Désir d’être des « neuroatypiques »!

C ‘est la semaine de l’éducation spécialisée, de l’autisme, du TDAH, de la dyslexie et des autres handicaps et le mois de sensibilisation à toutes ces difficultés.
En l’honneur de tous les enfants qui luttent tous les jours pour réussir et de leurs parents qui font tout pour les aider au quotidien. Et même de ceux qui sont devenus adultes luttent toujours, je vous propose le livre récent du troisième livre de Paul Ducay, co-écrit avec sa mère, Claude, sur les problèmes gravissimes rencontrés dans l’éducation et l’accompagnement de mon frère autiste, JM. En cause : maltraitances physiques et morales à l’école publique ; persistance d’un lobby psychanalytique pourtant récusé par la Haute Autorité de Santé ;

Aujourd’hui, je peux décrire la méthode de ce « petit » lobby très minoritaire, y compris chez les psychanalystes, pour diffuser la haine, d’abord  chez les psychanalystes, et au-delà chez les psychiatres, et à l’ensemble de la société.

1- Clément Fromentin publie un Post | LinkedIn avec un document Communiqué du Printemps de la psychiatrie TND : Trumpisation Neuro-Développementale 22 février 2026. Une phrase diffamatoire est insérée dans ce manifeste :  « Première phase en novembre 2025 avec le dépôt au Sénat d’un amendement qui vise à interdire la psychanalyse par des sénateurs liés au lobbys FondaMental »  Sur le site du printemps de la psychiatrie, on trouve des manifestes avec la même mise en page, mais pas celui-là.(1). Par un autre détail, le soupçon d’un faux document est parfaitement légitime.

 2- Une tribune paraît dans Libération signée par P. Landman, avec des fausses informations (fake news) sur la Haute Autorité de Santé.

3- Geneviève Henault publie un Post | LinkedIn transformant cette tribune en trouvant une formule percutante pour une attaque plus efficace contre la Haute Autorité de Santé. ❝ 𝗟𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘀𝗲𝗿𝗮-𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗽𝗮𝘆𝘀 𝗮̀ 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗮𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗱𝗼𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗰𝗹𝗶𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲 ? C’est bien ce qui se produira si la Haute Autorité de santé (HAS) maintient sa récente décision faisant de la psychanalyse une méthode dite « non recommandée » pour l’autisme.

4- Geneviève Henault publie de nouveau, un Post | LinkedIn utilisant cette tribune et ses fausses informations avec la phrase diffamatoire du manifeste (du printemps de la psychiatrie ?). « [Non recommandation de la psychanalyse dans le champ de l’autisme] X (ndlr: la manipulation est visible, ce psychanalyste n’étant pas, à notre connaissance, partie prenante de ce lobby, aussi nous le nommons X. ) et Patrick Landman discutent de la convergence d’intérêts opportunistes économiques, politiques, idéologiques, au nom de la science.

D’après P. Landman, une 𝗼𝗹𝗶𝗴𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝗲 a pris le pouvoir à la tête de la Haute Autorité de Santé dans le domaine de la psychiatrie et travaille dans le sens de 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗶𝗺𝗶𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗮𝗻𝗮𝗹𝘆𝘀𝗲 dans le champ de l’autisme. »

5- La concrétisation de cette manipulation se fera ou ne se fera pas (c’est le but de ce dévoilement) le 28 mars. C’est là encore Geneviève Henault qui nous avait donné le programme officiel de ce meeting Post | LinkedIn. Ce meeting est soutenu par de nombreux pans de la société, dont la CGT, syndicat dont je suis membre. Le dévoilement de cette manipulation vise à alerter pour que ce meeting, qui sera aussi préparé par une conférence de presse, où interviendra Geneviève Henault, ne soit utilisé (et donc « saboté » ) pour une attaque contre la Haute Autorité de Santé et sa recommandation du 8 janvier 2026 « Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent », adoptée par le Collège (ndlr : de la Haute Autorité de Santé)

« Les interventions globales recommandées sont développementales et comportementales. Elles débutent le plus précocement possible, dès les premières interrogations diagnostiques, et se poursuivent durant l’enfance et l’adolescence avec une vigilance accrue lors de la transition à l’âge adulte. »

La manipulation est donc bien prouvée : il n’y a aucune interdiction d’une quelconque pratique

Ci-dessous, l’article initial, ayant eu comme but de rentrer en contact avec des psychiatres. Le but a été atteint, la diffusion plus étendue que prévue. Mais cet article relatant des faits passés ne pouvait arrêter cette campagne de lobbying.

Pour illustrer le titre de cet article, j’apporte un témoignage personnel sur des temps que les moins de quarante-cinq (âge des seniors en entreprise) ne connaissent pas et ne peuvent comprendre.

Un psychanalyste, Bruno Bettelheim, s’était rendu célèbre par la publication de livres où il explique les théories sur les causes de l’autisme. Elles ont été abandonnées, mais ont perdurées très, très, trop longtemps en France. Il reprend le terme et le concept de « mère réfrigérateur » avec l’idée d’une cause acquise et relative à la mère.

Enfant et adolescent, j’ai entendu les mots autisme, autour de moi. La seule théorie à disposition, celle de ce pseudoscientifique, m’a fait rejeter ce mot, un peu rapidement, comme ne me correspondant pas, me laissant à mon désir d’être de l’enfance (mes cauchemars d’endormissement : une plongée dans le néant) puis les angoisses de l’adolescence.

Autocentré (plus qu’un neurotypique), je ne me suis pas soucié de l’effet de ces théories sur ma mère, ni même de savoir si elle en avait conscience.

Ce n’est qu’à sa mort, en 2006 (j’avais 52 ans) que j’ai pris conscience de sa détresse…

Mais j’ai compris, aussi, qu’elle comprenait que je n’étais pas un être « indifférent » et que son regard sur l’autisme avait acquis, à ce moment-là, une perception bien plus pertinente que tous les scientifiques.

Pourquoi raconter cet épisode intime ?

Parce que :

L’amendement 159, discuté dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, proposait que les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ne soient plus remboursés par l’Assurance maladie.

Cet amendement a provoqué une mobilisation importante parmi les syndicats et associations de professionnels de la santé,

L’amendement 159 a finalement été rejeté.

A alors été diffusé sur les réseaux sociaux, le discours de  la sénatrice Jocelyne Guidez, porteuse du texte, à l’occasion de ce rejet et avertissant que « le combat continue », Les opposants à cet amendement interprétant ce discours comme « laissant entendre que la question pourrait resurgir sous d’autres formes. »

Elle a aussi motivé son amendement, en liant son combat au mal que la psychanalyse a fait en France sur les parents d’enfants autistes. La sénatrice en pleurait lors de son intervention.

Les posts de diffusion de la vidéo du discours de la sénatrice ont amené des commentaires haineux, doutant de la sincérité de  ses larmes et présentant les associations soutenant cette association comme des « nuisibles » à combattre. Ces commentaires n’ont pas été modérés.

d’où les premières versions de ce post et de l’article permettant par la réaction d’un psychiatre interpellé que ce manifeste est manifestement le fait d’une minorité et que la majorité des psychiatres, psychologues et psychanalystes ne peuvent   être d’accord avec ce genre de phrase diffamatoire. Perdue au milieu d’un texte très bien rédigé, elle a dû passer inaperçue aux yeux de ceux qui ont réagi à ou dans ce post, comme Geneviève Henault

2 commentaires sur “Désir d’être des « neuroatypiques »!

  1. Geneviève Henault a quitté Linkedin, après la parution de cet article. Vous ne pourrez pas voir ses posts. Le message est passé….Comme le but de cet article était double « C ‘est la semaine de l’éducation spécialisée, de l’autisme, du TDAH, de la dyslexie et des autres handicaps et le mois de sensibilisation à toutes ces difficultés.
    En l’honneur de tous les enfants qui luttent tous les jours pour réussir et de leurs parents qui font tout pour les aider au quotidien. » je vous propose cette vidéo, publiée il y a deux semaines !

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