Joseph Kokou Mawué-Yram Laba, auteur de plusieurs articles sur Simone Weil, prépare
une thèse de Doctorat à l’Université Catholique de Lyon sur Simone Weil et le
paradigme de la réceptivité. Enjeux anthropologiques et politique
Il est aussi un connaisseur de la théorie mimétique, admirateur de René Girard et « girardien convaincu »
Dans le cadre du séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité », « produit » par l’Association Recherches Mimétiques et l’Institut Catholique de Paris, il a, le 3 mars 2026, a fait une conférence sur « Sacré girardien, sacré weilien : des choses révélées depuis la fondation du monde », appuyée par une érudition impressionnante, saluée par Christine Orsini, organisatrice du séminaire.
Il a , en une phrase, que je vous laisse découvrir en écoutant la conférence, esquisser la doctrine sociale de Simone Weil. Et, grâce à cette érudition, il a pu, en quelques phrases, montrer ce que Simone Weil peut apporter à la théorie mimétique.
Plus longuement, il a démontré la dangerosité de penser la théorie mimétique, comme des concepts universels, s’appliquant à toutes les cultures. Cette critique, évidente (= je la partage) a été mal comprise par Christine Orsini, qui y a vu une critique de (presque) tous les aspects de la théorie mimétique
C’est la raison, pour laquelle je consacre cet article à cette seule conférence. La conférence, moins de 40′ était suivie par une série de questions/réponses où Christine Orsini intervient, ainsi que, fait exceptionnel soulignant l’intérêt de la conférence, Paul Dumouchel (précédemment cité par Joseph Laba), président du conseil scientifique de L’Association Recherches Mimétiques. La conférence suivante de Maxime Morin : « Malédiction de la technique », très intéressante, sera présentée dans un autre article, avec les conférences prochaines, mais vous pouvez, bien entendu, la découvrir, sans attendre.
Trump est bien le « produit » d’une certaine culture, et l’intérêt de l’étudier, a été démontrée dans notre article, en permettant de montrer que sa politique n’était pas si imprévisible.
Les réactions à cet article ont montré l’intérêt porté aux idées de PETER THIEL.
Joseph Laba a souligné l’importance, pour l’anthropologie, de pratiquer des enquêtes de terrain.
Pour comprendre TRUMP , il faut savoir que ce fut le « champion » de la télé-réalité et Le très grand « influenceur » de ce qu’on appelle le marketing de réseau (sa présence sur de nombreuses vidéos, dans tous les pays occidentaux, servait à faire vendre...) . Faire des études de ce terrain n’est pas, apparemment, évident pour un chercheur français.
Mais existe un terrain, plus facile à appréhender: le réseau social, dit professionnel LINKEDIN.
Ci-après, un article excellent, paru récemment sur ce réseau. Il est écrit par Hervé Hoint-lecoq, qui se présente ainsi sur LINKEDIN : Top Voice 2024/25 – Ghostwriter & Formateur diplômé pour Entrepreneur CEO Comex, Codir | Devenez incontournable sur LinkedIn™ sans BS | Formation 3 mois ultra-personnalisée | Keynote speaker | Certifié Marketing Insider
https://www.linkedin.com/embed/feed/update/urn:li:ugcPost:7442387875515547648
Son article est clair et surtout cite des chiffres. Ceux-ci suffisent à comprendre pourquoi, tant de candidats essayent de devenir influenceurs. Le reste du texte laisse deviner la concurrence (ou la rivalité mimétique) entre eux.
Le but affiché de cet auteur est de décrypter l’algorithme de LINKEDIN. Cet algorithme, comme tous ceux qui ont permis ce qu’on appelle les entreprises « techs » est aux mains de leurs propriétaires (Peter Thiel est un des investisseurs importants de Linkedin, et a fondé des entreprises de cette tech).
Mais ces entreprises doivent avoir une masse de clients pour fonctionner. Et cette masse ne peut venir que grâce à ces super vendeurs, que sont les influenceurs. Trump (mais aussi Peter Thiel et d’autres fondateurs d’entreprises techs) considère qu’il est le meilleur des super vendeur « l’Elu ».
Peter THIEL, connaisseur de la théorie mimétique de René Girard, considère qu’il s’agit d’une médiation externe, et que ce type de médiation est positive, (par essence ?).
Joseph Laba a, avec sa conférence, répondu à l’appel à un travail collectif, contenu dans l’article ci-dessous, soumis au séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité »