
Est l’aboutissement des articles, nombreux, publiés sur ce site, ayant en commun le thème de l’autisme
Etudier l’autisme permet de répondre au souhait de Simone Weil, exprimé près de 90 ans plus tôt « Il faudrait une science qu’il fut impossible de détacher des hommes. Une telle science existerait peut-être (…), si on employait une méthode fondée sur l’analogie (…), où l’interprétation des phénomènes naturels serait exclusivement présentée sous l’aspect d’analogies successives, de plus en plus exactes, et cela en partant de la perception ». Etudier l’autisme représente ce point de départ, sur lequel peuvent s’appuyer d’autres sciences, comme l’anthropologie.
Cet aboutissement prépare l’article suivant qui va refonder la théorie mimétique de René Girard.
La création de l’association d’aides des victimes de souffrance au travail organisationnelle répondait à un besoin de comprendre ce qu’était le « harcèlement institutionnel » pour agir efficacement contre lui. Et, il était évident, pour moi de partir de l’Entreprise, où j’avais travaillé presque 40 ans, en décrivant un exemple personnel, vécu quinze ans auparavant, dans le deuxième article publié sur ce site
Et, il était évident, pour moi, que, me percevant différent (« neuroatypique »), je trouverai en moi, les éléments, permettant de confirmer mon intuition que la théorie mimétique de René Girard pouvait comprendre ce qu’était le « harcèlement institutionnel ».
Ce fut fait, presque aussitôt, dans
« En CE1, l’institutrice fit un devoir sur les divisions, qu’elle venait de montrer très rapidement. Seuls deux élèves eurent la moyenne (et même eurent tout justes) : Un redoublant et moi. Je ne compris pas la réaction (violente à mes yeux) de la maitresse : Placé devant toute la classe, je fus sommé d’expliquer les divisions. Peu loquace d’habitude, je devins muet. Triomphante, elle me fit faire des divisions au tableau. Je m’exécutais en silence et trouvais tous les résultats exacts.
Je fus remarqué de la classe et au-delà, de tous les élèves de la petite école primaire privée de Clermont-Ferrand, lieu de mon apprentissage primaire. Je passais, seul, mes heures de récréation avec mes centres d’intérêts successifs. Cette année-là, les autres élèves délaissèrent leurs jeux/bagarres, que je ne comprenais pas pour jouer avec moi : Tous les élèves m’encerclaient pour jouir du spectacle hautement réjouissant du très fort en gym me bombardant de coups. »
Je publiais une série d’articles, avec le mot autiste dans le titre, dans le seul but de recueillir de l’information pour mes recherches et confirmer mon hypothèse exprimée dans
Et si le triangle de la théorie mimétique était un quadrilatère dont le quatrième sommet (essentiel et oublié) était « Les Puissants »
Pour « tous » (« Girardiens ou non »), le fondement de la théorie est le désir mimétique exploré dans son premier livre paru en 1961. Mais
- Comment peut-on avoir conscience (parler…) du désir sans culture (symbolique…) ?
- Le mimétisme n’est pas propre à l’homme, le meurtre dans l’espèce l’est.
Je posais l’hypothèse que les phénomènes de rivalités et de violence étaient la base de la théorie mimétique, fondement et chronologiquement antérieur.
Poser cette hypothèse entraine quelques implications, dont :
- Le désir d’Etre est premier.
- Les rapports de domination entre individus et groupes sont une donnée anthropologique.
- Pour maintenir ces rapports, des « experts » (religieux dans les sociétés « primitives », c-à-d. médiateurs entre les Dieux et les Hommes) sont nécessaires.
Ce sont ces experts, liés aux dirigeants, que je nomme les Puissants.
Non seulement, je prétends prendre appui sur le réel, pour bâtir ces hypothèses mais aussi pouvoir observer les implications trouvées.
Voici la série d’articles, avec le mot autiste dans le titre :
Les réactions des différents publics, impliqués successivement par ces articles (La Poste, la CFTC, les syndics professionnels et le milieu de l’immobilier lyonnais social ou non, les disciples de René Girard regroupés dans l’association de recherches mimétiques), quels que soient leurs contenus, ont tous eu, en commun, le même biais cognitif. Mais c’est le syndic immobilier, FONCIA, qui alla jusqu’au bout de la logique, avec comme point de départ ce biais cognitif.
L’actualité récente montra que ce biais cognitif était présent aussi chez des Psy, ce qui a conduit à d’autres articles, sans le mot autiste dans le titre :
Ce biais cognitif, pouvait être donc montré. Ce fut fait, en reprenant les travaux de Laurent MOTTRON, dans le dernier article
De la théorie de l’évolution refondant l’explication de l’Autisme à une théorie de l’évolution sociale, refondant la théorie mimétique avec les apports de Simone Weil
Conclusion de ce dernier article, (préparée par les articles antérieurs sur l’autisme et « psy. ») permettant de montrer dans le prochain article (sans rapport avec l’autisme) que la théorie mimétique, comme la psychanalyse, a ce biais cognitif (= Chaque humain a besoin de médiateur pour percevoir son rapport à la réalité).
Mais les apports de Simone Weil sont faciles à intégrer et permettent d’éliminer ce biais cognitif et de refonder la théorie mimétique
En utilisant la théorie de l’évolution pour refonder l’explication de l’Autisme, Laurent MOTTRON a démontré que
- « L’autisme serait une adaptation à la modification de la priorité relative des informations que son appareil cognitif et émotionnel traite. Cela, sans impliquer d’altération de ces mécanismes ou la modification de ce contexte – juste leur application ailleurs. »
- Cette bifurcation ne pouvant pas être prise en compte par la psychanalyse, celle-ci n’a rien à dire et à faire sur l’autisme.
- la dissolution de la catégorie autiste dans la population générale et les autres atypies développementales.
J’ai montré dans l’article que cette dissolution d’une partie majoritaire des autistes était permise par l’acquisition d’une même façon de comprendre l’environnement, que je nomme neuroatypique. Simone WEIL en fait partie.