Au cœur de la Violence !

La première forme de violence, que je connus, a été décrite dans l’article

« En CE1, l’institutrice fit un devoir sur les divisions, qu’elle venait de montrer très rapidement. Seuls deux élèves eurent la moyenne (et même eurent tout justes) : Un redoublant et moi. Je ne compris pas la réaction (violente à mes yeux) de la maitresse : Placé devant toute la classe, je fus sommé d’expliquer les divisions. Peu loquace d’habitude, je devins muet. Triomphante, elle me fit faire des divisions au tableau. Je m’exécutais en silence et trouvais tous les résultats exacts.

Je fus remarqué de la classe et au-delà, de tous les élèves de la petite école primaire privée de Clermont-Ferrand, lieu de mon apprentissage primaire. Je passais, seul, mes heures de récréation (…). Cette année-là, les autres élèves délaissèrent leurs jeux/bagarres, que je ne comprenais pas pour jouer avec moi : Tous les élèves m’encerclaient pour jouir du spectacle hautement réjouissant du très fort en gym me bombardant de coups. (…)

Ma réaction silencieuse, signe d’incompréhension, fut interprété par certains comme un grand courage. « On » m’apprit à rendre les coups….Et comme mon but était de retrouver ma tranquillité à lire …, je compris qu’il ne fallait pas chercher à assommer son adversaire, mais à être respecté (et craint) : prendre un œil au beurre noir et frapper jusqu’au saignement un nez (une lèvre…) ou vice-versa. « J’acquis en même temps », le goût du sport (judo, escrime…) et de la compétition. .(…)

En rentrant dans la vie active, cette connaissance (…) ne servit à rien. Je découvris d’autres jeux (psychologiques), encore plus violent »

En me retrouvant dans tant de scénarios différents, victime de violence collective, je cherchais en moi (« voyage dans le cerveau »), l’origine de cette violence., j’aurais dû « me sentir responsable et même coupable. » Mais je ne ressentais rien de tel. Je faisais donc fausse route. Comme vous pouvez le constater en lisant ces trois articles : quel que soit le scénario, ces différentes formes de violence ne pouvaient être expliquées par le modèle de René Girard.

Je cherchais donc une autre explication (toujours dans le cadre de la théorie mimétique)

En explorant d’autres domaines (la psychiatrie) et d’autres auteurs : Laurent MOTTRON, je trouvais la cause de ces gens atypiques, se trouvant au cœur de la Violence. Elle a été exposée dans l’un des derniers articles

« La compréhension du monde chez l’autiste, se fait par perception directe avec la réalité, (…) Sur 100 enfants autistes (…)10 ne présenteront plus aucune différence visible qui permette de les diagnostiquer autistes si l’on n’a pas accès à un informateur présent au début de leur vie (…)

La proportion des autistes qui ont un bon pronostic adaptatif dépend de l’information à laquelle ils ont accès. »

S’ils peuvent s’adapter, nous pouvons passer de la refondation de l’explication de l’autisme par Laurent MOTTRON à une définition « anthropologique »de la neuroatypie, car la perception directe avec la réalité  peut se retrouver, à l’âge adulte, chez des non autistes

Dans chaque situation de violence que j’avais rencontré, je découvrais des informations que des « personnes » détenant un « pouvoir » désiraient cachées. Et, en voulant les dévoiler à tous, je révélais à ces « puissants » ma connaissance de ces informations, bien avant d’avoir réussi à les divulguer.

Il est donc naturel, qu’ils cherchent à me faire taire. C’est ce que nous apprends FONCIA

N’est-ce pas le mécanisme qui a conduit Jésus à la Croix ? Il n’y a rien de nouveau, ce qui contredit une hypothèse fondamentale de René Girard et doit nous amener à refonder son modèle. …