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Discrimination envers les cancéreux à Lyon, ville du célèbre centre Léon Bérard !

J’étais naïf: l’article ci-dessous ayant pour but de donner un coup de pouce à un militant pour l’acceptation des maillots en lycra dans les piscines n’a pas suffi pour me faire accepter.

L’été, étant propice à explorer d’autres contrées, je suis allé dans des départements du sud des Alpes (Hautes-Alpes et Alpes de Haute Provence). Je n’ai pas été dans toutes les piscines de ces départements, mais celles où je me suis présenté autorisent ce type de maillot lycra (voir photo, ci-dessus, illustrant l’article).

J’ai pu discuter, en plus, dans les parties couvertes de ces piscines : la cicatrice de la poitrine était visible, le centre Léon Bérard est connu et sa réputation, établie. Le port de ce maillot est donc une évidence.

La discrimination est ainsi prouvée et est limitée géographiquement, sans cause politique. Le maire de Lyon est écologiste, mais Bron pratique la même discrimination, et son maire est LR.

Dans les piscines des autres départements, je me suis présenté à une piscine, où Madame la Maire était aussi LR.

J’interpelle donc aujourd’hui le Maire de Lyon et la présidente de la Métropole de Lyon (englobant Bron) et ses vice-présidents, pour connaitre les raisons de cette discrimination et la faire cesser !

Dans cet article, je me suis adressé à des catholiques, pro vie et ai été compris.

Mais cette compréhension ne va pas jusqu’à reconnaitre la nécessité d’une conversion vers une culture du consentement, et donc l’abandon de la Sacralisation du  combat pro vie/pro choix= la volonté de diaboliser son adversaire.

Aussi, je me contenterai de proposer cet article à des élus ou des influenceurs, connus pour leur engagement en faveur de la notion de consentement en droit.

Et dans cet article je rappellerai la manipulation (dévoilée dès 11 septembre 2025) subie par la convention citoyenne. La saisine du conseil constitutionnel par le premier ministre, le 15 juillet 2026, est le sommet de cette manipulation.

que je concluais ainsi.

« La convention, comme la société, veut voir évoluer la loi Claeys-Leonetti, tout en garantissant, ce qui veut dire un contrôle par une autorité, dont c’est le rôle, du consentement réel à une telle demande. »

En rajoutant une phrase de Simone Weil «  Le consentement réel doit se situer hors de tout rapport de contrainte physique ou psychique, de chantage, de manipulation, d’emprise sur les esprits, hors de toute menace. La moindre pression, la moindre trace d’un rapport de force, détruit la réalité du consentement. »

En votant par trois fois le rejet du texte adopté par les députés sur le suicide assisté, les sénateurs pro vie ont consenti à ce que cette loi soit contraire à cette notion de consentement.

C’est la conséquence de la Sacralisation du  combat pro vie/pro choix, pour rallier à leur cause, des personnes ne partageant pas ce combat.

Aussi, je me contenterai de proposer cette conclusion « La société voulait voir évoluer la loi Claeys-Leonetti, tout en garantissant, ce qui veut dire un contrôle par une autorité, dont c’est le rôle, du consentement réel à une telle demande. »  à des élus ou des influenceurs, connus pour leur engagement en faveur de la notion de consentement en droit.

Avortement et aide à mourir : Pro choix ou Pro Vie ? Les pro vie deviennent Pro choix ? Lettre ouverte au président de la Fondation Lejeune : Nouvelle Anthropologie chrétienne avec Simone Weil.

L’actualité récente La loi de l’aide à mourir et l’excommunication de la fraternité Saint Pie X amènent des catholiques et d’autres, engagés depuis des années dans le combat dit « pro vie » à se poser des questions sur la réalité de ce combat et l’ambivalence de la position de l’Eglise (pas seulement de France)

Pour l’aide à mourir, vous trouverez, en bas de page, le lien (1) de la question d’Aline Cheynet de Beaupré  , republiée par Maroun Badr. Cette question illustre bien, en ce jour de publication de cet article (15/07) où le premier ministre d’un gouvernement, qui a proposé cette loi (aide ou droit à mourir…) dépose un recours au conseil constitutionnel, ce que j’écrivais depuis des mois : cette loi cache une lutte de pouvoir et d’influence entre deux groupes minoritaires (l’Eglise catholique/institution est le membre principal d’un des groupes), qui, à coup de manipulations… a conduit à sacrifier les soignants pour que leur combat sacralisé par eux, puisse continuer.

Pour l’excommunication, vous trouverez, en bas de page, le lien (2) avec l’explication/justification, des excommunications prononcées par Jean-Paul II, il y a 38 ans à comparer avec un article de la fondation SAINT-PIERRE,. Il s’agit d’un interview d’un très proche de Mgr LEFEVRE, et qui a fondé cette fondation SAINT-PIERRE (que le Vatican ne mentionne pas) Extrait « je ne me considère pas avec mes douze confrères, comme un véritable fondateur : nous n’avons fait que continuer la Fraternité Saint-Pie X dans l’Église, grâce au protocole d’accord, signé par Mgr Lefebvre et le Cardinal Ratzinger. Cela se vérifie dans nos Constitutions qui reprennent celles de la FSSPX, où sont bien formulées les finalités adaptées à la crise actuelle dans l’Église. » 

Depuis des années, j’affirme que le débat entre les pro vie et les pro choix est artificiel, et que, pour les pro vie, ce n’est plus la vie qui est sacrée, mais  le combat avec le camp pro choix qui le devient.

Comme cette position avait choqué le responsable du « réseau vie LYON »  Patrick RECIPON, j’avais rajouté que la culture de mort se définissait par la sacralisation de  ce combat.

Aujourd’hui J’ai l’occasion de le montrer,

Au parlement européen, une Française, Charlène veut lancer une pétition  au parlement   européen  Extrait du résumé de la pétition «  La pétitionnaire affirme que (…) la liberté de choix est compromise par des contraintes matérielles et sociales au lieu d’être exercée librement »  

Et elle est venue au parlement   européen raconter son histoire, pour défendre sa pétition : Charlène est tombée enceinte sans le vouloir; a voulu garder son bébé; son compagnon s’y opposait; alors elle est allée chercher de l’aide et du soutien au Planning familial, puisque cette association/institution était pour Charlène, la représentante de ses idées pro-choix.

Vous pouvez la visionner dans la vidéo ci-dessous, enregistrée par European Centre for Law and Justice (ECLJ)

Mais l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) tire des enseignements de cette vidéo, seulement au service de leur combat contre le planning familial et le camp pro-choix.

« Le Planning familial porte bien mal son nom. Il ne lui a proposé que l’avortement Ils ne sont pas « pro-choix », ils sont pro-avortement et c’est tout. Cette association internationale financée par des milliardaires et les États occidentaux a un objectif principal : faire avorter un maximum de femmes »

Charlène ne dit pas que Le planning familial est ceci ou cela, cette affirmation « gratuite » montre simplement la sacralisation de ce combat éternel entre deux camps apparemment opposés, mais d’accord pour continuer ce combat, en oubliant l’objet de cette lutte. Un membre (ou une antenne locale) du planning familial (en accord ou non avec l’institution nationale) a oublié la cause pro choix.

Mais l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) oublie Charlène et sa pétition où, (rappel), est écrit «  La pétitionnaire affirme que (…) la liberté de choix est compromise par des contraintes matérielles et sociales au lieu d’être exercée librement » Le choix ne peut se limiter pas à ce que veut l’un des camps, ici vouloir garder un enfant, il implique de reconnaitre le choix d’avorter

Simone WEIL, la philosophe fut une visionnaire qui, il y a 90 ans, dans deux livres « La personne et le sacré » et « Consentement, force et justice » a écrit

  1. Que la personne (ou la vie) ne pouvait être sacrée pour des humains, car aucun homme ne pourrait se sacrifier pour tout le genre humain « Seul le Christ le peut ». …Pour les humains, seules des personnes physiques concrètes peuvent être sacrées.  
  2. « le consentement humain est chose sacrée ». Il est ce que l’homme accorde à Dieu. Il est ce que Dieu vient chercher comme un mendiant auprès des hommes. » 

On comprend avec la première affirmation de Simone WEIL

que l’intervention de Charlène, ayant lieu dans une arène politique, les réactions se feront, non pas sur les convictions affichées de chacun (pro vie ou pro choix) ou sur ce que dit réellement Charlène, mais en fonction de leur Combat Sacré et de l’utilisation potentielle que leurs adversaires pourraient faire de l’intervention de Charlène pour prendre une position avantageuse dans ce combat.

Dans la vidéo, on peut voir et entendre, après l’intervention de Charlène, la réaction des différents groupes  du parlement européen.

l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) commente ces réactions, avec pertinence pour le camp « pro choix » « La Commission européenne et le groupe « Socialistes et Démocrates » s’enferment dans l’aveuglement. Face à une femme qui est allée voir le Planning familial et qui a été contrainte d’avorter par son petit-copain, ils continuent de prêcher la « liberté d’avorter ». Ils étaient cependant bien gênés de devoir dire cela à Charlène. La socialiste est vite partie après sa déclaration et les autres groupes du centre et de la gauche n’ont pas pris la parole. »

Mais, illustration de la célèbre parabole de la paille et de la poutre l’aveuglement qu’il voit chez ses adversaires, l’empêche de voir celui plus gros de ses partisans

« À droite, le soutien est général. Tous les groupes étaient présents et ont félicité Charlène pour son courage, ont pris acte de la réalité qu’elle décrit et comptent faire des propositions pour donner des alternatives aux femmes enceintes. »

 « Nous nous réjouissons particulièrement de l’appui du Parti populaire européen, par la voix du député maltais Peter Agius. Ce soutien du groupe le plus important du Parlement européen permet à la pétition de « rester ouverte« , c’est-à-dire que le Parlement va continuer de l’étudier et de réfléchir aux réponses à apporter à ce problème. »

Il se félicite, donc, d’avoir « gagné » une bataille (pour le camp pro vie) sans voir que la pétition est pro choix.

De ce fait, elle a peu de chance d’aller jusqu’à la fin du parcours, mais, peu importe, puisque le camp pro vie a gagné des points dans le « groupe le plus important du Parlement européen » et que d’autres gains peuvent être engrangés avec cette pétition ouverte.

Cet aveuglement est donc « naturel » et aucun camp n’est à condamner

La vue retrouvée, non par un miracle, mais par ce dévoilement va permettre

avec la deuxième affirmation de Simone Weil de montrer la nécessité d’un changement anthropologique chrétien, car la culture pro vie peut mener à une « culture de mort ».

Dans les bébés avortés, une catégorie se distingue, les trisomiques. Près de 99% d’entre eux sont éliminés avant de naitre. Un tel chiffre interpelle, c’est ainsi que Julie DACHEZ, dans sa formation https://autisme-autrement.org/  tout en se déclarant « pro  choix » note ce chiffre signe d’une culture validiste. Ce chiffre l’a touché, parce que, sensible à le handicap, elle a vu des personnes handicapées.

Et puisque l’aveuglement est dissipé, la raison peut supplanter le combat sacré. Un tel chiffre n’a qu’une signification: le choix des mères de ces enfants n’est pas libre : « Le consentement est vicié »

C’est donc en promouvant une culture du consentement, (et pour les chrétiens celle d’un consentement sacré) donc pro choix

pour s’assurer de la réalité du consentement (« il faut se situer hors de tout rapport de contrainte physique ou psychique, de chantage, de manipulation, d’emprise sur les esprits, hors de toute menace. La moindre pression, la moindre trace d’un rapport de force, détruit la réalité du consentement. ») que les mères des enfants trisomiques pourront choisir librement de garder leurs enfants ou d’avorter.

Ce n’est pas l’avortement qui est une culture de mort, c’est une culture validiste. Et pour changer une culture, c’est en sollicitant la force d’attention (autre concept de Simone Weil) de tous à examiner si ces femmes y ont consenti, que l’on y arrivera

J’écris une lettre ouverte (3) au président de la Fondation Jérôme Lejeune, (du nom du découvreur de la trisomie 21) pour lui demander de soutenir la pétition de Charlène, en ayant conscience qu’elle est pro choix.

Et j’invite tout lecteur de cet article, comme je l’ai fait, à aller sur le site du parlement européen pour soutenir la Pétition nº 0194/2026, présentée par Charlène Bernard, de nationalité française.

Notes de bas de page

(1) https://www.linkedin.com/posts/aline-cheynet-de-beaupr%C3%A9-85894591_praezsidentdelaraezpublique-daezputaezs-share-7480546445104914432–Si2/?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAUZdQ8BUQfOn0jtGq2LYO79xy5qSRsQTXQ

(2) lien de l’article du journal de Vatican expliquant et justifiant les excommunications de 1988 et de 2026 https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-07/le-schisme-de-lefebvre-se-repete-apres-38-ans.html

et interview d’un très proche de Mgr LEFEVRE, et qui a fondé cette fondation SAINT-PIERRE

Pour ceux, pas encore persuadés de l’urgence de réclamer de l’église/institution, à la suite de Simone Weil, la suppression des deux mots anathema sit (excommunication), (valant pour la fraternité Saint Pie X …..comme pour les divorcés/remariés), je donne à lire les textes de Monseigneur Lefevre et des deux supérieurs généraux de ces deux fondations

(3)Monsieur le président de la fondation Jérôme LEJEUNE,

Je soutiens votre fondation depuis des années.

Le principal objet de la fondation : la recherche et le soin des maladies de l’intelligence, dont la plus connue, la trisomie 21, est la raison de mon soutien.

Je ne suis pas d’accord avec votre (et celui de la fondation) combat « pro vie », qui, pour moi, nuit à votre noble cause de défense des trisomiques

J’ai admiré la capacité visionnaire du Professeur LEJEUNE, votre beau-père.

Il a prédit que l’autorisation de l’avortement entraînerait l’élimination de ses « petits », les « trisomiques ».

Et nous y sommes : plus de 99% des « trisomiques » sont supprimés avant leur naissance.

Vous appelez cela  un eugénisme et je suis d’accord avec vous.

Aujourd’hui, je peux vous rejoindre dans cette défense des « petits » de Jérôme LEJEUNE en affichant une vision « pro choix »

l’ECLJ. , que vous connaissez, a réalisé une vidéo de la présentation au parlement européen de l’histoire d’une femme de nationalité française, qui voulant garder son enfant a subi des pressions de son compagnon et du planning familial pour avorter, ce qu’elle a fait. Elle a, avec son histoire présenté une pétition pro choix

Je l’ai soutenu sur le site du parlement européen en la soutenant, tout en connaissant son caractère pro choix que j’ai démontré

« Le choix ne peut se limiter pas à ce que veut l’un des camps, ici vouloir garder un enfant, il implique de reconnaitre le choix d’avorter »  

Je vous remercie pour votre action (et celle de tout le personnel de la fondation et de l’institut Jérôme LEJEUNE) en faveur de ces enfants.

Bien cordialement

Lutter contre les discriminations cachées, pour la neurodiversité et la diversité

Mon dermato a pris sa retraite, il y a quelques années. Et, malgré des lettres de ma médecin traitant, je compris que ne voulant pas me faire épiler, ni détatouer, mais simplement contrôler mes « grains de beauté », ce serait une galère. Ce le fut. Je ne vous la raconte pas Mélisande Queïnnec le fait beaucoup mieux dans un article de France Info.

https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/eure/aujourd-hui-trouver-un-dermatologue-ca-se-compte-en-annees-comment-faire-depister-un-melanome-3367903.html

« Trouver un dermatologue relève souvent du parcours du combattant. À Bourneville-Sainte-Croix, dans l’Eure, une pharmacie organisait, ce vendredi 12 juin 2026, une journée de dépistage gratuit des mélanomes à l’aide d’un dermatoscope. Un outil qui pourrait sauver des vies. »

A Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise (Merci Monsieur le Maire, Gilles Gascon), quatre pharmacies ont adopté ce dispositif.

Ayant constaté une très légère évolution d’un grain sur la poitrine, je saisis cette opportunité.

Quelques jours après, je reçus un appel du Centre Léon Bérard, institution lyonnaise à la pointe de la recherche sur le cancer. La pharmacie, ainsi que ma docteure, me rappela, quelques semaines après, pour savoir si le centre m’avait contacté. Le sérieux est donc présent.

Je fus examiné complétement et le spécialiste me préleva pour examen ce « grain sur la poitrine ». Et me fit une ordonnance/certificat « Interdiction d’exposer au soleil la cicatrice pendant 18 mois« 

Le résultat arriva: j’avais un mélanocyte, précurseur d’un mélanome (au stade vraiment débutant), donc un risque vraiment « minimum »… Et je bénéficiai d’un suivi…J’avais expérimenté dans ma chair, la solution pour trouver un dermato en quelques jours !

Je pouvais reprendre mes activités, presque quotidiennes, de piscine. Les « Lyonnais » bénéficient d’une piscine extérieure, toute l’année.

Je me présentais, auprès de deux maitres-nageuses, munis du certificat et d’un maillot « Lycra » pour le buste. Le pansement était encore présent, et, pour elles, il n’y avait aucun problème. Elles ont préféré, néanmoins téléphoné à leur direction qui a refusé. J’ai constaté, ensuite, que ce refus était général dans les piscines de la Métropole de Lyon.

Je pus rencontrer un membre de cette direction, qui m’expliqua

  1. Que les certificats, même signés par un médecin, pouvaient être falsifiés « Prendre un tampon de Léon Bérard, et faire des certificats « bidons » est extrêmement facile pour un ado de 15 ans »
  2. Comment nager le crawl pour ne pas exposer la poitrine au soleil

Je me retins d’éclater de rire (par charité…chrétienne ou non) et ne pouvant répliquer à une telle puissance argumentaire, qu’un bredouillement « je vais réfléchir » …(à Ma solution)

Une de mes devises est « On me ferme la porte, je passe par la fenêtre (pose d’un pansement). – En appliquant la technique de nage du directeur, c’est peut-être possible, mais quand j’ai voulu accélérer, j’ai repris d’instinct la « mienne » et le pansement se décolla- il me fallait passer par le toit, au besoin en me faisant une aide, qui me fut fournie par une jeune « collègue » du coworking « Le Simone », connaissant mon atypisme (ou c… puisque j’ose tout) Mettre un « bandeau/haut de maillot » sur la poitrine.

Depuis, je vais régulièrement à la piscine extérieure du Rhône.

Aujourd’hui, mercredi des employés de la ville de Lyon étaient présents et m’entendirent expliquer la raison de cette tenue. L’un d’eux intervint pour me dire qu’il militait pour l’acceptation des maillots en lycra.

J’ai donc pensé que je pouvais donner un coup de pouce à ce militant contre les discriminations cachées et pour la diversité de peau.

J’ai voulu prendre un « selfie », mais à 72 ans c’était la « première fois » et je ne savais pas comment faire et ai donc trouvé la solution du miroir de la salle de bain.

Et vous trouvez ça drôle !

De la théorie de l’évolution refondant l’explication de l’Autisme  à une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique avec les apports de Simone Weil

Illustration de couverture du livre de Laurent Mottron « Si l’autisme  n’est pas une Maladie, qu’est-ce ? », cocrée avec Corentin Hunter, syndrome d’Asperger « L’Homme de Vitruve », universel, symétrique, spirituel et centre du monde, n’est plus.

« L’Homme est une espèce animale bavarde et meurtrière, dont l’autisme (représenté, avec son autorisation, par le visage de Michelle Dawson, chercheure dans le laboratoire de Laurent Mottron), la gaucherie, la grossesse gémellaire, la présentation par le siège, l’homosexualité (représentée par l’emblème de la fierté gaie) constituent des bifurcations développementales asymétriques. »

(1) Pour découvrir qui est cette chercheure canadienne voir Michelle Dawson – Wikipédia

Laurent Mottron est un chercheur français, qui a voulu se spécialiser sur l’autisme mais a dû quitter la France, en 1990, pour le Canada par opposition à l’approche psychanalytique de l’autisme, « régnant en maitre » sur ce domaine « la psychanalyse n’a rien à dire ni à faire avec l’autisme. La psychanalyse est une croyance, une pratique qui doit rester limitée à un rapport entre adultes consentants. On doit la sortir du soin, des enfants en particulier (et pas seulement de l’autisme). Je suis parti au Canada pour fuir cela »

Il y a créé un laboratoire, dont la raison d’être est exprimée ainsi : « Mon groupe de recherche explore la manière dont les personnes autistes traitent l’information depuis le début du développement jusqu’à l’âge adulte. Nous nous intéressons donc à décrire les mécanismes perceptifs, mnésiques et de raisonnement par lesquels les autistes perçoivent le monde, construisent des représentations, et les manipulent. Nous nous sommes donnés pour but ultime de permettre aux autistes de s’intégrer dans la société, à tout âge, dans un esprit de respect des différences. »

Constatant que les chercheurs n’ont depuis trouvé aucun biomarqueur expliquant  l’autisme, il en tire la conclusion logique qu’il n’en existe pas. Mais, en tant que clinicien, il a pu déterminer des signes cliniques suffisamment typés.

Il a donc, sur ces deux bases, élaboré une théorie, qu’il a résumé ainsi dans son livre « Si l’autisme  n’est pas une Maladie, qu’est-ce ? »

« L’autisme n’est pas une maladie, même s’il peut être associé à des problèmes adaptatifs majeurs. Il ne fonctionne pas comme les autres troubles neurodéveloppementaux, il ne se limite pas à une identification subjective, une variation de la personnalité ou une neurodiversité parmi d’autres. Les deux domaines par lesquels on l’identifie, déficit socio-communicatif et répétitivité, capturent imparfaitement la nature des signes qui le caractérise. Même s’il peut se présenter sous une forme complète autant que dégradée, la notion de spectre hétérogène empêche d’étudier et de comprendre l’autisme prototypique.

Celui-ci appartient pour nous à une nouvelle classe de formes divergentes récurrentes dans le développement humain, les bifurcations développementales asymétriques. Parmi  celles-ci, on retrouve la grossesse gémellaire, l’accouchement par le siège, le fait d’être gaucher, l’autisme, l’homosexualité et peut-être d’autres variants humains. Chacune de ces bifurcations consiste en la prise d’un chemin minoritaire à un moment spécifique du développement, où deux possibilités polarisées sont compatibles avec la programmation génétique de sa relation avec son environnement. Aucune de ces particularités humaines ne résulte directement d’un « défaut » anatomique, mécanique ou psychologique ; leur mécanisme génétique est distinct des traits héritables ou des mutations délétères. Chacune peut survenir chez un individu dont les fonctions non impliquées dans la bifurcation sont identiques à celles des autres humains. Même si elles teintent parfois très profondément l’identité de ceux qui les empruntent, elles ne justifient pas de constituer toute l’identité de la personne qui les présente.

L’autisme présente les différents caractères par lesquels nous définissons une bifurcation asymétrique ; ses signes négatifs et positifs sont polarisés, sa prévalence reste minoritaire par rapport à la population générale, il n’a pas de bio marqueur autre que l’autisme lui-même, se met en place dans une période critique, présente une forme prototypique et est compatible avec un développement ultérieur modifié (2) . La spécificité de son apprentissage du langage, comme la possibilité de pics d’habilité, s’explique mieux dans ce cadre théorique.

(2) L’un des travaux du laboratoire de Laurent Mottron, le plus « marquant » est d’avoir, avec la chercheure autiste EM Rogaaard et d’autres chercheurs, démontré que la taille d’effet des candidats biomarqueurs différenciant les autistes de la population générale avaient diminué de jusqu’à 80 % en trente ans, démontrant donc la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales. Rødgaard E-M, Jensen K, Vergnes J-N, Soulières I, Mottron L. Temporal changes in effect sizes of studies Comparing individuals with and without Autism: A meta-analysis. JAMA Psychiatry. Published online August 21, 2019. doi:10.1001/jamapsychiatry.2019

Chacune des bifurcations asymétriques humaines constitue une possibilité d’organisation de l’individu et d’adaptation dans sa relation avec son milieu de vie biologique, informationnel ou sociétal. Bien qu’inscrites dans la biologie humaine, ces bifurcationsn’ont pas de cause, ce qui ne les empêche pas d’exister avec la force du fait. Toutes sont, plus ou moins, de prédisposition familiale, c’est-à-dire qu’on en retrouve davantage dans certaines familles. Avoir des facteurs de prédisposition fussent-ils génétiques, est toutefois distinct d’une cause. Ces facteurs ne sont en effet ni nécessaires, ni suffisants. Chacune présente une possibilité inhérente au patrimoine génétique de l’espèce humaine, à son organisation embryologique, neuro-anatomique ou psychologique. Ces bifurcations, prises séparément, présentent chacune une forme « prototypique » stable contrainte par les invariants  anatomiques ou contextuels du développement humain au moment où elles surviennent. Elles peuvent aussi se stabiliser en des sous-formes plus ou moins distantes de ce prototype. Toutes surviennent chez des humains ; elles ne constituent pas des espèces à part, ou des individus imparfaits, mais elles restent minoritaires par rapport au développement humain le plus fréquemment retrouvé. Certaines produisent des difficultés adaptatives, parfois gravissimes, d’autres sont associés à certains avantages. Au cours de l’histoire humaine, la plupart d’entre elles, à des degrés divers, ont fait l’objet d’un rejet de la part des humains qui ne les présentent pas. »

La conséquence directe de ce changement drastique de position est de chercher les mécanismes de l’autisme, dans ceux des mécanismes appartenant à la biologie de l’évolution.

L’autisme serait une adaptation à la modification de la priorité relative des informations que son appareil cognitif et émotionnel traite. (…) Ses signes négatifs comme ses signes positifs constitueraient une adaptation à la perte du biais social. Un enfant autiste détourne ainsi les analyseurs langagiers (théorisés par Chomsky) vers un autre code. Ce détournement est une des conséquences possibles de l’apprentissage non social du langage, lui-même découlant de

la bifurcation vers un traitement sans biais social de toute l’information à laquelle l’enfant est exposé.

Voici donc décrite la thèse principale de Laurent MOTTRON.

Est ainsi démontré que « la psychanalyse n’a rien à dire ni à faire avec l’autisme. »

Ce constat est important, pour les chercheurs dont l’objet d’étude est l’autisme, bien entendu, mais aussi en anthropologie, et donc aussi pour toutes les sciences humaines, dont fait partie la psychanalyse.

Pour le montrer, lisons ce qu’ écrit sur LINKEDIN, Florent Poupart, Professeur de psychologie clinique et psychopathologie -à l’Université de Toulouse (https://www.linkedin.com/posts/florent-poupart-8504ab45_que-reste-t-il-du-propre-de-lhomme-au-ugcPost-7466167806011654144-vbnp/?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAUZdQ8BUQfOn0jtGq2LYO79xy5qSRsQTXQ)

Il annonce une JOURNÉE D’ÉTUDES DE L’ÉQUIPE DE RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE CLINIQUE PSYCHANALYTIQUE DE L’UNIVERSITÉ DE TOULOUSE, ayant comme thème : la nature de la pensée symbolique et les conditions de son émergence dans l’Histoire humaine.

Et rajoute « Car l’être humain ne peut s’empêcher de produire des symboles qu’il articule entre eux pour tisser la vaste toile qui médiatise son rapport à la réalité.

C’est cette dimension symbolique qui rend l’être humain si compétent pour s’adapter et si prompt à se détruire, qui le confronte à l’absurdité de son existence et lui fournit la créativité nécessaire pour y faire face. »

Cette phrase est un présupposé en psychanalyse, et n’est donc jamais questionné sur sa validité. Et, dans les sociétés, où la culture psychanalytique est dominante dans les sciences humaines, ce présupposé, malgré les travaux de Laurent MOTTRON, persiste et la neurodiversité se construit en intégrant la notion de déficit social des autistes.

Pour « déconstruire » vraiment ce concept, choisissons deux des signes, qu’a étudié Laurent MOTTRON pour caractériser « l’autisme prototypique », et que tous les parents d’enfants autistes reconnaitront : : la prise du poignet dans les demandes et l’écartement des bras

La prise du poignet « Lorsqu’un enfant autiste a besoin de quelque chose qu’il ne peut atteindre, comme ouvrir le réfrigérateur, ou que soit fait quelque chose qu’il ne peut pas faire tout seul (…), il prend l’adulte par le poignet (…)

Le jugement très défavorable initialement porté sur la prise du poignet, dans le cadre de la pensée psychanalytique autant que behavioriste, et l’observation qu’il survient quand l’enfant ne parle pas, a conduit une génération d’intervenants à tenter de la supprimer. (   ) « L’enfant autiste qui prend le poignet de l’adulte pour obtenir quelque chose, l’utiliserait comme un instrument pour arriver à ses fins, niant ainsi sa subjectivité, qu’il soit un humain doué d’intentions et d’émotions. ». Et ce jugement découle du présupposé, vu plus haut. Il a un biais cognitif : Les humains ont tous besoin, pour s’adapter, d’une pensée symbolique. Ce biais empêche ceux, qui observent avec ce biais, de voir l’évidence : il s’agit d’un signe socio-communicatif.

L’écartement du bras : Laurent MOTTRON le décrit ainsi« L’un des signes socio-communicatifs les plus caractéristiques que nous avons isolé est L’écartement du bras qui aide (…)  L’enfant autiste fait ce qu’il faut pour que quelque chose s’arrête, pour continuer l’action qu’il avait entreprise, mais il ne cherche pas à faire du mal à l’adulte ou à le faire disparaitre de sa vue. Il agit pour que l’interférence de l’adulte dans l’action entreprise s’arrête. »

« Nous voyons l’écartement du bras comme l’exact symétrique de la prise du poignet  l’un indique d’un geste l’action qu’il souhaite faire, l’autre  indique d’un geste l’action qui ne doit pas être faite. Dans les deux cas, l’action s’adresse à un humain dont on anticipe les intentions. Dans les deux cas, ce comportement a été inventé, sans modèle, par l’enfant » Mais cela ne suffit pas à déconstruire le présupposé de la psychanalyse, il faut traduire ce langage pour ne pas en faire un symbole de l’autisme et montrer qu’il a une signification réelle permettant l’élaboration d’une pensée non symbolique ou pour reprendre le présupposé des psychanalystes, si bien exprimé par Florent Poupart, sans médiateur pour percevoir son rapport à la réalité.

Et c’est bien le secret le  moins bien caché, puisqu’il était visible par tous, et le mieux caché, puisqu’une barrière invisible- « le biais cognitif » – empêchait la transmission au cerveau  de la réalité vue par les yeux.

Et comme l’écrit Laurent MOTTRON « L’autisme serait plutôt une possibilité de l’humain, issue de l’extension de ses possibilités à un matériau inhabituel. Ensuite -et encore plus bouleversant pour notre idée de l’homme- cela signifierait que la capacité la plus singulière de l’autisme réalisée chez quelques individus seulement – les autistes savants (à ne pas confondre avec le syndrome Asperger) – serait rendue possible par la plus humaine et ordinaire des capacités, celle d’apprendre le langage par exposition »

La compréhension du monde chez l’autiste, se fait par perception directe avec la réalité, et donc l’autiste a besoin d’expérimenter lui-même, c’est ce qu’il exprime par son écartement du bras, lorsqu’il est enfant.

 Et par d’autres signes, devenu adulte, car il n’est plus seul à avoir ce besoin.

Laurent MOTTRON écrit dans son livre « Pour que l’autisme soit conservé par l’évolution, il faut qu’une partie au moins d’entre eux arrive à un niveau d’adaptation suffisant pour pouvoir continuer une lignée. L’autisme prototypique reste un handicap adaptatif pour la majorité d’entre eux, mais ceux qui le surmontent peuvent contribuer au progrès humain.

 « … sur 100 enfants autistes ressemblant au vôtre, 10 resteront minimalement verbaux, mais 10 ne présenteront plus aucune différence visible qui permette de les diagnostiquer autistes si l’on n’a pas accès à un informateur présent au début de leur vie. » Tous les autres se situeront entre ces deux extrêmes. La majorité d’entre eux auront un langage fonctionnel. (…)

Une possibilité pour expliquer la tendance majoritaire à la perte des signes avec l’âge serait que même traitée de manière sociale, la même information contextuelle sociale impose sa pression sur l’enfant autiste en développement et sur l’enfant typique. Par une voie différente, minoritaire, une partie de ce qui s’apprend avec un biais social chez l’enfant finirait partiellement par l’être sans ce biais, démontrant par le fait même l’intégrité des fonctions qui traitent cette information chez les humains…

La proportion des autistes qui ont un bon pronostic adaptatif dépend, comme l’a toujours clamé la chercheuse autiste Michelle Dawson, de l’information à laquelle ils ont accès, bien plus que de l’intervention qu’ils subissent. »

Pour montrer que ce besoin est atypique et peut difficilement être décrit, même par des personnes maitrisant, par ailleurs, parfaitement la communication orale et écrite, je prendrais une médiatrice Simone WEIL, qui répondit à une amie qui lui demandait (lorsqu’elle voulut, après son travail en usine, effectuer un travail agricole)  « Mais enfin, Simone, pourquoi faites-vous cela, avec ce que vous portez en vous, ce que vous avez à dire » ; « Il y a des choses que je n’aurais pas pu dire si je n’avais pas fait cela »

Sa biographe note qu’« Elle a voulu tracer les grandes lignes d’une doctrine, mais non construire un système. Être fidèle à son expérience était plus important à ses yeux que d’éliminer toute contradiction ou de suivre jusqu’au bout un développement logique. »

Et à l’époque, cette volonté représentait une révolution épistémologique, dont elle avait pleinement conscience, puisqu’elle connaissait le rôle de l’observateur dans les sciences.

Laurent MOTTRON en a aussi pleinement conscience et se contente d’accompagner cette révolution, sans avoir à justifier d’abandonner cette position « en surplomb ». Il écrit « …l’existence du prototype coïncidera avec celle d’un ensemble d’individus dont le niveau de similitude sera très élevé. Ils constitueront le prototype autistique à l’intérieur d’une famille plus large, les variants développementaux.

Cette similitude implique une stabilité au cours de l’évolution..

Du côté de l’observateur, reconnaitre cette similitude, capturer la ressemblance pour un cerveau humain exposé à la variété du monde, implique de la détecter malgré sa variation individuelle et temporelle. La théorie du prototype, en hiérarchisant l’appartenance à la catégorie, inclut une tolérance à la variation (…) »

Avec l’exemple de Simone Weil, si révolutionnaire à l’époque, qu’il a fasciné nombre d’intellectuels, nous passons ainsi après avoir vu la refondation de l’explication de l’autisme par Laurent MOTTRON à une définition « anthropologique »de la neuroatypie

Cette définition peut émerger, parce  que de plus en plus de chercheurs « s’affranchissent »  de l’exigence normative imposant, par la fameuse question D’où parles-tu, camarade ? » un rôle « d’observateur en surplomb »   

Laurent MOTTRON, en montrant la perception directe de la réalité par les autistes, et ajustant, de ce fait, son propre regard d’observateur joue un rôle essentiel dans ce changement anthropologique dans la Science.

Voilà ce qu’il écrit « L’autisme serait plutôt une possibilité de l’humain, issue de l’extension de ses possibilités à un matériau inhabituel. (…)

La conséquence directe de ce changement drastique de position est de chercher les mécanismes de l’autisme, non dans les processus « pathologiques » et le domaine de la médecine, de la psychiatrie ou de la génétique clinique, mais dans des mécanismes appartenant à la biologie de l’évolution. »

Et presque 90 ans plutôt, Simone Weil préconisait une méthode d’enseignement des sciences fondée sur l’analogie, etc.« Il faudrait une science qu’il fut impossible de détacher des hommes. Une telle science existerait peut-être (…), si on employait une méthode fondée sur l’analogie ». « J’ai rêvé parfois d’un manuel de physique pour écoles primaires, où l’interprétation des phénomènes naturels serait exclusivement présentée sous l’aspect d’analogies successives, de plus en plus exactes, et cela en partant de la perception (…). Ainsi, pour la lumière, on commencerait par la liste de tous les cas où la lumière se comporte comme quelque chose d’analogue à un mouvement, pour passer ensuite à l’analogie avec un mouvement rectiligne, à l’analogie avec les ondes… »

En restant dans le domaine de la psychiatrie, il faut mentionner ici, le livre « Mon vrai nom est Élisabeth » est un récit autobiographique d’Adèle Yon, issu de sa thèse de doctorat, paru aux Éditions du sous-sol le 6 février 2025. Elle enquête sur la vie de son arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène et à qui l’entourage familial et médical a fait subir des électrochocs, une cure de Sakel, une lobotomie et un internement sans consentement à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais pendant dix-sept ans.

Mais elle arrive à la conclusion de son enquête, en remarquant le fonctionnement « atypique » d’un cerveau d’archiviste

« Dans l’imaginaire collectif, un archiviste est un individu scrupuleux, amoureux d’exactitude et peu enclin aux formes romantiques…La recherche, comme la fiction, possède ses propres outils pour combler les vides…Si on n’a pas ici, on a ailleurs. Les archivistes sont étonnants. Leur cerveau s’apparente à un plateau de flipper dans lequel la boule de plomb, emportée par la gravité, rejoint nécessairement le ventre de la machine nonobstant les obstacles…

Un archiviste qui dit : Parfois on a, parfois on n’a pas, c’est le principe de la recherche,…est un archiviste qui, en quelques secondes, va faire défiler dans son cerveau-flipper toute la documentation jamais émise susceptible de contenir une certaine information, toutes les dates connues de législation, de décrets ou d’évolution des classifications permettant, par le général, de donner un indice sur le particulier et qui, pour finir, va trouver à se rapprocher dangereusement de ce qu’il cherche et pourtant n’a pas. »

Cette différence neuroatypique, décrite avec des mots typiques débouchant sur un sens atypique lui permet de terminer son enquête et sa thèse,(extrait sur la lobotomie, ci-dessous).

« Sur la hiérarchie des risques, la mort ou l’incapacité mentale de certaines patientes passent après le désagrément que représente leur comportement. Sans cela, comment comprendre qu’un traitement comportant entre 5% et 8 % de risques de mortalité, un pourcentage d’amélioration des symptômes sur le long terme confinant au ridicule et une certitude de diminution des capacités cognitives (ce pourcentage, lui, est rarement présenté), ait pu être prescrit chez des patientes qui ne sont pas en danger de mort par des psychiatres de toute mouvances, parfaitement conscients des risques ? Mieux vaut ne pas vivre  ou vivre à moitié que de déranger la société humaine à laquelle on appartient ?

Citation du pionnier de la lobotomie, traduite par A Y, Walter Freeman  « Mental Mechanisms and Psychosurgery »  « La lobotomie permet aux malades mentaux de revenir au monde réel plutôt que de demeurer égarés dans la contemplation des horreurs de l’inconnu. Elle accomplit cela en réduisant à néant toute vie imaginaire. Si certaines des fonctions supérieures, créatives, artistiques ou philosophiques sont perdues, la société en général ne souffrira pas. La société peut s’accommoder du plus humble des travailleurs, mais, à raison, se méfie du penseur fou »

La fin de la pratique de la lobotomie a été suivie par ce qu’Adèle Yon nomme la lobotomie médicamenteuse, mais ne la décrit pas, ce qui est logique, puisque sa thèse est une enquête sur la vie de son arrière-grand-mère diagnostiquée schizophrène.

Conclusion/introduction de l’article sur une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique avec les apports de Simone Weil

En utilisant la théorie de l’évolution pour refonder l’explication de l’Autisme, Laurent MOTTRON a démontré que

  1. « L’autisme serait une adaptation à la modification de la priorité relative des informations que son appareil cognitif et émotionnel traite. Cela, sans impliquer d’altération de ces mécanismes ou la modification de ce contexte – juste leur application ailleurs. »
  2. Cette bifurcation ne pouvant pas être prise en compte par la psychanalyse, celle-ci  n’a rien à dire et à faire sur l’autisme.
  3. la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales.

J’ai montré dans l’article que cette dissolution d’une partie majoritaire des autistes était permise par l’acquisition d’une même façon de comprendre l’environnement, que je nomme neuroatypique. Simone WEIL en fait partie.

Le prochain article montrera que la théorie mimétique n’intègre pas, comme la psychanalyse, cette neurodiversité.

Mais les apports de Simone Weil sont faciles à intégrer et permettent de la refonder en la transformant en une théorie de l’évolution sociale scientifique.

Pour découvrir Laurent MOTTRON, ci-dessous pour info sa conférence

donnée au célèbre hôpital psychiatrique de LYON, centrée sur son autre action, décrite ainsi dans la fiche Wikipedia qui lui est consacrée « Il a initié en 2020 un mouvement de refondation de l’autisme prototypique, remettant en question les critères du DSM 5 et des outils standardisés ADI et ADOS dans le surdiagnostic actuel. »

Elle intéressera, en priorité, les psychiatres, les infirmiers psychiatriques, les psychologues cliniciens …et tous les soignants.

Ajout du 25 09 2026

La publication d’un article récent d’Igor THIRIEZ, qui serait une opposition aux thèses de Laurent MOTTRON, devrait conduire à revoir cette théorie de l’évolution expliquant  l’autisme prototypique. C’est une demande qui a été exprimée, lors d’une conversation récente.

Cette demande me semble refléter une incompréhension de l’article d’Igor THIRIEZ et de celui-ci. Vous pouvez en juger, en lisant ce psychiatre et en le comparant avec le résumé de la thèse de Laurent MOTTRON

Igor THIRIEZ écrit « Un prototype, c’est l’exemplaire le plus immédiatement reconnaissable d’une catégorie, pas l’unique exemplaire autorisé.

Mais s’éloigner d’un prototype ne prouve pas et ne prouvera jamais l’absence d’autisme. ».

Ces deux phrases, argument 1 de son article, ne contredit pas la thèse de Laurent MOTTRON. Je vous engage à lire son livre pour constater qu’il aurait pu écrire de telles phrases, sans avoir à modifier ou à supprimer d’autres.

Il écrit aussi « Mélanger sans précaution des autistes très différents peut compliquer les efforts de recherche. Personne ne dira le contraire. » à comparer à ce qu’écrit Laurent MOTTRON (cité au début « De la théorie de l’évolution refondant l’explication de l’Autisme  à une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique avec les apports de Simone Weil », dans le résumé de son livre « Si l’autisme  n’est pas une Maladie, qu’est-ce ? »

« Même s’il peut se présenter sous une forme complète autant que dégradée, la notion de spectre hétérogène empêche d’étudier et de comprendre l’autisme prototypique. »

Il y a bien une différence d’approche, mais elle ne porte pas sur la thèse du livre exposée ici. Elle renverrait (le conditionnel est employé, car Igor Thiriez n’a pas précisé contre qui ses arguments étaient dirigés). plutôt à une disputatio entre psychiatres et concernerait le « combat » mené par Laurent MOTTRON, exposé dans sa conférence donnée au deuxième hôpital psychiatrique de France, Le Vinatier (qui fête ses 150 ans). Cf. vidéo ci-dessus, annoncée ainsi «  ci-dessous pour info sa conférence (…) centrée sur son autre action (…) « Il a initié en 2020 un mouvement de refondation de l’autisme prototypique, remettant en question les critères du DSM 5 et des outils standardisés ADI et ADOS dans le surdiagnostic actuel. » « Elle intéressera, en priorité, les psychiatres, les infirmiers psychiatriques, les psychologues cliniciens …et tous les soignants. ». Ne faisant pas partie d’une de ces catégories, cette disputatio éventuelle ne concerne pas la thèse de Laurent MOTTRON, objet de cet article.

Et, si le sujet vous intéresse et vous concerne, je vous invite à interroger Igor THIRIEZ.

« on  » m’a déjà rétorqué que j’avais déjà écrit un article (1) de controverse avec un psychiatre, sans être psychiatre, ni retraité d’une fonction ayant un lien avec la psychiatrie (ou le soin en général)

Mais Alexis BOURLA prétendait écrire en psychiatre, spécialiste en neuroéconomie, en utilisant des travaux d’un économiste, prix Nobel de sa discipline, pour donner une certitude à des comportements, base de cette nouvelle discipline. Or, la science économique (et les sciences de gestion) ne peuvent revendiquer le terme de science, qu’après un travail épistémologique sur les comportements qui font agir les acteurs économiques, et qui sous-tendent les théories proposées. Ce travail, Alexis BOURLA ne l’avait pas fait. Ce qu’il écrivait était donc critiquable, en économie et en gestion, d’où cet article.

J’écrivais « Mais pour éviter de rentrer dans une rivalité toxique, je propose la médiation de Simone Weil, qui, bien avant moi, dotée de capacités intellectuelles exceptionnelles, a su parfaitement exprimer, la raison pour laquelle les neurosciences sont incapables de démontrer un résultat qui  présuppose que les acteurs économiques individuels agissent selon des critères rationnels, que sont leurs intérêts (réduire le coût marginal de la participation…)

Pareilles choses n’auraient pas lieu si les hommes n’étaient menés que par l’intérêt ; mais à côté de l’intérêt, il y a l’orgueil. Il est doux  d’avoir des inférieurs ; il est pénible de voir des inférieurs acquérir des droits, même limités, qui établissent entre eux et leurs supérieurs, à certains égards, une certaine égalité. (…) Le souci le plus pressant de beaucoup d’hommes (…) est de maintenir leurs inférieurs « à leur place ». Non sans raison après tout, car s’ils quittent une fois « leur place », qui sait jusqu’où ils iront ? (…)

Dans d’autres écrits, elle emploie, plutôt qu’orgueil, le mot passions et aussi l’expression « le seul jeu passionnant pour les hommes (…) qui a pour objet la domination sur les hommes »

Cette citation me permet de rajouter que l’augmentation de diagnostics d’autisme n’a aucune incidence sur la thèse de Laurent MOTTRON.

Et surtout de rappeler le paragraphe le plus important de cet article

L’un des travaux du laboratoire de Laurent Mottron, le plus « marquant » est d’avoir, avec la chercheure autiste EM Rogaaard et d’autres chercheurs, démontré que la taille d’effet des candidats biomarqueurs différenciant les autistes de la population générale avaient diminué de jusqu’à 80 % en trente ans, démontrant donc la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales. Rødgaard E-M, Jensen K, Vergnes J-N, Soulières I, Mottron L. Temporal changes in effect sizes of studies Comparing individuals with and without Autism: A meta-analysis. JAMA Psychiatry. Published online August 21, 2019. doi:10.1001/jamapsychiatry.2019

Le fait que je sois autiste ou non n’a donc, plus, aucune importance. Cette interrogation  répondait à une nécessité épistémologique, car, comme Simone Weil, je connaissais le rôle de l’observateur dans les sciences. Et, comme elle, cette observation  répondait à la nécessité de partir de mon expérience et d’y être fidèle.

Pour passer de la théorie de l’évolution à une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique, il suffit de montrer le chemin qu’avait déjà emprunté Simone Weil.

Note

(1) Réf. article

Dernières conférences du séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité »

3 conférences de clôture du séminaire, suivie sur ce blog, ont pu être regardées le 2 juin

  1. « Au commencement était la Médiation : René Girard lecteur de Simone Weil » par Benoît Chantre, éditeur, président de l’Association Recherches Mimétiques qu’il a créée en 2005 avec René Girard. Il a été présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même. »
  2. « Simone Weil et René Girard face au problème du mal » par Pierre Gillouard, docteur en philosophie (EPHE) et en théologie (Université de Genève),. Sa thèse Simone Weil. La pensée à l’épreuve du mal, vient d’être publiée au PUF.
  3. « La violence de la vérité » par Martin Steffens, professeur de philosophie en classes préparatoires à Strasbourg, chroniqueur régulier dans les colonnes du quotidien La Croix et des magazines du groupe La Vie (l’hebdomadaire et Prier)…

Vous pouvez les regarder sur YouTube (chaine de l’Institut Catholique de Paris)

Séminaire rené Girard et Simone weil

Pierre Gillouard a repris sa thèse (très intéressante) : « L’enjeu de cette recherche est de démontrer le traitement, inédit dans l’histoire de la philosophie, de la question de la théodicée dans la pensée de Simone Weil, à l’orée et au cœur de la Seconde Guerre mondiale. »

Martin Steffens a lui aussi, donné une conférence passionnante, reprenant ses chroniques du magazine Prier  » Définition de la Violence comme un rapport sans relation… »

Ces deux conférenciers ne pouvaient donc répondre aux demandes d’éclaircissements/critiques de Jérôme Thélot sur la nature de la recherche mimétique. « je voulais vous demander si vous ne pensez pas que toute cette hypothèse girardienne selon laquelle le processus d’hominisation dépend de la violence instauratrice, si vous ne pensez pas que cette hypothèse, elle est là pour justifier en retour l’idée de la divinité de Jésus, c’est-à-dire de la Christicité de Jésus de Nazareth, (…)

 « c’est pas du tout une hypothèse anthropologique. (…) C’est très exactement ce qu’il faut appeler un crédo ou si on préfère un postulat. »

Ce qui faisait l’écho à ma remarque « Mais, de ce fait, la théorie mimétique est dans une impasse ! » écrite dans mon article à consulter en suivant le lien ci-dessous.

Qu’a dit Benoît Chantre, présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même »

Il a cité un entretien avec Jean-Claude GUILLEBAUD, jamais publié « Tous les logos de la violence parasitent le vrai, mais en le parasitant, ils en laissent tout de même passer quelque chose pour les malheureux hommes qui ne sont jamais complètement abandonné.

Donc, d’une certaine manière et à un certain niveau, on peut dire que toutes les religions sont vraies.

Elles ne deviennent sataniques qu’en contact avec le christianisme parce qu’elles se trouvent alors en face de leur propre vérité et qu’elles doivent passer à cette vérité.

Mon travail est donc une vision radicalement historique de l’avènement du religieux. Les hommes accèdent peu à peu une vérité qui transforme rétrospectivement leur passé. Autrement dit, on ne peut pas dire l’eucharistie est le terme d’une évolution qui commence avec le cannibalisme et nous retrouvons du cannibalisme dans l’eucharistie parce que le cannibalisme est la vraie origine. Non, la vraie origine c’est le Christ. »

Benoît Chantre commente ce passage « Le premier moment de cette remarque est proprement Weilien. Toutes les religions sont vraies. Le second est plus proprement girardien qui fait du cannibalisme une caricature » 

« L’exclusivisme judéo-chrétien que l’apologétique girardienne aura souvent trop souligné … » et en réponse à une question de Pierre Gillouard « y a un peu de Tertullian chez Girard quand même. Il a construit une apologétique Et il y a un exclusivisme judéo-chrétien chez Girard, je pense contre lequel va ce qu’il y a de Weillien en lui, »

C’est une reconnaissance implicite des critiques de Jérôme Thélot et encourage la démarche de refonder la théorie mimétique avec l’apport de Simone Weil.

Suivez donc les deux prochains articles développant cette démarche

Désir d’être réalisé : Appel entendu pour une refonte de la théorie mimétique

Le jour de la clôture du séminaire Girard et Simone Weil, le Blog L’EMISSAIRE de L’association Recherches mimétiques a publié ce billet, extrait d’un article de Lucien Scubla. Cet article ne se contentait pas de pointer une lacune de la théorie de René Girard, mais offrait la possibilité de prendre des apports chez d’autres auteurs…pour développer la théorie mimétique.

L’appel à une refonte de la théorie mimétique ne pouvait être entendu qu’avec le travail de pionnier, réalisé par Lucien Scubla en 2013. Dans l’article de l’Emissaire, vous avez un lien pour lire la contribution essentielle de Lucien Scubla. (et le télécharger)

Lucien Scubla ne cherche pas l’apport de Simone Weil, l’appel à une recherche collective (= selon différents regards) prend ainsi tout son sens.

L’actualité proche (visite de Trump, puis de Poutine en chine) montre combien l’apport de Simone Weil peut être précieux.

Dans

J’ai cité un passage d’un livre de Simone Weil, faisant référence à un auteur grec, bien connu : Thucydide

Or, selon

Qu’est-ce que le « piège de Thucydide » évoqué par Xi Jinping face à Trump ? Les leçons de la guerre entre Athènes et Sparte

le président chinois Xi Jinping aurait interrogé le président américain Donald Trump sur la capacité des deux puissances à échapper au « piège de Thucydide ».

Il faut attendre la fin de l’article de David M. Pritchard dans The Conversation pour avoir l’explication rationnelle de cette citation d’un auteur occidental par le dirigeant chinois : « Un autre enseignement est qu’une puissance dominante, comme les États-Unis aujourd’hui, peut choisir de réduire ses ambitions et de se concentrer davantage sur des régions plus proches de ses intérêts immédiats. » renvoyant à la fin de mon article « La Chine est un pays/empire avec un système sacrificiel, la Russie a le culte de  la force. Le camp occidental risquerait de tomber dans ce « culte de  la force ». » autrement dit, le but de la Chine est de pousser les Etats-Unis (et le camp dit occidental) à « sacrifier » Taiwan.

La guerre USA/IRAN pourrait permettre à la Chine de progresser vers l’atteinte de cet objectif.

FONCIA et les réseaux sociaux ! Un appel à une refonte de la théorie mimétique avec l’apport de Simone Weil !

Cet excellent article a fait l’objet d’un commentaire élogieux d’Hervé Van Baren, auquel je souscris complétement :

« Des recensions comme ça, on rêve d’en avoir plus souvent. Bravo pour la mise en lumière inspirée d’un livre apparemment lumineux (je confirmerai quand je l’aurai lu). ».

Néanmoins, je le « reblogue » ici, car, suite à l’article

Simone Weil et Bernanos, signe d’une insuffisance ou illustration de la théorie mimétique de René Girard – l’Association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle

où, en le présentant sur LINKEDIN, j’ai écrit « … si  l’on ne voit pas que « La violence et le sacré » est une œuvre anthropologique et qu’une rupture épistémologique, qu’a bien vu Lucien Scubla, s’est produite ensuite chez René GIRARD, qui justifie les critiques de Jérôme Thélot et….les miennes. » et dans l’article « comprendre autrement …ce rapprochement (entre Bernanos et Simone Weil) afin de refonder la théorie mimétique, grâce à Simone Weil »,

il est nécessaire de connaitre une autre utilisation, atypique, des réseaux sociaux. Comme le livre de Tania de Montaigne est une illustration complète de la théorie mimétique de René Girard, (1) c’est comprendre que la théorie mimétique ne peut intégrer cette utilisation atypique, pas plus qu’actuellement elle n’intègre une « rencontre anti-rivalitaire ».  

J’ai utilisé LINKEDIN, à partir d’avril 2022, pour consulter des professionnels de l’immobilier, car je n’arrivais pas à comprendre les réactions du syndic de notre copropriété, FONCIA, à mes signalements  d’ « anomalies comptables » …

 J’eus des réponses à cette consultation, et j’ai compris qu’il n’y avait rien à comprendre : FONCIA avait conscience des anomalies, mais ne chercheraient pas à les corriger… et ne me répondrait que si j’acceptais au préalable, de reconnaitre que ces anomalies n’étaient que des erreurs individuelles à traiter avec chaque copropriétaire individuellement et uniquement individuellement

Après cet épisode, survient l’AG 2022, qui décide une augmentation du budget 2022 ‘ « L’Assemblée Générale décide de réajuster le budget de l’exercice en cours se décomposant comme suit pour faire faces aux travaux entretien des VMC »   mais ces travaux étaient comptabilisés en charges, « Charges Chauffage cat.791 : 17 500 € » qui sont les charges de maintenance des chaudières individuelles pour les copropriétaires, ayant souscrit à un contrat collectif.    Elles n’étaient donc payées que par ceux qui avaient souscrit à ce contrat.

Sûr, donc que la comptabilité était frauduleuse sur ce poste, j’écris, le 28/06/2022 « j’attendrai vos explications pour régler les PROV/CHG COURANTE 01/07/2022 et le SOLDE CHARGES au 31/12/2021. En effet, est inclus dans les charges : CHARGES CHAUDIERES… »

FONCIA annonce, 04 juillet 2022, qu’« Une anomalie a été détectée sur vos appels de fond du 1ler juillet 2022. Ceux-ci doivent être recalculés pour tenir compte de l’ajustement du budget 2022 voté en assemblée générale. En effet la somme prévue pour les travaux d’entretien des caissons VMC n’a pas été répartie à l’ensemble des propriétaires comme elle l’aurait dû. Nous vous demandons donc de ne pas régler le 1ler document reçu (date du 17/06/2022) » 

Mais, au 1 octobre, date du denier appel de fonds de 2022, FONCIA n’avait toujours pas régularisé, gardait les sommes encaissées, sans réaliser les travaux, ni manifester.

La seule option était de convaincre les autres copropriétaires de changer de syndic …., sans avoir à « voir individuellement » chaque copropriétaire. Convaincu que l’arrivée d’un nouveau syndic honnête mettrait naturellement en lumière une pratique de comptabilité frauduleuse.

En cohérence avec la recherche, que j’avais entrepris dans cette copropriété, je procédais ainsi :  

Je refusais de payer les charges de copropriété et seul un autre copropriétaire me suivit, alors que tous avaient reçu la lettre de FONCIA. J’en déduisais que

  1. FONCIA avait raconté une autre version que sa lettre aux autres copropriétaires
  2. Mais qu’il les savait aussi fausses que les sommes réclamées aux copropriétaires, au troisième trimestre.

Donc, il ne pourrait tenter de recouvrer les sommes que moi et l’autre copropriétaire refusait de payer.

Il suffisait de le faire savoir sur LINKEDIN, en étant indifférent aux réactions provoquées (haine, likes, commentaires de « trolls »…j’eus droit à une tentative de meurtre), pour montrer que FONCIA ne pouvait rien contre nous (moi et l’autre copropriétaire)

Un autre syndic fut nommé, véritablement gestionnaire, et honnête.

FONCIA ne comprit toujours pas que, une fois leur mode de fonctionnement découvert, mon utilisation de LINKEDIN n’avait qu’un seul but : changer de syndic.  

 FONCIA refusa de donner les archives comptables et bancaires, rendant impossible pour le nouveau syndic de vérifier nos deux comptes.

Parallèlement le nouveau syndic refusa de payer le prestataire, assurant l’entretien des chaudières et des VMC, tant qu’il n’aurait pas justifier les factures qu’il présentait. Il ne put ou ne voulut pas le faire et préféra accepter de ne pas être payer, sans réagir et sans protester, et que la copropriété choisisse un nouveau prestataire.

Résultat : les copropriétaires votèrent une résolution pour agir en justice contre FONCIA

Ils purent, ainsi, mettre en commun les mails échangés avec  FONCIA sur le sujet de l’entretien des chaudières, et découvrirent une volonté manifeste de tromper les copropriétaires et, par ces manœuvres trompeuses, d’isoler le copropriétaire (moi) afin que ces travaux soient acceptés….

J’avais d’abord estimé improbable la participation de FONCIA à la tentative de meurtre (j’avais d’ailleurs porté plainte contre X, tout à la liant à mes « alertes »), puis jugé possible.

Aujourd’hui, avec  les éléments que j’apporte ci-après, l’hypothèse que FONCIA ait commanditée cette tentative devient vraisemblable.

En écrivant cela, je montre simplement que  ce résultat est dû à mon comportement atypique et à l’incapacité de FONCIA d’intégrer un comportement atypique.

Et si Jean-Marc BOURDIN cite (1), dans son article, Tania de Montaigne «  Girard redevient explicite : “Pour que l’unanimité soit parfaite, il faut que la victime y participe. Il faut qu’elle ajoute sa voix à l’unanime voix qui la condamne”. », c’est que la théorie mimétique n’intègre pas ce type de comportement atypique.

Mais Simone Weil le fait.

Ma recherche-intervention dans une copropriété avait pour but principal l’utilisation des théories de René Girard pour expliquer des phénomènes réels de société.

L’intervention de FONCIA permet de critiquer certains aspects de la théorie mimétique et de refonder ainsi cette théorie avec l’apport de Simone Weil.

Exposer les nouveaux développements de « l’affaire FONCIA LYON » permettra aux lecteurs curieux et intéressés de comprendre les deux articles exposant cette refonte et qui suivront la dernière journée du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité », le 2 juin.

Eléments rendant vraisemblable l’hypothèse de FONCIA commanditant une tentative de meurtre

  1. Mail de FONCIA du 1 août 2022 : Refus de régulariser un copropriétaire avec des arguments contredisant la lettre envoyée à tous les copropriétaires et jamais démentie
  2. Mail de FONCIA du 3 décembre 2022 : Autre  versionpour le conseil syndical, contredisant la lettre envoyée à tous les copropriétaires et jamais démentie

D’autres versions existent…

Et, surtout, ces travaux avaient été proposés en 2021, alors que j’étais président du conseil syndical. Je les avais refusés, ainsi que le « nouveau » contrat proposé par ce prestataire, entretenant des chaudières individuelles

Et la mise en commun de ces mails est « éloquente »

La gestionnaire de FONCIA écrit en avril 2021 à ce prestataire

« Pourriez-vous prendre attache avec M. A. M., membre du conseil syndical et résidant à l’allée 1 Charles de Gaulle svp ? Il remet en cause le devis proposé auquel est soumise l’acceptation de la proposition de contrat… Je souhaiterais donc que vous puissiez échanger avec lui et si nécessaire que nous fassions un RDV sur place.

J’aimerais avancer sur ce dossier, le président du CS nous met un peu des bâtons dans les roues..

Le prestataire répond « Mon chef d’équipe, à l’origine des visites sur site étant en congés cette semaine je lui demande de prendre contact dès son retour avec M. A. M »

Et la gestionnaire réplique

« Ah zut, mon président de CS est également absent cette semaine et j’aurais aimé profiter de son mode « off » pour avancer… Pouvez-vous juste appeler M. A.M. pour lui indiquer que M. R. le contactera semaine prochaine svp ? Ca n’a l’air de rien mais ça pourra nous faire avancer je pense. Merci ! Cordialement, »

Par mail du 28 février 2022, suite à une interrogation judicieuse d’une copropriétaire sur  une ligne comptable, montrant l’existence d’un contrat avec un fournisseur A. entretenant les caissons VMC, la gestionnaire de FONCIA répond en déviant sur le fournisseur P., qui conditionne l’entretien des VMC à des travaux

(1) Jean-Marc Bourdin cite dans son article, un passage de Un violent désir de chaleur humaine « ce qu’invente la meute numérique, grâce aux écrans, c’est qu’il n’y a même plus besoin d’être physiquement au même endroit pour faire groupe, il suffit simplement d’avoir en commun le même objet de détestation. […] la mise à mort devient d’autant plus irréelle”. Et la victime finit par se sentir responsable et même coupable. Elle recherche ce qu’elle a bien pu faire pour déchaîner la haine : “Je deviens responsable de ce qu’on me fait”. A ce stade, la référence à Girard redevient explicite : “Pour que l’unanimité soit parfaite, il faut que la victime y participe. Il faut qu’elle ajoute sa voix à l’unanime voix qui la condamne”. »

Humour british ? Belge ? Français ? Atypique ?

Rapprochement entre plusieurs articles :

Le premier vient de l’ U.K. et est classé dans la catégorie humour. C’est, en réalité un dessin !

et un post du psychiatre Michael Sikorav, MD, renvoyant à un de ses articles « Autisme et Accident Vasculaire Cérébral »

https://www.linkedin.com/posts/michael-sikorav-md-490899208_un-bon-exemple-de-ce-qui-ne-va-pas-avec-les-ugcPost-7458065237716566016-tnDS?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAUZdQ8BUQfOn0jtGq2LYO79xy5qSRsQTXQ

qui écrit

· « Je continuerai de me battre contre tout ce qui, à mon avis, dilue les ressources déjà très faibles des patients atteints de maladie mentale sévère.
L’autisme invisible, les décisions gouvernementales pourries, le dispositif Mon soutien psy, etc.
Vous avez bien sûr le droit de ne pas être d’accord »

La conclusion pourrait être  Et vous trouvez ça drôle ?

Cela pourrait être: Tout cela a-t-il un sens ? Qui sait ?

Humour british ? Belge ? Français ? Atypique ?

Rapprochement entre plusieurs articles :

Extrait: Explication en bas de page « C’est le Conseil économique …, qui a organisé cette Convention. Pour piloter ce dispositif, le CESE a désigné un Comité de Gouvernance, présidé par Claire Thoury, membre du CESE. »,

un article du CESE: Claire Thoury, nouvelle Présidente du CESE | Le Conseil économique social et environnemental

Extrait du Discours d’investiture de Claire Thoury

« Chères conseillères, chers conseillers,
Cher Thierry Beaudet, 
Chers anciennes conseillères et anciens conseillers ici présents,
Chers toutes et tous,

Quel honneur. Quel immense honneur.

Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. C’est tout aussi vrai pour notre pays que ce ne l’est pour notre Conseil. (…)

Et parce que nous sommes républicains mais aussi démocrates, parce que nous représentons plus que nous-mêmes, nous nous devons d’être exemplaires, nous nous devons de toujours penser au-delà de nous-mêmes, nous nous devons de beaucoup travailler pour donner à voir ce que la France a de plus beau, a de plus ancré, a de plus fort. Nous le ferons en assumant et en nommant les difficultés mais sans jamais se résigner. Nous avons une chance immense. Nous sommes 175 parmi 67 millions, soyons conscients de cette chance, de cet honneur et de cette responsabilité. Je vous remercie. »

Un post de LINKEDIN https://www.linkedin.com/posts/anne-chatain-0a6307291_jai-particip%C3%A9-ce-matin-au-premier-bureau-share-7463199215930765312-jjeh?utm_source=share&utm_medium=member_desktop&rcm=ACoAAAUZdQ8BUQfOn0jtGq2LYO79xy5qSRsQTXQ

Extrait de l’annonce d’Anne Chatain, auteure du post « J’ai participé ce matin au premier Bureau de la nouvelle mandature du Conseil Economique Social et Environnemental.
Je suis très fière d’y représenter la CFTC et d’y porter les intérêts des travailleurs, fonctionnaires, salariés et indépendants, qui nous font confiance. (…)

j’aurai à coeur de défendre les travaux de cette institution démocratique hautement indispensable à faire entendre la voix des citoyens.
(…)Ses éclairages font grandir les débats et nourrissent la prise de décision des pouvoirs publics.
Ses convention citoyennes permettent des prises de conscience et la rencontre des points de vue. »

Dernier article à rapprocher

Extraits « Je continuai jusqu’à la réception d’une lettre « mythique » (dans le sens de René GIRARD où la violence est recouverte d’un voile pudique de mensonges lénifiants cachant sa nature), signée Anne CHATAIN, la présidente de la section CFTC Postes »

Et vous trouvez ça drôle ?