René Girard et Simone Weil ! Le séminaire Violence et vérité s’enrichit avec deux nouvelles  conférences, toujours remarquables !

Vous pouvez visionner ici les conférences du séminaire, qui se terminera le 2 juin :

Jeanne Fayol : « Simone Weil et René Girard, lectures de Durkheim et constructions du concept de communauté »

Cette jeune chercheuse « prometteuse » (il suffit d’écouter sa conférence pour en être convaincu) a précisé au début qu’il ne s’agira pas tant de construction du concept de communauté que des moyens par lesquels la praxis politique peut faire du collectif une communauté.

Jérôme Thélot : « Questions de poétique » , professeur émérite de littérature française à l’Université de Lyon 3

Ces deux conférences ont en commun de nous présenter une image différente de Simone Weil et de parler aussi du langage…

J’ai donc choisi une image inhabituelle de Simone, pour illustrer cet article, en annonçant que cette interrogation du langage sera un des thèmes des prochains articles, en lien avec ce séminaire.

Dans l’article

Désir d’être : Simone Weil et René Girard face à la Tradition catholique ! La mort de Jésus, sacrifice, Sacrifice ou non-sacrificielle ?

J’écrivais que « les premières conférences de ce séminaire Simone Weil et René Girard ont montré les interrogations de l’organisateur (en fait Jérôme Thélot) sur les liens avec la théologie dans la recherche de René Girard et une réponse épistémologique de Pierre Yves Gomez, qui devrait être questionnée »

Dans la conférence, il fait plus que la questionner. Il ne rejoindrait peut-être pas mon affirmation « C’est la preuve que la démarche scientifique de Simone Weil est solide et que celle de René Girard est dans une impasse.« , mais il transforme Girard en philosophe, critiquant sa démarche d’anthropologue.

Il aurait entièrement raison, si l’on ne voit pas que « La violence et le sacré » est une œuvre anthropologique et qu’une rupture épistémologique, qu’a bien vu Lucien Scubla, s’est produite ensuite chez René GIRARD, qui justifie les critiques de Jérôme Thélot et….les miennes.

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