deux cas, il s’agit d’un dysfonctionnement grave, montrant bien un mépris des usagers et dans le deuxième cas, un mépris du personnel.
La non-réponse directe montre bien le peu de cas que les responsables de la plate-forme courrier-colis de Corbas accorde à une alerte d’un cas de souffrance au travail.
Je publie l’article le 9 et la distribution reprend…! Sans excuses ni réponses
Voici le texte publié le 9 février
La plate-forme courrier-colis de Corbas, dans le Rhône, est neuve et semble une magnifique vitrine pour La Poste. Semble, car, pour des usagers lambda, trouver des interlocuteurs répondant à leurs interrogations, est mission impossible.
Le cas de souffrance au travail constaté, ne peut être traité par nous. Mais, le passer sous silence, pourrait se révéler criminel.
Les faits sont simples. Le facteur, dépendant de cette plate-forme, qui, distribue le courrier dans notre copropriété, souffre d’une situation, en apparence anodine.
Ma femme m’a avoué, le 14 janvier, que le facteur, ne distribuant le courrier qu’une ou deux fois/semaine, avait besoin qu’on lui ouvre la porte d’entrée. Il s’excusait à chaque fois.
Avoué ? Oui ma femme craignait que j’ investisse du temps à comprendre ce qui se passait. Elle s’est décidée à me le raconter, parce que ce facteur l’avait supplié de descendre pour constater qu’il ne pouvait pas ouvrir avec son badge Vigik, il lui apprit qu’il était un renfort. Puis, quelques jours plus tard, il lui a demandé le nom du syndic.
J’ai compris immédiatement le problème. Début novembre, la copropriété ne recevant plus de courrier, J’avais déposé une réclamation en ligne. J’avais été contacté par téléphone et par mail, par une cadre de la plate-forme de Corbas. Elle m’expliqua que l’accès à notre allée était impossible et qu’il fallait venir chercher le courrier à la plate-forme. Elle me demanda le nom du syndic. Je lui donnais et tout sembla être réglé, lors de la visite suivante du syndic. Le facteur titulaire colis confirma que les problèmes d’accès n’existaient plus.
Je répondais à la responsable, par mail, renseignement pris, que je n’étais pas dupe, car la non distribution coïncidait avec une restructuration.
Nous devions partir à la montagne et me promis de m’occuper du problème au retour.
Au retour, un voisin m’apprit que le courrier n’était plus distribué, qu’il avait réussi à « avoir » la responsable qualité. Elle affirmait que l’accès est impossible et qu’il faut aller chercher le courrier à la plate-forme.
La direction de cette plate-forme affiche le même mépris pour ce facteur en renfort que pour des usagers qui réclament des explications.
Avant de déterminer un traitement de cette réclamation avec le syndic, il était urgent de rédiger cet article d’alerte car un homme est victime au mieux d’un profond mépris, au pire d’un harcèlement organisationnel.
J’ai employé le mot usagers, plutôt que clients, en toute connaissance de cause. À La Poste, les deux catégories coexistent et sont distinctes.
Les clients sont ceux qui payent La Poste pour une prestation. Pour le courrier, il s’agit des expéditeurs (sauf exception des remises payantes de courrier).
Les usagers sont ceux qui reçoivent le courrier ( pour continuer cet exemple).
A l’heure de la révolution technologique qui a vu apparaître les Amazon et autres…, la distinction est importante.
Si le terme usagers est refusé, il n’y a que des clients, et donc Amazon et Cie revendiquera un partage de la valeur des gains réalisés par l’augmentation du trafic…sous forme de rabais…Les conditions de travail des postiers en subissent alors les conséquences!
La distribution du courrier à tous les usagers est une mission de service public pour laquelle La Poste est rémunérée. Employer ce mot, c’est refuser les revendications d’ Amazon et Cie sur le partage de valeur.