
Mon dermato a pris sa retraite, il y a quelques années. Et, malgré des lettres de ma médecin traitant, je compris que ne voulant pas me faire épiler, ni détatouer, mais simplement contrôler mes « grains de beauté », ce serait une galère. Ce le fut. Je ne vous la raconte pas Mélisande Queïnnec le fait beaucoup mieux dans un article de France Info.
« Trouver un dermatologue relève souvent du parcours du combattant. À Bourneville-Sainte-Croix, dans l’Eure, une pharmacie organisait, ce vendredi 12 juin 2026, une journée de dépistage gratuit des mélanomes à l’aide d’un dermatoscope. Un outil qui pourrait sauver des vies. »
A Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise (Merci Monsieur le Maire, Gilles Gascon), quatre pharmacies ont adopté ce dispositif.
Ayant constaté une très légère évolution d’un grain sur la poitrine, je saisis cette opportunité.
Quelques jours après, je reçus un appel du Centre Léon Bérard, institution lyonnaise à la pointe de la recherche sur le cancer. La pharmacie, ainsi que ma docteure, me rappela, quelques semaines après, pour savoir si le centre m’avait contacté. Le sérieux est donc présent.
Je fus examiné complétement et le spécialiste me préleva pour examen ce « grain sur la poitrine ». Et me fit une ordonnance/certificat « Interdiction d’exposer au soleil la cicatrice pendant 18 mois«
Le résultat arriva: j’avais un mélanocyte, précurseur d’un mélanome (au stade vraiment débutant), donc un risque vraiment « minimum »… Et je bénéficiai d’un suivi…J’avais expérimenté dans ma chair, la solution pour trouver un dermato en quelques jours !
Je pouvais reprendre mes activités, presque quotidiennes, de piscine. Les « Lyonnais » bénéficient d’une piscine extérieure, toute l’année.
Je me présentais, auprès de deux maitres-nageuses, munis du certificat et d’un maillot « Lycra » pour le buste. Le pansement était encore présent, et, pour elles, il n’y avait aucun problème. Elles ont préféré, néanmoins téléphoné à leur direction qui a refusé. J’ai constaté, ensuite, que ce refus était général dans les piscines de la Métropole de Lyon.
Je pus rencontrer un membre de cette direction, qui m’expliqua
- Que les certificats, même signés par un médecin, pouvaient être falsifiés « Prendre un tampon de Léon Bérard, et faire des certificats « bidons » est extrêmement facile pour un ado de 15 ans »
- Comment nager le crawl pour ne pas exposer la poitrine au soleil
Je me retins d’éclater de rire (par charité…chrétienne ou non) et ne pouvant répliquer à une telle puissance argumentaire, qu’un bredouillement « je vais réfléchir » …(à Ma solution)
Une de mes devises est « On me ferme la porte, je passe par la fenêtre (pose d’un pansement). – En appliquant la technique de nage du directeur, c’est peut-être possible, mais quand j’ai voulu accélérer, j’ai repris d’instinct la « mienne » et le pansement se décolla- il me fallait passer par le toit, au besoin en me faisant une aide, qui me fut fournie par une jeune « collègue » du coworking « Le Simone », connaissant mon atypisme (ou c… puisque j’ose tout) Mettre un « bandeau/haut de maillot » sur la poitrine.
Depuis, je vais régulièrement à la piscine extérieure du Rhône.
Aujourd’hui, mercredi des employés de la ville de Lyon étaient présents et m’entendirent expliquer la raison de cette tenue. L’un d’eux intervint pour me dire qu’il militait pour l’acceptation des maillots en lycra.
J’ai donc pensé que je pouvais donner un coup de pouce à ce militant contre les discriminations cachées et pour la diversité de peau.
J’ai voulu prendre un « selfie », mais à 72 ans c’était la « première fois » et je ne savais pas comment faire et ai donc trouvé la solution du miroir de la salle de bain.
Et vous trouvez ça drôle !
