Ma conclusion du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité ». Seul l’apport de Simone Weil peut sortir la théorie mimétique de l’impasse constatée dans ce séminaire !

Vous avez pu suivre sur ce site toutes les conférences de Janvier à juin 2026 (1) du Séminaire « René Girard et Simone Weil. Violence et vérité » organisée par l’Association Recherches Mimétiques, l’Institut Catholique de Paris, Christine Orsini et Jérôme Thélot

l’Institut Catholique de Paris n’a pu conserver que les vidéos réalisées sur You Tube (2) (les premières conférences de janvier et les dernières de juin). La vidéo de juin est la seule présente sur le site de l’Institut Catholique de Paris

La dernière vidéo constate bien l’impasse, à laquelle la théorie mimétique se heurte

Aux demandes d’éclaircissements/critiques de Jérôme Thélot sur la nature de la recherche mimétique. « je voulais vous demander si vous ne pensez pas que toute cette hypothèse girardienne selon laquelle le processus d’hominisation dépend de la violence instauratrice, si vous ne pensez pas que cette hypothèse, elle est là pour justifier en retour l’idée de la divinité de Jésus, c’est-à-dire de la Christicité de Jésus de Nazareth, (…)

 « c’est pas du tout une hypothèse anthropologique(…) C’est très exactement ce qu’il faut appeler un crédo ou si on préfère un postulat. »

Qu’a dit Benoît Chantre, présenté, par Jérôme Thélot comme « l’âme de cette pensée (René Girard), de ce séminaire et d’ailleurs de cette entreprise elle-même »

Il a cité un entretien avec Jean-Claude GUILLEBAUD, jamais publié « Tous les logos de la violence parasitent le vrai, mais en le parasitant, ils en laissent tout de même passer quelque chose pour les malheureux hommes qui ne sont jamais complètement abandonné.

Donc, d’une certaine manière et à un certain niveau, on peut dire que toutes les religions sont vraies.

Elles ne deviennent sataniques qu’en contact avec le christianisme parce qu’elles se trouvent alors en face de leur propre vérité et qu’elles doivent passer à cette vérité.

Mon travail est donc une vision radicalement historique de l’avènement du religieux. Les hommes accèdent peu à peu une vérité qui transforme rétrospectivement leur passé. Autrement dit, on ne peut pas dire l’eucharistie est le terme d’une évolution qui commence avec le cannibalisme et nous retrouvons du cannibalisme dans l’eucharistie parce que le cannibalisme est la vraie origine. Non, la vraie origine c’est le Christ. »

Benoît Chantre commente ce passage « Le premier moment de cette remarque est proprement Weilien. Toutes les religions sont vraies. Le second est plus proprement girardien qui fait du cannibalisme une caricature » 

« L’exclusivisme judéo-chrétien que l’apologétique girardienne aura souvent trop souligné … » et en réponse à une question de Pierre Gillouard « y a un peu de Tertullian chez Girard quand même. Il a construit une apologétique Et il y a un exclusivisme judéo-chrétien chez Girard, je pense contre lequel va ce qu’il y a de Weillien en lui, »

C’est une reconnaissance implicite des critiques de Jérôme Thélot

Voici la vidéo complète (3)

Les questions de  Jérôme Thélot s’adressent à des spécialistes des sciences sociales.  Seul  Pierre-Yves GOMEZ l’était. Il a fait une conférence remarquable, mais ne connaissant pas les objections de Jérôme Thélot, ne  pouvait y répondre. Remarquable, car, en tant que chercheur en sciences de gestion, et donc, connaissant l’épistémologie, il a pu exposé les fondements épistémologiques de René GIRARD, ce que ce dernier n’avait jamais réalisé.

Il a ainsi, le premier, fait le travail préparatoire indispensable, si l’on veut sortir la théorie mimétique de l’impasse

Vous pouvez voir sa conférence (à partir de 46′ 22 »). Vous pourrez constater qu’il n’a pu le temps de parler de l’apport de Simone Weil.

Christine ORSINI, de l’association de recherches mimétiques, coorganisatrice de ce séminaire, ne veut pas s’associer (pour l’instant ?) à ce travail sur l’apport de Simone Weil à  la théorie mimétique.

Il revient donc à Lyon de le réaliser

  1. Le pôle de l’Université catholique de Lyon (UCLY) spécialiste de Simone Weil. La renommée internationale de de ce pôle  est liée à son fondateur, Emmanuel GABILLIERI et à ses travaux pionniers sur cette philosophe. De nombreux doctorants y ont été ainsi attirés
  2. Pierre-Yves GOMEZ à l’EM de LYON
  3. Jérôme Thélot, professeur émérite de littérature française à l’Université de Lyon 3
  4. Le café Le SIMONE

Le café Le SIMONE a réalisé en 2025/2026 un cycle sur la doctrine sociale de l’Eglise sous le regard de Simone Weil.

Pierre-Yves GOMEZ a été à l’origine du Groupe de recherche anthropologie chrétienne et entreprise (GRACE), programme interdisciplinaire et inter-universitaire non confessionnel et alternatif destiné à développer des analyses de l’entreprise en se fondant, non pas sur le soubassement libéral dominant (l’homo œconomicus), mais sur les représentations de l’homme portée par la doctrine sociale chrétienne

Il est aussi fondateur des Parcours Zachée (« la Doctrine sociale de l’Eglise dans la vie quotidienne »)

Le SIMONE va fêter ses 10 ans d’existence.

Depuis l’origine, j’ai été attiré par sa formule de café/coworking, et l’environnement humain et intellectuel stimulant qu’il proposait. Ce n’est qu’à la retraite (il y a cinq ans) que j’ai pu intégrer son espace coworking.

Il y a plus de 10 ans, j’avais terminé un Master 2 de gestion socioéconomique avec des cours d’épistémologie, assuré par l’immense professeur Henri Savall, qui vient de disparaître. Vous pouvez consulter le mémoire de fin de ce Master sur cette page

Vous pourrez constater que mon soubassement épistémologique, à l’époque, était la doctrine sociale de l’Eglise.

L’enseignement reçu d’Henri Savall m’a permis d’interroger en profondeur ces fondements, de découvrir René Girard et la théorie mimétique pour trouver, in fine, que l’aboutissement de mes recherches, permettant la refondation de la théorie mimétique en la transformant en théorie de l’évolution se trouvait chez Simone Weil.

Mon admiration avec cette philosophe s’est trouvé, en osmose, avec celle de cette artiste, chantant en solo dans l’oratorio « La passion de Simone ».

Mes articles sur cette recherche, qui mettent en question cette doctrine sociale de l’Eglise, ont eu un retentissement dans le milieu syndical (d’abord postier) et méritent une disputatio, qui suivra cet article

NOTES de bas de page :

(1) Voici ces articles. Les conférenciers, dont les vidéos ont été supprimées, ont la possibilité, s’ils le souhaitent de nous envoyer un « topo » de leurs conférences.

(2) YOU TUBE a maintenant son programme d’IA qui met le texte en même temps que l’image. Il est bien dommage que les vidéos de la plateforme VINEO aient été supprimées. En effet, cette plateforme avait une fonctionnalité « Transcription », où le texte de la conférence s’affichait avec une compréhension visible du texte. You tube transcrit des mots et des phrases, qui n’ont aucun sens.

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