Résultats des 2 Recherches/ Interventions : Autisme, Harcèlement, Théorie Mimétique, Modèle de Karpman et Analyse Transactionnelle Première Partie De quoi parle-t ’on ?

La raison du choix de cette BD pour illustrer les articles de ce thème sera donnée en deuxième partie.

« Seul un autiste peut oser prétendre contribuer à rendre la théorie mimétique de René GIRARD scientifique ! » A ce titre d’article, perçu par certains, à tort, comme une provocation, je rajoute que seule la  théorie mimétique de René GIRARD peut expliquer totalement le phénomène du harcèlement. Je vous le démontre, dans cette première partie, en définissant les thèmes de ma recherche.

Le HARCÈLEMENT, « tout le monde » en parle, donc « tout le monde »  sait le définir ! Est-ce si évident ?

Voyons comment il est  défini par  Alain CHIREZ, « HARCÈLEMENT MORAL », Encyclopædia Universalis : «  la notion de harcèlement moral, que l’on nomme aussi harcèlement psychologique ou psycho-terreur, procède d’abord d’un constat. Un rapport du Bureau international du travail (Violences au travail, 1998) établit que 11,2 p. 100 des Français et 8,9 p. 100 des Françaises se déclarent victimes d’agressions psychologiques et physiques dans leur entreprise. Avec l’Argentine, le Canada et la Grande-Bretagne, la France apparaît ainsi comme l’un des pays où la fréquence du harcèlement sur le lieu de travail est la plus élevée.

La notion de harcèlement ne semble pas, à première vue, relever du domaine législatif. Soumettre une ou plusieurs personnes à d’incessantes petites attaques, à des demandes, des critiques ou des réclamations continuelles, selon la définition du Grand Larousse, relève plus de la tactique guerrière (on parle de tirs de harcèlement) ou de techniques psychologiques que du phénomène juridique. »

IL est paradoxal qu’un constat récent d’un « phénomène » se soit vu reconnaitre et observer internationalement, en si peu de temps, avec une traduction dans la législation de nombreux pays. En effet, ces législations n’ont pas retenu une seule et même définition.

En France, comme dans nombre d’autres pays, aussitôt la législation écrite, les cas ont été très nombreux et les tribunaux ont rapidement constaté une multitude de cas. Voici les références de quelques-uns de ceux qui ont fait l’objet  d’une décision de la Cour de Cassation.

Harcèlement moral

  1. Cass Soc. 10/11/2009 n° 08-41.497
  2. Cass Soc 08/03/2017 n° 15-24.406
  3. Cour d’appel de Montpellier 5/09/2012 n° 11/01951 06/06/2012 n°11/08153.
  4. Cass Soc 06/12/2017 n° 16-10.885
  5. Cass Soc 07/02/2012 n° 10-18.035
  6. Cass Soc 02/11/2016 n° 15-20.916
  7. Cass Soc 30/10/2013 n° 12-15.72

Harcèlement sexuel

  1. Riom 2/04/2019 RG n° 18/00645
  2. Cass Soc. 25/09/2019 n° 17-31171

Réagir à une alerte et prévenir

  1. Cass Soc 29/06/2006 n°05-43.914 obligation de résultat
  2. Cass Soc 08/03/2017 n° 15-24.406 : DRH condamnée pour inaction après alerte.

Ces deux décisions sont des exemples d’arrêts ayant un impact organisationnel, comme l’ont compris BOUVILLE Gregor, CAMPOY Eric, « Une approche organisationnelle du harcèlement moral », @GRH, 2012/3 (n° 4), p. 53-78. DOI : 10.3917/grh.123.0053. URL : https://www.cairn.info/revue-agrh1-2012-3-page-53.htm

« Chaque procès 1 ouvert pour motif de harcèlement moral repose la question suivante aux juges, aux médias et au public : s’agit-il d’un problème de relation entre deux individus (un bourreau et une victime) ou de la manifestation d’une organisation pathogène ? Le débat n’est pas clos. L’approche organisationnelle du harcèlement moral est, en outre, clairement mentionnée dans l’accord national interprofessionnel sur le harcèlement et la violence au travail du 26 mars 2010, signé par plusieurs organisations syndicales (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT-FO, CGT)

« Les phénomènes de stress lorsqu’ils découlent de facteurs tenant à l’organisation du travail, l’environnement de travail ou une mauvaise communication dans l’entreprise peuvent conduire à des situations de harcèlement et de violence au travail plus difficiles à identifier »

Ce faisant, le harcèlement moral est assimilé au stress, rendant sa définition plus floue, ce qu’a souligné PEREIRA Brigitte, « Du harcèlement moral au harcèlement managérial. Les limites de l’objectivation légale », Revue française de gestion, 2013/4 (N° 233), p. 33-54. DOI : 10.3166/RFG.233.33-54. URL : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2013-4-page-33.htm:

Paradoxalement, ce flou n’a pas empêché une abondante revue de littérature universitaire :

LORIOL Marc, « Les dimensions collectives des risques psychosociaux et de la souffrance au travail », Raison présente, 2021/2 (N° 218), p. 17-26. DOI : 10.3917/rpre.218.0017. URL : https://www.cairn.info/revue-raison-presente-2021-2-page-17.htm

VAVASSORI David, HARRATI Sonia, « Lecture clinique du harcèlement au travail », Psychothérapies, 2015/4 (Vol. 36), p. 241-249. DOI : 10.3917/psys.154.0241. URL : https://www.cairn.info/revue-psychotherapies-2015-4-page-241.htm

ZAITSEVA Valeriia, CHAUDAT Pierre, « Les déterminants organisationnels du harcèlement moral : une analyse d’une revue actualisée de littérature », Management & Avenir, 2016/2 (N° 84), p. 115-134. DOI : 10.3917/mav.084.0115. URL : https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2016-2-page-115.htm

DESRUMAUX Pascale, HELLEMANS Catherine, MALOLA Pascal et al., « How do cyber- and traditional workplace bullying, organizational justice and social support, affect psychological distress among civil servants? », Le travail humain, 2021/3 (Vol. 84), p. 233-256. DOI : 10.3917/th.843.0233. URL : https://www.cairn.info/revue-le-travail-humain-2021-3-page-233.htm

GIRAUD Laurent, CHOUKI Mourad, FRIMOUSSE Soufyane et al., « Violence psychologique, implication organisationnelle et transfert des connaissances : le cas des seniors », Revue de gestion des ressources humaines, 2019/3 (N° 113), p. 23-45. DOI : 10.3917/grhu.113.0023. URL : https://www.cairn.info/revue-de-gestion-des-ressources-humaines-2019-3-page-23.htm étude quantitative menée auprès de 270 banquiers tunisiens.

Mais ces recherches sont des recherches dites « quantitatives » (analyse de données par des méthodes statistiques) ou dites « littératures » (analyse comparée et critique des textes antérieurs de chercheurs ayant publié sur le thème étudié). Mais les cas étudiés ne sont que des cas de harcèlements individuels, à travers l’étude des décisions de justice ou des cas rencontrés dans des consultations chez les psys…Il est logique que la notion de harcèlement, causé par l’organisation, soit critiquée et non retenue par la majorité des chercheurs.

Une exception avec cet article relatant une expérience de « recherche participante » par une psychologue belge, devenue conseillère en prévention-risques psychosociaux au Ministère de l’intérieur de Belgique. BOOL Annette, « L’accroissement des plaintes pour harcèlement moral, est-il inhérent au NPM ? », Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels, 2014/50 (Vol. XX), p. 155-198. DOI : 10.3917/rips1.050.0155. URL : https://www.cairn.info/revue-internationale-de-psychosociologie-de-gestion-des-comportements-organisationnels-2014-50-page-155.htm

Présentation : Pour satisfaire les exigences accrues du New Public Management (Concrètement, cela signifie que des services entiers sont remaniés, transformés, transférés, voire supprimés au profit d’autres services et/ou unités), les supérieurs doivent mettre la pression sur leurs subordonnés decrescendo…, ultime moyen pour se protéger : la plainte pour harcèlement. Le cas de 8 plaintes déposées au sein d’une grande organisation francophone de régulation service de prévention où travaille l’autrice de l’article).

Résultats :  le « harcèlement » n’est guère conforme aux thèses portées par la littérature. Le plus souvent il est la conséquence d’une situation conflictuelle qui a fini par se dégrader au fil du temps. Et progressivement, ce conflit devient un hyper conflit touchant l’ensemble des collègues d’un service. L’origine du phénomène de harcèlement n’est donc pas tant liée à la personnalité du plaignant ou de la personne mise en cause mais plutôt de la capacité de résoudre un désaccord fondamental entre deux personnes. Par ailleurs, il nous semble que si l’on peut affirmer que les gens deviennent harceleurs d’une part, et que des personnes ont le sentiment d’être harcelé d’autre part, ce n’est pas tant lié à l’action d’individus pervers et/ou du fait de la personnalité de leurs vis-à-vis qu’en raison de personnes mis en présence l’une de l’autre dans un contexte professionnel donné, et se retrouvant dans une situation, les uns comme les autres, de pression telle qu’ils ne peuvent pas ne pas devenir à la fois harceleur et harcelé, avec des degrés divers selon leur position dans le système.

Elle écrit, après avoir repris la définition légale du harcèlement moral, cette réflexion intéressante : «  Si l’intérêt et les lois en matière de harcèlement sont relativement récents, ce phénomène semble, par ailleurs, avoir toujours existé dans les sociétés humaines. L’amour romantique et passionnel, à travers les âges, suggère que « la folie et l’obsession » conduisent à poursuivre l’objet d’amour. La poésie, la littérature, les chansons et les récits décrivent à merveille ces élans passionnés et obsédants du cœur. L’acte est qualifié à la fois de terrible, d’ironique mais aussi d’héroïque. Ce paradoxe explique peut-être l’ambivalence avec laquelle ce phénomène est vécu par la société. »

La discussion sur cette publication sera entreprise en deuxième partie. Notons simplement que sa réflexion « entre en résonance » avec la théorie mimétique de René Girard (cf. son premier ouvrage « Mensonges romantiques, Vérités romanesques »).

Dans cette première partie, je me limite à préciser les concepts couramment employés dans mes articles publiés sur ce blogue. Le premier était celui du thème central de ma recherche : Le Harcèlement moral.

Le deuxième « concept » est l’autisme. Il est impossible de comprendre les résultats des deux recherches/interventions, dont les actions entreprises, (que nous verrons en deuxième partie) sans donner des éléments de compréhension théorique sur l’autisme. Exemple ma « passivité » pendant 30 ans après le constat « intérieur », que « La responsabilité de cette comptabilité et de cette escroquerie (sur le poste eau) était donc collective », puis la forme atypique d’action, plus de 25 ans après et décrite dans l’article sur la recherche/intervention dans une copropriété :  Une recherche-intervention dans une copropriété de la Métropole de LYON : Histoire d’une escroquerie et de son traitement. …  Jacques traduit, à sa manière, le message de FONCIA.

Jacques HOCHMANN, « AUTISME », Encyclopædia Universalis  écrit : « Dans la majorité des cas, l’examen neurologique est négatif. Il n’existe, (non plus), aucune corrélation biologique, aucun test sanguin, aucun enregistrement, aucune image du cerveau, qui permettent d’affirmer ou d’infirmer l’existence d’une évolution autistique. » Et montre sans l’écrire, en publiant le tableau des signes de l’autisme avec un commentaire « assassin », le décalage entre les prétentions scientifiques des deux thèses rivales d’explications des causes de l’autisme et la pauvreté théorique de ce diagnostic.

Il y a une évolution : Encyclopædia Universalis , à ses débuts, n’avait aucun article sur l’autisme. Mais la rivalité mimétique prime et empêche les protagonistes de partir sur des bases scientifiques communes. Cette rivalité les rend aveugles : ils ne voient pas  l’apport de  Julie DACHEZ. Dans

Vous lisez: « Julie DACHEZ est une chercheure professionnelle, femme autiste qui, de sa thèse, a tiré  un livre où elle interviewe des autistes. Lisez-le, si vous vous intéressez à l’autisme. Son site :Comprendre l’Autisme | Julie Academy

Grâce à ses interviews, J’ai pu valider une découverte, en marge de ma recherche sur le harcèlement moral. La breveter ne m’intéressant pas, je la mets, à disposition ici, en espérant ainsi, faire avancer plus rapidement les recherches sur l’autisme. Je suis convaincu que ces recherches aident à progresser beaucoup d’autres recherches dans beaucoup de domaines.

Mais avant de l’exposer, je fais un détour par l’article « Seul un autiste peut oser prétendre contribuer à rendre la théorie mimétique de René GIRARD scientifique ! » où j’ai déjà évoqué mon intérêt envers le triangle de KARPMAN.

J’écrivais aussi « Ce triangle était au départ un quadrilatère avec un autre personnage « L’organisateur ». Karpmann l’a éliminé car il a considéré qu’il n’apportait rien à son modèle. »

Et il pense qu’il n’apporte rien, parce qu’il pense que son triangle devient le modèle universel, pouvant s’appliquer à toute personne. Il qualifie son triangle de dramatique, lorsque l’inversion des rôles survient…La victime, par exemple, passe à persécuteur etc.

C’est ce jeu de rôle (dans la vie réelle) qu’un autiste(peu importe son genre, ses capacités intellectuelles.., qu’il soit non verbal ou ceci ou cela…) sera incapable de faire. Quelles que soient ses autres caractéristiques, elles ne seront pas valables pour tous les autistes.  C’est vraiment la seule caractéristique commune. Des personnes (les bipolaires, par exemple) pourront posséder plus de caractéristiques  des tableaux servant à « diagnostiquer » des autistes, que beaucoup d’autistes. Par contre, leur « aptitude » à rentrer dans le triangle dramatique, les différencient des autistes.

Après ce détour, nous pouvons revenir à Jacques HOCHMANN. Il s’inscrit dans l’école psychologique, qui, après les thèses « controversées » (pour utiliser un mot actuel) de BETTELHEIM, se trouve « marginalisée ». Je ne développerai pas plus, dans le cadre de cet article. Mon apport n’est là que pour appuyer son propos introductif, et souligner ainsi la force du constat de cette école :

« Devant l’adhésion auto-calmante à des intérêts restreints et à des mouvements stéréotypés, devant la fascination par des formes évanescentes, on a alors supposé que la façade autistique protégeait des sujets, contre un arrière-plan d’angoisses intenses, en les mettant à distance. Face à des autistes sans langage, on ne pouvait faire que des hypothèses sur ce conglomérat d’angoisses de chute dans un gouffre sans fond, d’angoisses de morcellement, de liquéfaction, d’invasion par une substance répugnante ou maléfique, ou encore de déchirement de l’enveloppe corporelle, source de souffrances indicibles. Mais les témoignages de ceux qui avaient la capacité de décrire, oralement ou par écrit, ce qu’ils éprouvaient, sont venus soutenir ces hypothèses.

Considérant l’autisme comme une voie finale commune, ils ont voulu préciser les processus susceptibles de conduire l’enfant à construire des défenses de type autistique, à partir d’une rencontre avec un monde extérieur perçu comme menaçant, soit par incapacité organique à maîtriser cette rencontre, soit du fait de projections sur ce monde de fantasmes précoces de persécution. »

Je ne sais si tous les autistes témoigneraient ainsi, mais j’en connais, avec moi, qui le pourraient. C’est important, pour la théorie mimétique, car pour GIRARD, il y a plusieurs stades successifs dans le désir, et le dernier est le désir d’être. Ce désir d’être et l’hypothèse décrite par Jacques HOCHMANN sont les deux faces du même concept. Comme KARPMAN, René GIRARD n’a pas vu que son modèle pouvait se décliner différemment.

Et cela peut inciter des chercheurs, s’inscrivant dans la théorie mimétique, tel Ludovic MACABEO

THESE DIPLOME D’ETAT DE DOCTEUR EN MEDECINE DES de PSYCHIATRIE, UNIVERSITE DE NANTES Présentée et soutenue publiquement le 30 octobre 2012 par Ludovic MACABEO

APPORTS DE LA THEORIE MIMETIQUE A LA PSYCHOPATHOLOGIE

Dans son dernier ouvrage paru en 2011, J. Nadel tente de faire la synthèse des travaux portant sur les liens en l’autisme et les troubles de l’imitation. Cette question est importante pour la problématique de notre thèse car si ce lien est avéré, la théorie mimétique pourrait peut être élargir à l’autisme son champ d’application. Elle ajoute ensuite certains arguments en faveur de la thèse selon laquelle les troubles de l’imitation observés chez certains autistes ne seraient pas primaires mais secondaires à d’autres facteurs. Peut-être ces enfants sont-ils particulièrement sélectifs dans ce qu’ils imitent ? (Nadel, 2011, p.99).

Le modèle de KARPMAN est devenu si populaire, car il a traduit en un schéma visuel simple, la partie psychologie individuelle d’une théorie plus vaste : L’analyse transactionnelle.

Dans cette analyse, existe un volet organisationnel, que montre QUAZZA Jean-Pierre, « L’analyste transactionnel, les rôles et l’organisation », Actualités en analyse transactionnelle, 2012/3 (N° 143), p. 44-64. DOI : 10.3917/aatc.143.0044. URL : https://www.cairn.info/revue-actualites-en-analyse-transactionnelle-2012-3-page-44.htm

« La théorie des rôles est au cœur de la psychiatrie sociale, des interactions inter-individuelles et des processus organisationnels.

A titre de projet provisoire, on pourrait proposer les trois catégories suivantes : – le rôle institué : il intègre à la fois des rôles permanents (le leader responsable, le manager et tous les rôles professionnels institués, comme le professeur, le policier, le chargé de clientèle etc.) et des rôles conjoncturels, plus ou moins strictement définis par l’institution (le chef de projet, le médiateur, le consultant interne etc.). – le rôle revendiqué : il comprend une dimension privée (la persona de Berne) » (= pour simplifier le triangle de KARPMAN) et une dimension publique (la dimension professionnelle de Schmid). Dans cette dernière, la partie professionnelle acceptée (éducateur, intervenant dans la relation d’aide, scientifique, décideur etc.) voisine avec un ensemble de traits et de compétences revendiqués (comme « contributeur créatif » ou « gardien scrupuleux des procédures » ou encore « collègue sur lequel les autres peuvent compter » ou « garant de la cohésion de l’équipe » etc.). – le rôle attribué : il comprend des rôles qui appartiennent à la fois à l’imago de groupe et à la culture, et plus précisément au modèle des croyances et à celui des émotions, selon la typologie de Barnes. De ce fait, il est aussi l’une des manifestations les plus évidentes de l’inconscient groupal.

On peut ranger dans cette catégorie des rôles non prévus par l’institution ou l’organisation et non perçus ou non spontanément acceptés par ses membres, mais qui exercent une influence puissante sur le scénario organisationnel  et sur le devenir de chaque personne. Les leaders psychologiques et les évhémères rentrent dans cette catégorie, mais aussi les boucs émissaires, ou les rôles de caractère, au sens de Karpman et de Barnes. »

Les transferts latéraux contribuent d’une autre manière à la cohésion de groupe. Ils ont été analysés par Bion dans ce qu’il a appelé les « hypothèses de base ». Dans leur version positive, ils suscitent des phénomènes d’alliances. Ces transferts latéraux positifs peuvent d’ailleurs avoir pour conséquence des attaques contre le leadership, et de ce fait menacer la cohésion ultime du groupe.

Dans leur aspect négatif, l’illustration la plus frappante en a été donnée par l’analyse de la rivalité mimétique que l’on doit à René Girard : en cas de crise, il s’agit de délaisser l’activité (ou la résolution des problèmes) et de désigner un bouc émissaire, dans la persécution duquel l’organisation va retrouver une cohésion menacée. Dans une organisation à visée humanitaire, l’accent mis sur la responsabilité individuelle, au détriment de l’analyse collective des problèmes, avait conduit tous les niveaux de responsabilité, jusqu’au Comité Directeur, à désigner un responsable (ou plutôt un « coupable ») chaque fois que survenait un problème. Le responsable était sanctionné, et dans de nombreux cas, démis de ses fonctions, jusqu’à ce que son successeur (ou un autre membre de l’organisation) soit à son tour désigné comme coupable lorsque le même problème réapparaissait. Cette « préférence pour la culpabilité » était profondément ancrée dans le modèle des sentiments de cette organisation, et lui coûtait à la fois un turn-over élevé chez ses dirigeants et un réflexe de « mise aux abris » généralisé chez l’ensemble des membres. René Girard a magnifiquement démontré comment ce type de violence s’origine dans le désir de similarité et l’indifférenciation des pairs/frères. Cette violence s’exprime, entre autres, par le désir mimétique qui trouve sa source dans un besoin des personnes d’être toutes considérées sur un pied d’égalité et par le refus de voir reconnus des rôles différenciés au sein du groupe social. Pour Girard, le sacrifice d’une victime organisé par la communauté vise précisément à arrêter la destruction engendrée par la contagion de ce désir. Dans les organisations importantes en effectifs, un processus « d’entretien annuel d’évaluation » a été progressivement mis en place depuis la fin des années 60. L’examen de plusieurs centaines de cas montre que c’est moins l’arbitraire intrinsèque des jugements énoncés par le supérieur hiérarchique qui crée le plus de difficultés du côté des évalués, que l’injustice supposée de l’évaluateur dans sa prise en compte de leurs mérites relatifs comparés à ceux des autres membres de l’équipe de pairs (la « fratrie »). En d’autres termes, la personne « évaluée » cherche moins une justice absolue, que l’expression d’une préférence par rapport aux semblables (pairs/frères), c’est-à-dire, comme d’ailleurs l’avait noté Berne, à se situer précisément dans les préférences réelles ou supposées, du leader.

Considérations pratiques. Les cas de harcèlement par les pairs n’ont pas d’autre origine que cette violence symbolique. Lorsque le leader ne joue pas son rôle, qui consiste à nommer les choses (le bien, le mal, le nécessaire, l’obligatoire), à protéger de la pression et de l’agitation, à orienter, analyser et médiatiser les conflits, à faire respecter l’exercice des rôles institués, et dans certains cas à prendre sur lui la responsabilité des difficultés et des échecs, bref, lorsqu’il s’avère incapable de symboliser la vie et les exigences de son équipe, alors toute différence devient menace et prétexte à suggérer ou à justifier une persécution. À l’inverse, Il est assez rare de constater des cas de harcèlement latéral lorsque le leader joue pleinement de son autorité, et est par là-même capable de focaliser sur sa personne un antagonisme (transfert négatif) ou au contraire une adhésion (transfert positif) en parallèle avec une activité claire pour chaque membre du groupe.

Conclusion : Même une théorie de l’organisation, englobant une partie de psychologie individuelle, ne peut appréhender les phénomènes de harcèlement organisationnel dans sa théorie et doit se tourner vers la théorie mimétique. Mais cette théorie peut-elle avoir des prolongements pratiques ? Nous le verrons dans une deuxième partie.

Soutien aux greffiers en colère, après leur journée d’action de ce mardi 19 9 23

Cité directement par FONCIA au tribunal correctionnel de LYON, chambre presse, pour « diffamation », je me présentais, hier, vers 12 h 30, à l’audience  du mardi 19/09, prévue à 14 h. J’étais en avance pour repérer les lieux, puis repartir marcher, car j’assure, moi-même la défense dans cette citation (je considère, au vu de la citation de FONCIA, qu’un spécialiste en comptabilité vaut mieux qu’un expert en droit, même pénal, pour démontrer qu’il s’agit d’une ultime tentative d’intimidation).

Au retour  de ma détente, j’ai découvert, à l’entrée du tribunal, une manifestation des greffiers en colère (elle avait débuté vers 13 h). J’ai pris quelques photos, parlé avec un greffier (il m’a expliqué que le « foulard » rouge (=colère) était le symbole de leur mouvement. L’heure passant, je me suis rendu à la chambre presse, l’huissier présent ne savait pas si les audiences seraient annulées. Bien après 14 H., la magistrate est venue nous annoncer que le tribunal ne « disposait » que de quelques greffiers réquisitionnés, en nombre insuffisant, la décision avait été, donc, prise de renvoyer les audiences. Seuls les délibérés seraient lus, et les dates de renvoi fixées.

Le rôle indispensable des greffiers ne pouvaient pas mieux être démontrer. La manifestation se tenait devant la porte du Palais de Justice de LYON, mais sans blocage, les entrées et sortie étaient libres et exemptes de réflexions…Et pourtant, « un seul être nous manque » et les audiences ont dues être renvoyées. Voici les autres photos prises.

Pour les motifs de leurs mouvements, je vous renvoie à un excellent article de France 3, « On s’est tu et on a encaissé trop longtemps! » : paroles de greffiers désabusés mais combattifs (francetvinfo.fr)

dont voici des extraits.

Le 3 juillet dernier, ces indispensables petites mains de la justice ont fait grève. Une journée morte, des audiences renvoyées. Un événement suffisamment rare pour être souligné. Un mouvement né spontanément des greffes. Après ce premier acte, les greffiers, peu habitués à la contestation, se sont mobilisés une nouvelle fois pour faire entendre leur voix. 

C’est la proposition d’une nouvelle grille indiciaire par la direction des services judiciaires (DSJ) qui a mis le feu aux poudres et cristallisé la colère des greffiers. Une grille synonyme pour la plupart d’un mépris criant de la profession.Cette nomenclature prévoyait notamment un reclassement qui aurait abouti pour certains à des pertes d’échelons et de plusieurs années d’ancienneté moyennant un gain de « quelques euros »« Une grille de la honte par rapport à nos missions, à nos responsabilités et à notre investissement dans ce métier », tempête une greffière principale qui, selon ses dires, aurait perdu cinq ans d’ancienneté et trois échelons si cette grille avait été imposée. Elle a finalement été abandonnée début septembre face à la levée de boucliers. En début de carrière, le salaire mensuel brut du greffier dépasse à peine les 1700 euros, hors prime.

Mais cette grille a mis en lumière un malaise bien plus profond : « on s’est tu et on a encaissé trop longtemps ! On nous présente souvent comme les petites mains de la justice. Moi, je pense qu’on est plutôt les esclaves de la justice ». 

« La reconnaissance passe aussi par une revalorisation des grilles statutaire et indemnitaire ». Une réclamation unanime au sein du corps des greffiers. Leur mobilisation finira-t-elle par payer ? La profession, classée en catégorie B et qui réclame un passage en catégorie A, s’est heurtée jusqu’à présent à un refus du ministère.

Surcharge de travail, — particulièrement en cas d’absence —, et un épuisement chronique, tâches difficilement quantifiables, c’est aussi une des réalités du métier.

En correctionnelle, aux comparutions immédiates par exemple, il n’est pas rare que les journées s’étirent jusqu’à une heure du matin, parfois au-delà. « Et quand l’audience est terminée, pour autant la journée n’est pas finie pour les greffiers. On doit tout retranscrire ! Un travail qui peut prendre jusqu’à 45 minutes » explique-t-on au service du greffe correctionnel.

Si les greffiers dénoncent un manque de temps et de moyens, les outils sont également largement critiqués. Cerise sur le gâteau. À l’ère du numérique, tous se disent obligés de fonctionner avec des outils informatiques boiteux, « d’un autre âge ». Pointé du doigt : le logiciel Cassiopée, présenté en 2010, comme un parangon d’efficacité. À l’arrivée, il s’est révélé une source de stress et de fatigue pour des personnels déjà à bout. « Le plus triste, c’est qu’on est dans une dictature des statistiques. On remplit des cases, des tableaux. On nous réclame de l’efficacité ! ».

Ce mouvement est national, comme l’atteste cette vidéo, tournée hier en SEINE-ST-DENIS

Pour expliquer le métier, rien ne vaut une personne du métier, Comme dans cette vidéo officielle

L’interrogation d’une provocation/piège du gouvernement, avec sa nouvelle grille indiciaire, est légitime : Le gouvernement pouvait craindre, en fin d’année 2021, une convergence possible magistrats/greffiers, dénonçant les conditions de travail, dans la justice. Voir cette vidéo (4 12 2021) de FRANCE CULTURE.

La présentation de cette nouvelle grille séduisait la CGT, mais  la fédération justice de ma confédération avait détecté un « loup » possible, qu’il a étudié, pour en faire un tract.

Le reclassement était inacceptable et a déclenché ce mouvement spécifique aux greffiers.

Tout citoyen, justiciable en puissance, peut comprendre ce mouvement. Et comprendre mon soutien affiché en titre

Résultat commun aux deux recherches/interventions : Analyse socioéconomique et action syndicale

Le livre est en français, mais illustrer cet article par son édition, en langue anglaise, montre combien la théorie socioéconomique des coûts cachés d’Henri SAVALL, qui a été construite, exclusivement, avec des recherches interventions, a a une influence internationale.

Cette analyse, pour La Poste, a été faite  dans le mémoire de Master 2 à l’IAE de LYON, en partenariat avec l’institut de recherche ISEOR. Pour avoir les références bibliographiques (et les dernières publications et recherches …) de la théorie socioéconomiques des entreprises et des organisations, visitez son site

ISEOR – Institut de Socio-Economie des Entreprises et des ORganisations.

Vous pouvez télécharger ou consulter le mémoire sur le lien suivant : https://wp.me/PdwCuG-i   page recherche de l’association d’aides aux victimes de souffrance au travail organisationnelle. Je renvoie donc à ces deux sources et ne compléterai pas cette analyse pour la recherche intervention à LA POSTE dans cet article.

Dans une copropriété, elle reste à faire. Mais elle est rapide, depuis la modification du 10 août de l’article

Que je conclus : « A mon retour de « congés », j’ai découvert une LR/AR, venant d’un cabinet d’huissier m’invitant à récupérer un document de FONCIA en vue d’une comparution en citation directe au tribunal correctionnel, chambre presse pour trois phrases de cet article que FONCIA juge diffamatoire.

MAGNIFIQUE »

Sur ce site, des articles sur  les révélations des agissements d’un syndic, sont publiés depuis le 26 avril 2022, et les professionnels savaient qu’il s’agissait de FONCIA, mais seul trois phrases (dont deux décrivant l’escroquerie sur le poste eaux) de cet article publié le 22 mai 2023, font l’objet d’un procès en diffamation

L’enjeu économique est donc là : L’escroquerie sur le poste eau.

L’enjeu social est donc      : Cacher cette escroquerie

Dans ces conditions, il est paradoxal de s’exprimer sur l’action syndicale, alors que je révèle dans cet article, que je la connais depuis mon arrivée. Mais, cette action a été réelle.

A l’origine de cette copropriété, 37 logements  étaient la propriété de l’office HLM de la ville et donc réservés à la location, 37 autres réservés à des copropriétaires individuels. Je me rapprochai du représentant du groupement des locataires CLCV, ancien représentant du personnel. Nous sommes allés ensemble réclamer des informations comptables, auprès du syndic. Et nous en avons eu nous permettant de mesurer l’étendue et l’ampleur de cette escroquerie (ainsi que celles de la comptabilité frauduleuse), qui ne s’arrêtait pas au poste eaux.

Mais mon seul but était de convaincre la majorité des copropriétaires de l’existence d’une comptabilité frauduleuse et de la faire cesser, sans chercher à désigner des coupables, auteurs ou complices de l’escroquerie, pour les « ostraciser » ou les traduire en justice. Le représentant des locataires avait d’autres buts. Nos chemins se séparèrent

En effet,

il avait, comme moi, espéré que les 11 nouveaux copropriétaires (en 2016), après achat d’appartements à office HLM, découvrent la comptabilité frauduleuse et y mettent fin. Mais seul, l’un d’entre eux, le comprit et s’associa avec moi pour rejeter la comptabilité. Il devint agressif envers ces copropriétaires, qui ne « comprenaient  pas » et voulant mobiliser les locataires, il développa un discours opposant les locataires et copropriétaires sur le modèle lutte des classes.

C’est une idéologie et comme toute idéologie, elle est dangereuse. Mobiliser les locataires contre les  copropriétaires ne fera pas disparaitre une comptabilité frauduleuse. Elle permet, juste, d’aller négocier avec son propriétaire, Office HLM, en montrant l’existence de la comptabilité frauduleuse… Mais la séparation locataires/copropriétaires n’est pas naturelle et la forcer génère des conflits.

Dans l’article

Je décris le traitement d’un harcèlement moral dans notre copropriété « Madame B., une copropriétaire avait raconté les faits de harcèlement (moral), qu’elle aurait subi, de la part de l’un de ses voisins, Monsieur Z, locataire de l’office (=représentant du groupement des locataires CLCV).

Continuer une action avec ce représentant des locataires, conduisait à « sacrifier »  Madame B. Très sociable, elle n’aurait pas pu supporter ce harcèlement, plus longtemps. Il n’était pas possible de le convaincre, par un discours rationnel, de cesser ce harcèlement.

 La seule action sociale possible était donc de convaincre les copropriétaires, en agissant seul. Par contre, notre action commune lui avait permis d’avoir un regard sur la comptabilité de l’office HLM. Il doit donc être, sinon à l’origine, au moins un des acteurs, des votes décisifs de l’office HLM à l’AG 2023 dont la résolution de refus du changement de comptabilité du poste eau (le représentant de l’office au conseil syndical, avait été le seul à réagir, lors de ma dénonciation de ce changement, en m’écrivant que le syndic avait le droit…).

D’où le même enseignement que

«… Agir seul n’est pas une condition nécessaire et absolue, elle est liée à mon neuroatypisme. Par contre, cette action doit être en phase avec les objectifs d’un collectif, qui aide, en s’opposant aux entraves…. C’est le cas à la CGT, qui soutient tous les lanceurs d’alertes. » 

«… Agir seul n’est pas une condition nécessaire et absolue, elle est liée à mon neuroatypisme. Par contre, cette action doit être en phase avec les objectifs d’un collectif, qui aide, en s’opposant aux entraves…. C’est le cas à la CGT, qui soutient tous les lanceurs d’alertes. » 

Répéter cette conclusion est essentielle, car y arriver est dû à l’intégration de l’anthropologie de la théorie mimétique de René GIRARD, dans la théorie des coûts cachés d’Henri SAVALL, en sciences de gestion, basé sur une autre anthropologie (cachée ?). Reprendre chaque cas analysé  dans le mémoire de Master 2 à l’IAE de LYON, où je n’intégrai pas cette anthropologie et n’arrivai pas à une telle conclusion, permettra  de mesurer l’importance de cette intégration.

Résultat commun aux deux recherches/interventions :  Découverte du processus aboutissant à un harcèlement institutionnel. Enrichissement réciproque de la théorie mimétique et de la théorie socioéconomique des coûts cachés d’Henri SAVALL et de l’ISEOR.

Les deux recherches/interventions, à La Poste et dans une copropriété immobilière [i]aboutissent au même résultat.

Et pourtant  les situations de départ paraissaient complétement différentes, entre  une entreprise à mission de service public et un syndicat des copropriétaires  avec pour principale mission de veiller à la conservation et à l’administration de la copropriété. Des syndicats (dit ouvriers, relevant donc d’un autre statut juridique) existent dans La POSTE. En assemblée générale, les copropriétaires décident de désigner un syndic qui se charge d’exécuter leurs décisions. Il peut être professionnel (entreprise), mais il est mandaté, tandis que les syndicats ouvriers sont soumis aux règles de l’entreprise.

Les syndicats à La Poste ont des pouvoirs, définis par la législation, dont l’organisation doit tenir compte. Que se passe-t-il, lorsque l’exercice de ces pouvoirs oblige LA POSTE à revoir son organisation, et qu’elle refuse de le faire ?

Que se passe-t-il, dans une copropriété, lorsque le syndic professionnel ne veut pas exécuter les décisions de l’assemblée générale ?

Dans les deux cas, le processus est le même. Une directrice ou un directeur d’un établissement postal dissuadera les représentants du personnel, d‘ exercer leurs pouvoirs. S’il échoue et qu’une grève se déclenche, la gestion du conflit sera gérée par les échelons supérieurs (c’est normal, habituel et n’est pas une découverte). Une ou un gestionnaire de copropriété convaincra les membres du conseil syndical, qu’ils sont les représentants des copropriétaires et leurs relais  auprès du syndic, les dissuadant d’exercer leur mission principale de contrôle du syndic, dans l’application des décisions de l’AGL’évolution des organisations et de la société, combinée avec les outils fournis par les « sciences cognitives » (dont les fameux nudges) donne la possibilité à ces directeurs ou ces gestionnaires d’obtenir de plus en plus « d’adhésions » à  l’adoption des comportements voulus.

Mais il reste des « atypiques » (à ne pas confondre avec des neuroatypiques). Ils ne veulent pas adopter les comportements voulus.  Ceux-là, il s’agit de « les neutraliser » pour qu’ils ne contaminent pas les autres. Pour ne pas entamer la confiance portée par son équipe au directeur ou par les copropriétaires à son gestionnaire, cette tâche est confiée à son supérieur. Dans les deux recherches/intervention, j’ai été considéré comme un atypique. Pour me neutraliser, j’ai connu de nombreuses méthodes, J’ai exposé dans


ce qu’était un atypique (en y intégrant des critères de mon « neuroatypisme », sachant que je distinguerai plus les deux, lors de la rédaction du livre, en projet., et).  Dans les deux recherches, ces directeurs venaient et avouait qu’ils étaient là pour moi afin de résoudre le problème que je posai. (Je refusais de comprendre que le syndic soit décisionnaire et que le conseil syndical et même le président n’avait pas à contrôler son activité).

Je sais que des chercheurs se sont interrogés sur les problématiques épistémologiques, et même éthiques : Les objectifs de cette recherche avaient-elles été discutés avec FONCIA ?.  C’est une interrogation légitime, d’autant plus justifiée que j’ai révélé par une modification du 10/8 de l’article

« A mon retour de « congés », j’ai découvert une LR/AR, venant d’un cabinet d’huissier m’invitant à récupérer un document de FONCIA en vue d’une comparution en citation directe au tribunal correctionnel, chambre presse pour trois phrases de cet article que FONCIA juge diffamatoire. »

Mais la Recherche intervention se déroulait bien dans une copropriété et  non chez FONCIA. Le but de la recherche était d’observer, si une intervention passive (alertes), et uniquement passive, pouvait induire une « conversion » (changement de décision) d’un syndicat de copropriétaires, soumis à une intervention active, par le syndic professionnel, aux moyens puissants (contact collectif du conseil syndical et individuel de ses membres …).

Cet article constituait bien l’effet miroir de cette recherche.  Et la modification du 10/8 de cet article, donnant le résultat de l’AG, qui a suivi sa parution, enregistre ce résultat : Une intervention passive (alertes), et uniquement passive, pouvait induire une « conversion » (changement de décision) d’un syndicat de copropriétaires.

Références sur la recherche/intervention : NOGUERA Florence, PLANE Jean-Michel, « Chapitre 4. La recherche-intervention : éléments d’épistémologie, de méthode et principes d’action », dans : Soufyane Frimousse éd., Produire du savoir et de l’action. Le vade-mecum du dirigeant-chercheur. Caen, EMS Editions, « Académie des Sciences de Management de Paris », 2020, p. 53-61. DOI : 10.3917/ems.peret.2020.01.0053. URL : https://www.cairn.info/produire-du-savoir-et-de-l-action–9782376873471-page-53.htm

Henri SAVALL (théorie socio-économique des coûts cachés) est cité.

Je me suis inscrit dans cette théorie, avant de voir que les phénomènes que j’étudiais (syndicalisme, action syndicale, harcèlement et risques psychosociaux) ne pouvaient être pris en compte, dans cette théorie, que très partiellement. Ils ne le pouvaient pas, car les risques de ce type ne sont pas crus possibles, et les coûts sont calculés, à partir des seuls risques juridiques liés aux recours individuels.

Ces deux recherches/interventions, aux contextes bien différents, démontrent que la réalisation de ces risques est possible. Et si les risques sont possibles, ils peuvent être calculés  et pris en compte dans la théorie socioéconomique, et entrainer un développement économique/gestion de la recherche mimétique. (Ces deux calculs seront donnés dans le livre qui restituera l’ensemble de ces recherches -théorie et expérimentations)

Mais il est important de bien analyser les conditions de la réalisation de ces risques. Agir seul n’est pas une condition nécessaire et absolue, elle est liée à mon neuroatypisme. Par contre, cette action doit être en phase avec les objectifs d’un collectif, qui aide, en s’opposant aux entraves…. C’est le cas à la CGT, qui soutient tous les lanceurs d’alertes.

Quant le contexte ne permet pas d’agir, les lanceurs d’alertes sont indispensables et ne sont pas un palliatif. La diffusion, dans la société (occidentale ?) de typologie des « personnes », nommées symboliquement par des fruits, des animaux…, pour des vendeurs de « Marketing de réseau » et dans des livres de  développement dit personnel, où figure, par exemple, le nom de « pomme pourrie » (qu’il ne s’agit ni de neutraliser, ni encore moins d’éliminer, mais seulement d’éviter afin de ne pas perdre son temps avec de telles personnes) montre une évolution de la société. Avec une telle diffusion, il est « naturel »  que certains dirigeants  d’entreprises  en viennent à penser que l’on pourrait se passer de ces intermédiaires (cf. début de l’article).

Thibaud BRIERE, philosophe et lanceur d’alerte, décrit dans son livre « TOXIC MANAGEMENT » les principes adoptés par un dirigeant d’une entreprise libérée, étape suivante où les règles et les hiérarchies seraient supprimées :« Fasciné par les neurosciences, le dirigeant envisage de changer les comportements de ses collaborateurs… Dans les médias, le dirigeant est encensé pour la dimension innovante de son modèle d’entreprise libérée. »

Autres références :

PEREZ Yves André, « La pratique de la recherche-intervention dans les organisations : retour sur les modes de production des connaissances gestionnaires à partir du terrain », Humanisme et Entreprise, 2008/3 (n° 288), p. 101-113. DOI : 10.3917/hume.288.0101. URL : https://www.cairn.info/revue-humanisme-et-entreprise-2008-3-page-101.htm

La citation directe de FONCIA n’a aucune importance pour ce résultat. FONCIA n’a pas encore appréhendé ce risque. Celui-ci n’est pas une dégradation d’une image de marque, mais bien un risque financier, car les quelques copropriétaires qui demandaient le changement de comptabilité et, à la fois, refusaient de payer les charges erronées, peuvent augmenter, d’autant plus, si FONCIA se trompe de risque et n’applique pas les décisions de l’AG.

Par contre, cette citation offre une opportunité inespérée pour le deuxième article de résultat, concernant les diverses notions de justice. Cet article ne sera, donc, pas publié avant plusieurs mois.

Recherche/intervention ? Mais d’où parles tu, camarade ? Et par quelle autorité ?

Depuis :

Et encore plus  avec mon dernier article

Les interrogations sur ma légitimité font plus qu’émerger :

Dans

J’ai cité Robert W. Wilson, prix Nobel de physique 1978, qui est, avec Arno Penzias, le découvreur, en 1964, du rayonnement de fond cosmologique, véritable écho du Big Bang

« si … comme le suggère la théorie du Big Bang, l’Univers a eu un commencement, alors nous ne pouvons pas éviter la question de la création. (…) »

 Si Dieu existe, il a créé l’univers et donc le temps et l’espace. Il est donc hors du temps et de l’espace.

Les bulles, dans lesquelles se réfugient les autistes, sont indépendantes du temps et de l’espace.

Pour peu qu’ils en prennent conscience, les autistes peuvent ainsi comprendre les paroles et  les paraboles de Jésus sur le Royaume de Dieu.

L’usage de la parabole est universel. Il est impossible de toutes les citer. En voici deux issus de deux univers complétement différents :

Coran : Parmi les paraboles sur la Science de Dieu

La Sourate 31, Verset 16 « Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Dieu le fera venir. Dieu est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. »

Avant le développement des sciences humaines, Friedrich Nietzsche (1844-1900) a superbement illustré l’évolution de l’humanité dans la fable « Des trois métamorphoses » qui ouvre le premier livre d’Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885). L’homme a d’abord été chameau, fier de respecter des commandements qu’il supposait venus d’en haut. Mais, en cheminant vers le désert, le chameau est devenu lion. Qu’est-ce donc que ce lion ? C’est l’homme qui a compris que les commandements supposés éternels et d’origine divine n’étaient que des constructions humaines. Au cœur du désert, le lion va affronter le dragon aux mille écailles. Sur chacune d’entre elles est inscrite la formule « Tu dois ». ……Philippe GRANAROLO, « DEVOIR (notions de base) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 mai 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/devoir-notions-de-base/#c58305

Et comprenant les paraboles, les autistes comprennent aussi leur langage

 Qu’est donc une parabole ? Dans le Bouc émissaire, René Girard remarque que « paraballo signifie jeter quelque chose en pâture à la foule pour apaiser son appétit de violence, de préférence une victime, un condamné à mort ; c’est ainsi qu’on se tire soi-même d’une situation épineuse, de toute évidence. C’est pour empêcher la foule de se retourner contre l’orateur que celui-ci recourt à la parabole, c’est-à-dire à la métaphore . »  https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Parabole_(rhétorique)&oldid=181028179

Autrement dit, essayer de dévoiler une vérité sans être trop explicite afin d’éviter de devenir un bouc émissaire. Ou, à notre époque moderne, révéler en évitant les recours en justice de ceux qui comme Jacques CHIRAC, veulent éviter les dénonciations par tous les moyens en leurs possession.

Mais alors, ce n’est pas « Scientifique » !

Pour en revenir aux Evangiles on peut CITER Xavier LÉON-DUFOUR dans son ARTICLE

, « ÉVANGILES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 31 mai 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/evangiles/:

« Les évangiles ne sont pas des comptes rendus qui se veulent d’une objectivité dite scientifique : ce sont des œuvres écrites par des hommes de foi, pour susciter ou fortifier la foi des lecteurs. Une double question surgit aussitôt : offrent-ils dès lors un rapport objectif des faits tels qu’ils se sont passés ? Le « Christ de la foi » (c’est-à-dire le Christ vu par les évangélistes) est-il identique au « Jésus de l’histoire » (ou, plus exactement, à « Jésus de Nazareth ») ? À ce premier risque de subjectivité qui concerne les évangélistes eux-mêmes s’en ajoute un second : le critique lui-même est conditionné par ses présupposés ; peut-il parvenir à une réelle objectivité dans son travail ?… »

D’où la question célèbre du titre « Mais d’où parles-tu camarade ? » Cette question recèle un présupposé : « On est forcément contre ou anti… »

« Ces mots « contre » ou «  anti » sont exclus de mon vocabulaire…. » (Témoignage d’un tard-venu à l’Eglise de Jean-Mohammed Abd-el-Jalil cité dans Maurice Borrmans (dir.), Jean-Mohammed Abd-el-Jalil : Témoin du Coran et de l’Évangile, de la rupture à la rencontre, Paris, Éditions du Cerf et Éditions franciscaines, coll. « L’histoire à vif », 2004, 172 p. (ISBN 2-204-07784-4)

Les conséquences positives d’une telle attitude peuvent être démontrées à partir de la citation Maori (voir plus haut).  Devrais-je dire : Les Maoris ont une civilisation « autism friendly » (pour employer mimétiquement le concept franglais en vigueur) ? Ce serait oublier que, chez les Maoris, le sacrifice humain, ou du moins des meurtres d’hommes peut avoir été institué comme une offrande ou une récompense aux dieux en échange de certains pouvoirs accordés par eux. Juger positivement (pour mieux être contre la nôtre) ou négativement (avec des critères moraux de la nôtre -barbares…) de telles sociétés n’a aucun sens, si nous voulons les comprendre.

Jean-Mohammed ABD-EL-JARIL rajoute logiquement, puisque l’Islam est son objet d’étude : « Comprendre l’Islam de son point de vue à lui, du dedans…et avec amour et respect »

Être indépendant du temps signifie ne pas entrer en rivalité ni avec une personne, partie de l’objet observé, ni avec d’autres chercheurs. « Leur regard » n’est pas partagé : Les autistes voient des détails que des neurotypiques ne distinguent même pas et n’arrivent pas à comprendre des symboles ou autres sous-entendus employés par ces neurotypiques.

L’exemple de l’anthropologie urbaine est significatif : La question des cultures urbaines a intéressé des chercheurs, qui ont développé une théorie (l’école de Chicago et d’autres). Les interprétations en termes de culture urbaine cherchant à analyser la spécificité des modes de vie et des formes de socialisation en ville ont ainsi fait l’objet d’une forte critique de la part des sociologues marxistes dans les années 1960. Le sociologue Manuel Castells les assimila à une « idéologie de la modernité » (1972), considérant qu’elles confondaient des comportements générés par le capitalisme à une forme de vie proprement urbaine. « La culture urbaine n’est qu’un mythe », affirma-t-il. L’ émergence d’une anthropologie urbaine française fut retardée mais arriva avec un bouillonnement de recherches difficile à résumer, car une de ses caractéristiques est son empirisme. Aucune perspective théorique spécifique sur la ville et les cultures urbaines ne ressort de ces différentes enquêtes. … Mais cette faiblesse théorique s’accompagne d’une grande richesse ethnographique. La plus remarquable (de mon point de vue, car utilisable par d’autres chercheurs, dont ceux étudiant la théorie mimétique de René GIRARD.

C. PÉTONNET, Variations sur la ville, Paris, CNRS Editions, collection « Biblis, 2018 ISBN 978-2-271-12250-6, ISSN 2119-2715

Le « terrorisme intellectuel » n’est pas réservé à la France et peut s’exercer sur un chercheur que l’on  cherche à exclure de sa communauté pour le réduire au silence. C’est ce qui est arrivé à James Alison dans l’Eglise catholique : Anglais converti au catholicisme, devenu prêtre par vocation, et bien avant d’être reconnu comme un théologien majeur, l’a été pour ses travaux sur les applications de la théorie mimétique de René Girard en théologie. Et aussi pour sa décision de ne plus être le complice du mensonge ecclésiastique (On ne peut plus nier l’homosexualité dans l’Eglise). Dans La foi au-delà du ressentiment – Fragments catholiques et gays, il a, à la première personne, mis au défi les catholiques, de l’entendre sur la foi en tant que « gay ».

Son œuvre majeure, préfacée par René GIRARD : Le péché originel à la lumière de la Résurrection – « Bienheureuse faute d’Adam… » CERF, Paris, 2009 ISBN 978-2-204-09108-4,

Il a écrit : « … j’ai eu « l’avantage », il y a dix ans, de perdre tout ce qui m’était cher, de devoir travailler pour surmonter le sentiment d’avoir été poignardé par l’Église de mes amours, d’apprendre que la conséquence de penser qu’il vaut la peine de dire la vérité en cette matière, c’est la perte de tous nos droits ; et d’une certaine manière commencer à trouver un sens à tout cela, et survivre avec une foi intacte et fortifiée ! Cependant, tout cela s’est fait dans un processus dévastateur. C’est après plusieurs années de dépression clinique, de chômage, de paralysie émotionnelle, que j’ai commencé à pouvoir travailler sur cela. Un processus pénible que je ne souhaite à personne ! » 

Il a été maintenu, malgré tout, dans son sacerdoce par l’intervention personnelle du pape François.

Conclusion : Cet article d’épistémologie est nécessaire avant toute écriture de travaux de chercheurs et est indispensable s’il est autiste. Mais ce n’est pas pour la raison, communément (mimétiquement) avancée, de l’existence de biais cognitifs… Les autistes voient des détails que des neurotypiques ne distinguent même pas et n’arrivent pas à comprendre des symboles ou autres sous-entendus employés par ces neurotypiques. De ce fait, il subira plus de pressions…Ils doivent donc en avoir conscience et définir un cadre méthodologique adéquat.

Bibliographie :

Pierre KAUFMANN, « ACTION-RESEARCH », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 mai 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/action-research/

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Claude DUBAR, « SOCIOLOGIE – Les grands courants », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 mai 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/sociologie-les-grands-courants/

Virginie MILLIOT, « ANTHROPOLOGIE DES CULTURES URBAINES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 1 juin 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-des-cultures-urbaines/

Thierry BOISSIÈRE, « ANTHROPOLOGIE URBAINE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 1 juin 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/anthropologie-urbaine/

LE HAU ENTRE RITUEL ET ÉCHANGE1 par André Iteanu Dans Revue du MAUSS 2004/1(n o 23), pages 334 à 352 Éditions La Découverte ISSN 1247-4819 ISBN 2707142468 DOI10.3917/rdm.023.0334 https://www.cairn.info/revue-du-mauss-2004-1-page-334.htm

Marcel Mauss (1923-1924) « Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Mauss à Samoa Le holisme sociologique et l’esprit du don polynésien Serge Tcherkézoff Ce livre est recensé par Benoît Vermander, Archives de sciences sociales des religions, mis en ligne le 05 septembre 2017. URL : http://journals.openedition.org/assr/28356 ; DOI : https://doi.org/10.4000/assr.28356

Denis Monnerie, Journal de la société des océanistes, mis en ligne le 09 juin 2020. URL : http://journals.openedition.org/jso/11656 ; DOI : https://doi.org/10.4000/jso.11656

Sacrifice humain pour un nouveau Pa – Mythes et Legendes (mythslegendes.com)

Sacrifice humain et agriculture – Mythes et Legendes (mythslegendes.com)

Une recherche-intervention dans une copropriété de la Métropole de LYON : Histoire d’une escroquerie et de son traitement. …  Jacques traduit, à sa manière, le message de FONCIA.

Pour comprendre l’énormité de cette comptabilité frauduleuse, voici le document de l’appel de fonds que j’ai reçu en 1992.

Je venais d’arriver, et avant l’AG, on me présentait des sommes à payer sur l’exercice comptable se terminant (l’année comptable n’était pas civile, mais débutait le 1 juillet 1991 pour se terminer le 30 juin 1992). Le calcul était bête simple, j’étais arrivé le 27/3/1992, jusqu’au 31/12/92, il y avait 274 jours. On déterminait ainsi un coeff 274/360 à appliquer aux sommes de l’exercice comptable 1991/1992. Je réclamais et reçu un nouveau document, comprenant l’appel de fonds en première page et des écritures de régularisations calculées dans le détail, mais non officielles et écrites à la main. Ce que je retenais : On m’enlevait 1991, me laissait le premier trimestre 1992 et surtout (vous pouvez vérifier) on me rajoutait une consommation d’eau pour 1991. La responsabilité de cette comptabilité et de cette escroquerie était donc collective.

Que faire ?

Comme DROOPY ?

Vous   imaginez la suite…

J’ai choisi l’autre attitude de DROOPY, qui me correspond mieux….

Jusqu’à la publication de cet article, où je m’exprimai, comme dans une parabole, de façon à être compris seulement, par ceux à qui le message s’adressait.

Cet article fut lu, et surtout compris, par la majorité des copropriétaires. La mention du nom d’un copropriétaire dans les documents comptables, présentés à l’AG 2023, associée à la notion de bouc émissaire, montrait aux copropriétaires « historiques » (=arrivés avant 1992), que je n’étais pas d’accord avec cette mention ; Faire remonter cette escroquerie à plus de 30 ans, montrait, concrètement, à l’office HLM et à ces  copropriétaires « historiques » que je n’avais pas l’intention de porter plainte pour l’escroquerie sur le poste eau (couverte par la prescription).

Et, à l’AG 2023, l’office HLM a voté la résolution de refus du changement de comptabilité du poste eau, et  celle, exigeant le remboursement des « avances de trésorerie ». Ces votes ont été décisifs pour leurs approbations.  Le « bouc émissaire » désigné par FONCIA n’a pas voté contre, mais s’est abstenu, ainsi que des copropriétaires historiques.  

La majorité des copropriétaires a, ensuite, pris  en compte mon diagnostic d’une  comptabilité frauduleuse (mes alertes touchaient, avant, une petite minorité). Malgré l’approbation des comptes, par l’office HLM, la comptabilité 2022 fut rejetée.

Magnifique résultat, pour ma recherche, direz vous ! Non, juste prévisible, car le résultat du vote était indépendant de ma recherche.

Magnifique, en revanche, fut la réaction de FONCIA, inattendue et riche d’enseignements pour la Recherche : Deux articles étaient en préparation et doivent être revus.

Lors de l’AG 2023, le supérieur de la gestionnaire était présent, sans, à ma connaissance, avoir été invité. Avant la séance, il présenta, une jeune femme, comme huissier. Il demanda si quelqu’un s’y opposait. Je me suis opposé, l’AG a demandé des explications, mais aucun n’osa exprimer son opposition. Je me présentais, donc, comme président de séance.  L’huissier ne s’est pas présentée, elle-même, et est restée malgré mon opposition, mais la tentative d’intimidation  n’avait  pas réussi.  J’ai ensuite trouvé, qui était cette femme et ai déposé une réclamation sur le site de la chambre des huissiers.

Après l’AG, des copropriétaires  sont venus demander des précisions sur leurs appels de fonds, au supérieur de la gestionnaire, ainsi qu’une exigence (et non plus une simple demande) de remboursements des trop-perçus.  Il  a répondu qu’il verrait avec sa hiérarchie.

A mon retour de « congés », j’ai découvert une LR/AR, venant d’un cabinet d’huissier m’invitant à récupérer un document de FONCIA en vue d’une comparution en citation directe au tribunal correctionnel, chambre presse pour trois phrases de cet article que FONCIA juge diffamatoire.

MAGNIFIQUE !

Fin de la modification du 10/08/2023!

Après le dernier article où le nom du syndic de notre copropriété a été révélé,

Je vous expose, toujours brut de décoffrage, l’origine de ce qui fut l’objet de cette recherche.

Nous (ma femme et moi) avons acquis un appartement F5 dans une copropriété construite par l’office HLM de la commune de la Métropole de LYON, présidée à l’époque par le Maire de la ville. Nous avons emménagé en avril 1992. L’AG était proche et nous avons reçu, en même temps que la convocation, l’appel de fonds calculé sur l’exercice comptable 1991/1992.

Il était faux. J’obtins une régularisation mais partielle.

A l’AG, je soulève le problème et demande la totalité. Quelle ne fut ma surprise, d’entendre le représentant de l’office HLM répondre, en lieu et place du syndic, une « énormité » : « Vous avez déjà eu satisfaction pour le principal, vous ne pouvez tout avoir…Et si l’on vous accorde ce que vous demandez, ce seront les autres copropriétaires qui paieront. »

Les autres copropriétaires ne réagirent pas. Je compris vite qu’ils se reposaient entièrement sur ce représentant de l’office HLM. Lorsque j’acquis la conviction que l’escroquerie principale portait sur le poste eau, et que l’office HLM ne payait pas (ou partiellement) ses consommations d’eau, mon message auprès des autres copropriétaires ne passait pas et je n’arrivais pas à obtenir les relevés individuels pour prouver cette escroquerie. Il y avait deux gestions des huit allées de la copropriété : Quatre  appartenaient à l’office et les copropriétaires individuels occupaient les quatre autres.

Je me contentais donc de dénoncer, régulièrement, la comptabilité et la gestion….

En 2015, l’office vendit des appartements et le problème de l’eau apparut en AG, car on réclamait à un nouvel acquéreur une facture conséquente, avec une consommation « astronomique ».  Suffisamment  de copropriétaires appréciaient, dorénavant, mes interventions en AG, pour que je puisse rentrer au conseil syndical. L’office HLM effectuait les relevés pour ses locataires  et ne payait donc que ce qu’il voulait bien payer…J’avais la preuve de cette escroquerie. Mais, entretemps, un informateur m’avait dévoilé la stratégie prévue, en cas de découverte de cette escroquerie : Des copropriétaires individuels étaient impliqués et je ne pourrais changer la comptabilité, car le règlement de copropriété requiert l’unanimité pour un tel changement … et se contenter de dénoncer était, selon ma sagesse, irresponsable, avec un syndic lié, dans un GIE, à  l’office HLM.

Il n’y avait pas que l’eau pour qualifier la  comptabilité de frauduleuse. Le syndic, sachant que je savais, essaya tout pour que mes connaissances s’arrêtent à ce stade :  La gestionnaire fut « débarquée » par le syndic. Sa successeur ne put empêcher la découverte d’une grave anomalie. Je fus reçu, chez le syndic, par un des directeurs. La gestion ne fut pas changée, mais la gestionnaire fit l’objet d’une « surveillance tatillonne » aide bienveillante de la part d’un jeune cadre supérieur, promis à un bel avenir, embauché récemment. Je découvris plus tard, sa principale « compétence » : Son frère était le notaire, chargé de la vente des appartements de notre copropriété, appartenant à l’office HLM….

Mais cela ne suffit pas et le syndic jetât l’éponge. Une copropriétaire nous recommanda FONCIA, nous choisîmes FONCIA dans le but d’éliminer toute comptabilité frauduleuse. Cela commença très bien avec une gestionnaire débutante, mais extrêmement compétente, mais le retour de la gestionnaire titulaire me fit comprendre que FONCIA ne cherchait pas à éliminer la comptabilité frauduleuse, mais seulement à la cacher pour en tirer profit.

Je décidais alors, d’en faire une expérience de recherche-intervention.

Cela a fait l’objet de plusieurs articles sur les pratiques de FONCIA, en me gardant bien d’écrire sur le sujet de l’escroquerie sur le poste eau. Ce n’est que le 27/01/2023, que j’ai révélé aux copropriétaires son existence et la tentative de FONCIA de la cacher pour s’en approprier entièrement le bénéfice. Mais je continuais à ne pas dévoiler le mécanisme complet de l’escroquerie pour obliger Foncia à s’en charger, et il s’en chargea :   Dans les documents comptables, qu’il a envoyé au conseil syndical, pour préparer la clôture des comptes, figure une régularisation de près de 6000 € qu’un copropriétaire a dû rembourser, parce qu’il ne payait pas sa consommation individuelle. 

Le mécanisme de cette escroquerie est devenu évident pour les copropriétaires : Les copropriétaires payent une première fois une avance de trésorerie (illégale car trop élevée) qui doit être compensé par la somme des paiements par chaque copropriétaire de leurs consommations individuelles.

Si des copropriétaires ne payent pas leurs consommations, ce sont les autres qui payent pour lui. Et ils ont compris l’ampleur de cette escroquerie (6000 € pour un appartement et pour quelques années, alors que pendant des années, ce furent des dizaines d’appartements…. !).

Il était essentiel que je garde pour moi le mécanisme complet de l’escroquerie pour contrer la tentative de FONCIA de désigner un bouc émissaire coupable (il nomme le copropriétaire régularisé) pour l’AG et ainsi tenter de passer pour « innocent » aux yeux des copropriétaires et ainsi garder les  deux piliers qui permettent cette escroquerie  :

  1. Avances de trésorerie.
  2. Traitement des appels de fonds individuels hors comptabilité de la copropriété et refus de répondre à des questions exprimées collectivement par l’AG ou le conseil syndical.

Il a exprimé cette volonté de pérenniser ce système, lors de la réunion du conseil syndical, où il a aussi découvert les offres de deux syndics concurrents. Il a affiché sa détermination  à rester syndic de notre copropriété et est prêt à « tout » pour ce faire : Contreproposition, contact individuel des copropriétaires (déjà pratiqué envers des membres du conseil, avant la réunion de clôture).

Réussirait ’il ? Cette question, qui obsède FONCIA LYON, n’a pas grand intérêt pour la recherche, aussi je n’attends pas la réponse pour publier cet article qui sera la base de futurs article à venir.

FONCIA était incapable de me fournir les justificatifs mais en me permettant d’étudier tous les relevés, je pus m’apercevoir que, pour les besoins de sa comptabilité (année civile), l’imputation de la consommation individuelle d’eau se fait à partir de relevés estimés en novembre, par une société payée par la copropriété. L’avance de trésorerie est donc injustifiée, « FONCIA voulait cacher l’escroquerie pour s’en approprier entièrement le bénéfice. »

En plus, FONCIA fournit le contrat d’entretien de chaudières. J’avais alerté FONCIA, sur ce poste, en juillet 2022, car la précédente gestionnaire avait donné, par écrit, un chiffre de chaudières entretenues supérieur à celui servant à déterminer le montant par chaudière (et par copropriétaire).

Avec ce contrat, nous (le conseil syndical et moi) découvrons que le chiffre de chaudières entretenues est  supérieur à celui donné, par écrit, par la précédente gestionnaire.  Nous découvrons aussi, que cette escroquerie date de 2016 et que l’ancien syndic l’a initié. Mais FONCIA avait, par la précédente gestionnaire, diminué le nombre de chaudières entretenues, tout en maintenant le même montant global. Et, la précédente gestionnaire assurait, par écrit, qu’aucun changement sur ce contrat n’avait eu lieu (le règlement de copropriété implique que tout changement de ce contrat soit validé par une AG. Enfin, cerise sur le gâteau, le bénéficiaire de ce changement est connu : Il s’agit de l’office HLM dont son représentant siège au conseil syndical.

FONCIA a par ailleurs, donné des signes contradictoires : Appels de fonds de sommes supplémentaires pour certains copropriétaires.

L’AG sera donc passionnante à observer : Que va faire FONCIA ? l’office HLM ? Le conseil syndical (par cette révélation, FONCIA le rend de facto, coresponsable) ? Un des membres de ce conseil y est entré en 2021, car il avait confiance dans les dires de la précédente gestionnaire. Ses compétences et ayant  obtenu la confiance de FONCIA, lui avait permis de nous (le conseil syndical et moi) fournir des informations précieuses. Il avait, ainsi, pu nous expliquer la nouvelle comptabilité sur le poste eau, que FONCIA pratiquait soudainement, sans n’avoir informé ni le conseil syndical, ni l’AG.

Les pratiques de FONCIA vont-elles l’aider à devenir le n°1 mondial ou l’empêcher ? A vous de juger en les découvrant ici exposées « brut de décoffrage » !!!

Source de l’image : PINTEREST

Après quelques articles sur le syndic (non nommé dans ces articles)

dont

Extraits « … en étudiant le règlement de copropriété, qui se révéla d’une grande complexité… je découvris que les commerces de notre copropriété ne payaient pas de charges de leurs allées, mais payaient les travaux, aboutissant à des répartitions différentes : Les tantièmes par allée étaient inférieurs, pour les copropriétaires de lots d’habitation, lorsqu’il s’agissait de travaux, que pour ces mêmes copropriétaires, lorsqu’il s’agissait de charges. J’ai donc aussi, étudié les PV des AG 2021 et 2020, qui avaient voté les résolutions de réfection d’allées … Je me suis aperçu que ces résolutions se basaient sur une fausse répartition des tantièmes de ces allées, aboutissant à faire payer plus les copropriétaires de lots d’habitation, de cave et de garages. 

Et je concluais : « Que va faire notre syndic ? Utiliser sa responsabilité civile professionnelle ou continuer à s’enferrer. »

Puis, avec le conseil syndical, nous avons décidé  de mettre en concurrence, le contrat-type de FONCIA avec ceux  d’autres syndics. Notre gestionnaire, ayant eu vent de la chose, commença à contacter, individuellement et téléphoniquement, chaque (ou quelques) membre du conseil. Avec certain(s), elle évoqua directement ce projet de changement… Je fus prévenu que je serai aussi contacté (en dernier).

Je n’aurais pas dû être surpris, mais je le fus, par la forme (courriel) et la teneur de ce contact du 19 avril 2023

« Monsieur Nicolle

Je fais suite à mes échanges avec le conseil syndical au sujet de la répartition des charges et des questionnements que celle-ci soulève.

S’agissant d’alertes et de signalements dont vous avez été régulièrement à l’origine, il nous a paru normal de vous faire part de façon directe des démarches entreprises avec le CS.

Nous avons en effet, finalement pu extraire de vos messages, un vrai sujet sur les différentes clés de répartitions définies au règlement de copropriété et leur utilisation par vos syndics successifs.

Après un repointage minutieux du RCP de 1986 par différentes personnes, nous avons donc pu déterminer …

Nous avons donc à ce jour re-saisi l’ensemble des lots / des clés de répartition et l’ensemble des millièmes y afférent. La répartition 2022 sera établie selon cette nouvelle saisie vous garantissant ainsi la conformité avec le RCP.

Sous réserve que le ton reste respectueux et que le contenu me soit intelligible, je reste disponible pour répondre à vos questions complémentaires.

Cordialement »

J’y répondis

« Bonjour Madame,

Revenant de montagne, où la consultation de cette boite mail était impossible, je prends connaissance de votre courriel.

J’avoue, et j’espère que vous n’y verrai aucun irrespect, que j’ai rigolé🤣….

Je ne vous pose pas de questions supplémentaires, mais viendrai à la réunion de clôture des comptes, pour vous demander quand et comment, vous allez régulariser cette « erreur » et les autres, montrés dans mes mails, que vous prenez en compte maintenant, ce dont je vous remercie. Cordialement. »

Lors de cette réunion du 3 mai, FONCIA (la gestionnaire, qui n’a plus ce titre, ayant obtenu une promotion, mais qui continue à gérer notre copropriété, et son supérieur directeur) a eu une attitude que je (et d’autres, pourtant neurotypiques) n’ont pas comprise. La gestionnaire, qui n’a plus ce titre, ayant obtenu une promotion, mais qui continue à gérer notre copropriété a commencé à dire   que  FONCIA n’augmenterait pas ses prix. Puis, bien après (entretemps, il a pu prendre connaissance des tarifs des deux autres syndics) son supérieur a terminé la discussion sur le sujet en affirmant qu’il ferait une contre-proposition.

Quand le sujet des « erreurs » et de leur régularisation a été abordé, la gestionnaire, qui n’a plus ce titre, ayant obtenu une promotion, mais qui continue à gérer notre copropriété a clôt  la conversation, en disant que les comptes avaient été approuvés et donc que FONCIA ne les régulariserait pas. La surprise a été de taille et le ressenti a été à sa hauteur : Nous reconnaissons vous avoir fait payer plus, mais, comme vous ne vous en êtes pas aperçus et avez été assez c….pour approuver les comptes, nous gardons l’argent.

Et ce que nous n’avions pas compris, c’est l’attitude, à notre avis, contradictoire, de FONCIA :  Il veut garder notre copropriété, téléphone aux membres du conseil syndical, est prêt à établir une contre-proposition pour ce faire, et, à l’opposé, refuse de rembourser ceux qu’elle reconnait avoir trompé (involontairement, selon FONCIA)

D’où la publication de cet article, afin que des professionnels de l’immobilier (ou autres experts) le lisent et acceptent de nous éclairer et, pourquoi pas, arrivent à répondre  à la question du titre initial de cet article : Les pratiques de FONCIA vont-elles l’aider à devenir le n°1 mondial ou l’empêcher ? A vous de juger en les découvrant ici exposées « brut de décoffrage »

Neurones miroirs et autisme (suite) : Le travail qui guérit, comparaison de l’apprentissage, en EPS, d’Harry Potter et d’un autiste.

La découverte des neurones miroirs a déclenché un enthousiasme, qu’il faut modérer, si on veut faire preuve d’une certaine rigueur scientifique, c’est ce que ce premier article ci-dessous montre.

Mais l’enthousiasme n’empêche pas cette rigueur. Le travail qui guérit est un livre écrit par le Professeur Jean-Michel OUGHOURLIAN, qui,  apprenant la découverte des neurones miroirs, a tout de suite vu une validation de la théorie mimétique découverte par son Maitre René GIRARD. Celui-ci n’eut pas cet enthousiasme.

Jean-Michel OUGHOURLIAN, en tant que neuropsychiatre, mit en application cette théorie.

Le travail qui guérit relate son immersion dans les UPAI®, usines apprenantes et inclusives de la fondation AMIPI. Il reflète l’enthousiasme du professeur : « Le cerveau se fabrique en fabriquant » ;

« Une entreprise fabrique des objets ; elle fabrique aussi de l’être » En allant sur le site

https://www.fondation-amipi-bernard-vendre.org/actualites/actu-insertion/439-lamipi-presente-au-ministere-des-solidarites-et-de-la-sante-pour-destigmatiser-la-sante-mentale.html

Vous pourrez visionner le témoignage de  Wassim, opérateur de l’usine apprenante et inclusive de l’AMIPI à Blois. Il a été interviewé sur son quotidien, et lève ainsi les tabous sur la santé mentale : Wassim est schizophrène et pourtant il travaille et même, le travail est pour lui un lieu thérapeutique et de soin.

La fondation a développé un

Partenariat scientifique avec le GRENE : cap sur l’expérimentation (fondation-amipi-bernard-vendre.org)

Une recherche-action est en cours avec une hypothèse globale qu’un opérateur (d’une usine apprenante et inclusive de l’AMIPI) progressera plus vite et s’appropriera plus facilement un projet d’évolution professionnelle s’il bénéficie de trois leviers :

  • Une meilleure connaissance du fonctionnement de son cerveau et de ses possibilités de développement (plasticité)
  • Une meilleure connaissance de ses compétences qu’il peut valoriser dans un dossier personnel qu’il tient à jour. Car pour se projeter avec confiance dans son avenir, tout individu doit pouvoir mesurer le chemin parcouru
  • Une meilleure compréhension que l’apprentissage se fait tout au long de la vie et ne se limite pas à la vie professionnelle et que son intégration dans une entreprise ordinaire sera l’occasion d’autres beaux apprentissages (élargissement)

Cette recherche est sous la direction de Pascale TOSCANI, Responsable du Laboratoire GRENE. Elle  est maître de conférences en psychologie cognitive. Depuis le début de sa carrière, elle lutte contre l’idée reçue, avant tout dans le domaine scolaire, que tout serait joué avant l’âge de six ans. Elle s’est spécialisée en neurosciences de l’Education, un domaine de recherche qui a pour but d’aider les enseignants à intégrer dans leur pratique professionnelle, les connaissances sur le cerveau. Elle s’intéresse particulièrement au concept de « plasticité cérébrale », c’est à dire la capacité qu’a le cerveau de s’adapter en permanence à son environnement.

Vous pouvez la « visionner » dans cette vidéo de 12 mn.

Les travaux du Professeur OUGHOURLIAN et cette recherche s’intéresse aux opérateurs travaillant dans les usines de la fondation AMIPI. Parmi ceux-ci des autistes. C’est pour cette raison, que j’intègre ici les résultats de mon observation du fonctionnement de mon cerveau, qui m’a permis d’émettre une hypothèse sur les neurones miroirs et le circuit neuronal.

En effet, considérant, d’une part, que la distinction entre autistes de haut niveau et autres autistes ne présente aucun intérêt, car le fonctionnement du cerveau est le même et que, d’autre part, tous les opérateurs des usines de la fondation ont le même apprentissage, l’observation d’un autiste non opérateur pourrait m’amener à formuler des hypothèses sur le fonctionnement du cerveau humain.   Avant de l’exposer, je voudrais faire un détour par Harry POTTER.

A .

Tous les lecteurs de cette saga et ceux qui ont regardés les films tirés de ces livres, savent que l’unique sport de POUDLARD (l’école des apprentis sorciers) est le Quidditch.

Il n’est pas utile de connaitre les règles de ce sport pour être frappés par la description des progrès d’Harry POTTER. Pendant son entrainement, il se « regarde » exécuter les gestes et mouvements, ce qui lui permet de les analyser et de les améliorer. La revue Sport et Vie avait lu ce détail et en avait conclu que J. K. ROWLING connaissait bien l’entrainement sportif, car pour les sportifs de haut niveau, cette capacité n’est pas instinctive.

Sortons du domaine fictif de Poudlard, mais continuons dans le monde du sport, celui de la natation. « Comme l’époque le veut », des coachs/influenceurs se multiplient sur les « rézos », et notamment sur You Tube

Source PINTEREST : Cette vidéo a qqs années, mais vous pouvez tuber et tomber sur des vidéos de ce mois et –

Lorsque que j’appris à nager, j’ai eu beaucoup de difficultés. C’était l’époque de la « révolution pédagogique » dans tous les domaines : Lecture, maths et….aussi sport, et donc en premier lieu dans ce domaine, la natation. Avant, le maitre-nageur avait décomposé les mouvements et les apprenait aux débutants hors de l’eau, avant de les répéter et exécuter dans l’eau.

Lorsque j’ai commencé à vouloir nager, il n’y avait pas de vidéos, et le professeur ne promettait pas  à mes parents d’apprendre à nager en 10 mn, mais en 10 leçons. Beaucoup moins que l’apprentissage « dépassé » ( ?) hors de l’eau. Oui, mais passé la phase glisse sur l’eau qui ne me posait aucun problème, et qui devait être la leçon essentielle, puisque le reste devait couler de source, je n’arrivais pas à enchainer les mouvements élémentaires. Au bout des 10 leçons, je ne savais toujours pas nager.

J’ai donc appris tout seul et « analytiquement » : Comme Harry POTTER s’observant jouer au quidditch, je me voyais nager, et j’améliorais chaque geste. Je continue d’ailleurs à 69 ans et j’arrive toujours à améliorer ma technique de nage et à être plus rapide. Je suis d’ailleurs arrivé à un niveau, qui donne l’envie, quelquefois, à des nageurs voulant faire des séries de fractionné, de m’inviter à participer à leurs séances. Je fais attention à ce qu’ils ne connaissent pas mon âge.

J’ai compris que se regarder exécuter des mouvements n’était pas naturel, quand j’ai vu des entrainements de (futurs) « champions ». L’entraineur est obligé de demander à ses « élèves » de ralentir le rythme de nage pour qu’ils puissent se concentrer sur le mouvement à maitriser ou à améliorer.

Je me suis alors posé la question du but d’un tel entrainement, car je ne voyais pas comment les nageurs pourraient appliquer une technique nouvellement apprise à nage ralentie, lorsqu’ils évolueraient à un rythme rapide, s’ils ne pouvaient s’observer à ce moment-là. L’explication est venue après : C’est lors des compétitions que ce travail d’amélioration de la technique s’implante « naturellement » chez le nageur.

A contrario, l’observation de nageurs, qui, ayant appris à nager très rapidement, stimulés par  la compétition avec leur voisin de nage, montre qu’ils sont dans l’incapacité d’effectuer ce travail, s’ils ne sont pas motivés par « l’envie » d’être le ou l’un des meilleurs…

Ces observations rejoignent la pédagogie, mise en œuvre dans les usines de la fondation AMIPI, et , ce qui nous occupe dans cet article, montre l’intérêt d’une recherche, telle que la mène Pascale TOSCANI.

Elles aideront à élaborer des théories sur le fonctionnement des systèmes neuronaux.

Elles entrent en résonance avec des hypothèses sur les neurones miroirs émises dans l’article déjà cité ZALLA Tiziana, LABRUYèRE Nelly, « Chapitre 9. Neurones miroirs et autisme », dans : Christian Hervé éd., Psychose, langage et action. Approches neuro-cognitives. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Neurosciences & cognition », 2009, p. 149-166. DOI : 10.3917/dbu.dagog.2009.01.0149. URL : https://www.cairn.info/psychose-langage-et-action–9782804120702-page-149.htm

« Cette hypothèse alternative présuppose alors que l’information concernant le but est inférée par d’autres systèmes cognitifs grâce à des indices contextuels et reçue par le système miroir qui, à son tour, génère par simulation (ou émulation) la séquence d’actions la plus probable sous forme de prédiction. Par conséquent, dans cette perspective, une atteinte des neurones miroirs du système moteur chez des personnes avec autisme devrait prédire un dysfonctionnement du mécanisme forward et donc des troubles de l’anticipation de sa propre action et de l’action d’autrui, ce qui semble indiquer les derniers travaux de Cattaneo et collaborateur (2007) et Labruyère et collaborateurs (en préparation). ».

Les autistes ont un autre regard sur la compétition, il suffit de consulter le blog d’une poète, pratiquant le triathlon pour s’en convaincre Vichy #14 – Courir écrire et crier (wordpress.com). Julie DACHEZ (voir https://www.julieacademy.com/juliedachezquisuisje) propose la thérapie fondée sur la compassion, moteur de motivation, en opposition à celle nourrie par la compétition.

Après un tel article, j ‘écoute un pianiste autiste Glenn GOULD, dans le morceau qui l’a rendu célèbre, Les autistes ont le même fonctionnement cérébral, ils sont différents: Si vous voulez d’autres suggestions de choix musicaux, allez sur le site de Julie. Vous y lirez aussi cette phrase : « C’est le diagnostic qui me permet aujourd’hui de relire ma vie avec une nouvelle grille de lecture, et de comprendre pourquoi la période … a été si difficile » Je pense que c’est un point commun aux autistes se sachant autistes seulement à l’âge adulte.

En se comprenant mieux, nous comprenons mieux aussi le fonctionnement différent des cerveaux des neurotypiques. C’est la raison pour laquelle, je considère que les recherches de Jean-Michel OUGHOURLIAN et celles de Julie DACHEZ sont révolutionnaires. L’insertion des autistes dans le monde du travail serait grandement facilité par l’application des théories du professeur OUGHOURLIAN dans toutes les entreprises. Et cette application n’aura un effet favorable sur la performance des entreprises que si l’insertion de toutes les formes d’intelligence soit réelle.

Les neurones miroirs et autisme : Mythe ou réalité ?

Source Pinterest

Julie DACHEZ est une chercheure professionnelle, femme autiste qui, de sa thèse, a tiré  un livre où elle interview des autistes. Lisez-le, si vous vous intéressez à l’autisme. Son site :

 Comprendre l’Autisme | Julie Academy

Mais, dans ma bulle, je ne savais pas que les neurones miroirs avaient suscité un énorme enthousiasme, et attiré des chercheurs. Bien que la découverte des neurones miroirs, par Giacomo RIZZOLATTI, soit récente (1993), certains de ses chercheurs sont arrivés à des conclusions hâtives, créant ainsi un engouement pour ces neurones miroirs, et au-delà pour les neurosciences, dangereuses.

En effet, suite à mes articles évoquant les neurones miroirs, avec prudence mais en les illustrant par une image renvoyant à une théorie des neurones miroirs « sujette à caution », une réaction m’interpella ; « Je suis autiste, mais pas comme toi avec un déficit des neurones miroirs, car je suis capable de prévoir ce que fait un autre »

C’est l’illustration de ce que j’ai écrit plus, certains de ses chercheurs sont arrivés à des conclusions hâtives. Giacomo RIZZOLATTI a d’ailleurs participé à cet engouement, comme le montre cet article

Pour revenir à une saine conception, il est bon de revenir à la réalité : La découverte des neurones miroirs ne fait pas suite à l’application d’une théorie existante, mais à une grande part de hasard. Comme le montre l’article ci-dessus, elle a permis de corriger certaines notions physiologiques du cerveau, jusque-là en vigueur (aire de Broca). Cet aspect a été  d’ailleurs développé par deux chercheurs italiens. Ceux, intéressés par ce développement peuvent, utilement consulté l’article, dont les références sont : FADIGA Luciano, CRAIGHERO Laila, « Chapitre 11. Représentation des actions de la main et du langage dans l’aire de Broca : le rôle des neurones miroirs », dans : Christian Hervé éd., Psychose, langage et action. Approches neuro-cognitives. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Neurosciences & cognition », 2009, p. 191-200. DOI : 10.3917/dbu.dagog.2009.01.0191. URL : https://www.cairn.info/psychose-langage-et-action–9782804120702-page-191.htm

Pour une aide à ce retour, vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous. Elle est longue et n’est pas indispensable à la lecture de cet article. Mais vous vous priveriez d’une conférence passionnante, de la part d’un neurologue praticien, avec une analyse de tableaux célèbres, vus à travers une analyse mimétique.

Dans un article de la revue citée plus haut, mais chapitre 9 ZALLA Tiziana, LABRUYèRE Nelly, « Chapitre 9. Neurones miroirs et autisme », dans : Christian Hervé éd., Psychose, langage et action. Approches neuro-cognitives. Louvain-la-Neuve, De Boeck Supérieur, « Neurosciences & cognition », 2009, p. 149-166. DOI : 10.3917/dbu.dagog.2009.01.0149. URL : https://www.cairn.info/psychose-langage-et-action–9782804120702-page-149.htm

 Ces chercheures citent plusieurs études neurophysiologiques et d’imagerie cérébrale ont avancé l’hypothèse selon laquelle une atteinte du système des neurones miroirs serait à l’origine des déficits comportementaux et cognitifs de l’autisme. Elle cite la plus célèbre : Oberman et collaborateurs (2005) ont montré que des sujets contrôles présentent une suppression du rythme mu (Le rythme mu est un signal EEG localisé dans la région centro-temporale. Dès que le patient bouge ou imagine un mouvement, il disparaît.)

Le principal rythme visible correspond à la zone motrice des mains à la fois quand ils bougent leur propre main et quand ils observent un mouvement d’une main, alors que la suppression du rythme mu n’est observée chez les personnes avec autisme de haut niveau uniquement quand ils réalisent le mouvement et non quand ils l’observent.

Ces études, qui ne sont pas à remettre en cause en tant qu’études, souffrent d’un biais, qui fausse l’interprétation de leurs résultats. Elles (ces études) cherchent à expliquer  « les déficits comportementaux et cognitifs de l’autisme ». Le biais est aussi important chez RIZZOLATTI, qui écrit, dans sa communication (à lire et à télécharger, voir plus haut) : « Finalement, la découverte des neurones miroirs a également un impact sur la compréhension de certaines pathologies mentales, telles que l’autisme ou la schizophrénie ». Oberman en vient à valider, par ce biais, la théorie de l’esprit, maintenant remise en cause (voir la conférence de Benoit KULLMANN ou la formation « comprendre l’autisme » de Julie Dachez)

Le mérite de ZALLA Tiziana, LABRUYèRE Nelly est de passer en revue toutes les recherches sur les neurones miroirs, dont les leurs (en préparation en 2009, mais je n’ai pas encore trouvé leurs résultats), qui conduisent à une conclusion très instructive :

« , un dysfonctionnement du système miroir a été présenté comme étant à l’origine des troubles cognitifs dans l’autisme. Néanmoins, cette hypothèse qui devrait rendre compte des troubles d’imitation, de la compréhension des intentions ainsi que de la complexité et de la variété des difficultés sociales, demeure très controversée. Comme nous l’avons remarqué dans cet essai, l’une des objections majeures adressées à cette théorie relève à la fois de la pénurie de données empiriques et de l’absence d’une définition claire des fonctions cognitives accomplies par les neurones miroirs. Alors que dans sa formulation originale, les neurones miroirs étaient censés s’activer par résonance directe lors de l’observation de l’action d’autrui et servir principalement les fonctions d’imitation et de compréhension de l’action, plus récemment ces mêmes neurones semblent impliqués dans la coordination et l’anticipation de chaînes d’actions logiquement reliées, ainsi que dans la prédiction de ces mêmes actions chez autrui. À présent, la difficulté à combiner différents modèles fonctionnels dans un seul système neural rend la théorie des neurones miroirs inadéquate à expliquer des fonctions cognitivement complexes, telles que l’imitation, la prédiction et la lecture des intentions chez autrui. En raison de ces considérations, il est d’autant plus difficile d’évaluer leur rôle explicatif dans la compréhension des troubles cognitifs et sociaux de l’autisme. »

Ces recherches dans ses nouvelles sciences cognitives ne gagneraient-elles pas à intégrer la méthodologie de Julie DACHEZ ? Ne peut-on remarquer comme Daniel ANDLER, « COGNITIVES SCIENCES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/sciences-cognitives/ que, dans son effort pour faire exécuter à l’ordinateur des raisonnements complexes, qu’il s’agisse de jeu d’échecs, de compréhension de textes, de démonstration automatique de théorèmes ou de systèmes experts, l’intelligence artificielle a eu tôt fait de constater que, pour éviter l’explosion combinatoire provoquée par l’exploration systématique de tous les cas possibles, il fallait introduire dans les programmes des règles dites heuristiques, qui orientent la recherche dans une direction plus prometteuse.

 Les lecteurs pourraient me faire remarquer que ces études doivent  expliquer le comportement conscient et la vie mentale d’un individu humain, et le fait d’écouter les autistes est un biais.  Mais ces études, distinguant souvent les autistes soit disant à haut potentiel, s’aperçoivent, à la fois que les réactions neurologiques sont les mêmes et que leurs distinction les empêchent de tirer des résultats sur les déficits cognitifs. C’est ainsi que le rôle des neurones miroirs a dû être revu.

La réaction « Je suis autiste, mais pas comme toi avec un déficit des neurones miroirs, car je suis capable de prévoir ce que fait un autre » est pertinente, mais erronée, parce que, moi aussi, je suis capable de prévoir ce que fait un autre.   

Cela veut simplement dire que, comme tous les autistes interviewés dans le livre de Julie, j’ai dû m’adapter. Et donc que nous avons mobilisé des circuits neuronaux pour se faire.

Je suis persuadé que l’étude de ces circuits neuronaux peuvent non seulement mieux comprendre les neurones miroirs, mais aussi, probablement mettre à jour un système de neurones miroirs, avec probablement un ou des systèmes connexes (ceux qui permettent aux autistes une adaptation).

En ce qui me concerne et avant de publier sur la page recherche du site que je gère (je ne me compare pas aux chercheurs professionnels cités ici) des résultats me semblant intéressant pour la recherche mimétique, je révèle que j’ai largement exploré cette possibilité.

AUTRES RÉFÉRENCES utilisées pour les besoins de cet article

Philippe GAUSSIER, « ROBOTIQUE ET PSYCHOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/robotique-et-psychologie/

Henri LEHALLE, « SIMULATION ET DÉVELOPPEMENT (psychologie) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/simulation-et-developpement/

Chrystel BESCHE-RICHARD, Raymond CAMPAN, « COGNITION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/cognition/

Eva-Maria GEIGL, Thierry GRANGE, Bruno MAUREILLE, « GÉNOME NÉANDERTALIEN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/genome-neandertalien/

Marie-Ève HOFFET, « AUTISME (PRISE EN CHARGE DE L’) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/autisme-prise-en-charge-de-l/#c88917

André GUILLAIN, « IMITATION, psychologie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2023. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/imitation-psychologie/

Rénovation énergétique global dans un contexte de comptabilité frauduleuse. Comment agir sans remettre en cause cette rénovation

Sur ce site avait été publié mon article

J’écrivais : « Je n’ai pas encore envoyé au Procureur de la République, ces éléments, car le conseil syndical a demandé des explications au syndic. Et j’ai annoncé que je ne paierai pas, que notre syndic devait retirer ces sommes du compte de la copropriété et les prendre en charge, au titre de la responsabilité civile professionnelle. »

Le conseil syndical estima qu’il pouvait travailler avec ce cabinet, privilégiant ainsi les chances de réussite de ce chantier. Je payais donc les provisions au titre de l’étape initial de ce projet : Audit Global.

Par contre, je constatais l’inertie ( et c’est bien sûr, un euphémisme) de notre syndic.

Dans

Je révélais que « Je connaissais le mécanisme de comptabilité frauduleuse : d’une part, un règlement de copropriété, définissant une répartition officielle, avec des tantièmes par lot pour des dépenses générales des charges de la copropriété et des tantièmes pour les dépenses par allée ; d’autre part, une répartition comptable différente, aboutissant à ce que des copropriétaires d’une allée paient des charges d’une autre allée.  » et que je fus surpris « La (demi) surprise fut le refus, à l’AG 2022, du nouveau syndic de corriger cette comptabilité, léguée par l’ancien syndic et qu’une AG (2020) avait qualifiée de frauduleuse. »

La publication de cet article fut l’occasion d’échanger avec des professionnels lyonnais, et notamment l’un d’entre eux, qui prit contact avec notre syndic et m’apprit que celui-ci ne ferait aucune recherche sur les clés de répartition, et qu’il avait un argument si on le mettait en cause. Un neurotypique aurait tenté de convaincre le conseil syndical et d’autres copropriétaires d’entrer en rivalité avec la gestionnaire de notre syndic pour l’obliger à cette recherche.

Cette façon d’agir n’est pas naturelle pour le neuroatypique que je suis.

Je compris instantanément que j’avais certes raison, mais que si mon savoir était immense par rapport aux autres copropriétaires, il n’était presque rien par rapport aux mécanismes de comptabilité frauduleuse touchant ces clés de répartition. Je savais par ailleurs, que ces clés étaient essentiels pour l’audit global de rénovation énergétique, puisque le cabinet en charge de sa réalisation , avait réclamé  La feuille de présence au format excel récapitulant le  descriptif de division : lots, tantièmes, clés de répartition…. J’ai donc entrepris les recherches en étudiant le règlement de copropriété, qui se révéla d’une grande complexité. Puis, lorsque j’ai fini de bâtir un tableau excel, je découvris que les commerces de notre copropriété ne payaient pas de charges de leurs allées, mais payaient les travaux, aboutissant à des répartitions différentes: Les tantièmes par allée étaient inférieurs, pour les copropriétaires de lots d’habitation, lorsqu’il s’agissait de travaux, que pour ces mêmes copropriétaires, lorsqu’il s’agissait de charges. J’ai donc aussi, étudié les PV des AG 2021 et 2020, qui avaient voté les résolutions de réfection de l’allée 6 (2020) et 5 (2021). Je me suis aperçu que ces résolutions se basaient sur une fausse répartition des tantièmes de ces allées, aboutissant à faire payer plus les copropriétaires de lots d’habitation, de cave et de garages. 

La citation de Gandhi, en début d’article, peut sembler grandiloquente pour un tel article, mais c’est bien ma recherche qui a abouti à m’approprier cette philosophie d’action non violente mais efficace.

Je savais, depuis des années, qu’une comptabilité frauduleuse, mis en place par l’ancien syndic (ou peut-être antérieurement) existait. J’ai pu le démontrer au syndicat des copropriétaires, qui m’a mandaté pour conduire une plainte, au nom du syndicat, contre l’ancien syndic.

Le nouveau, choisi pour changer les méthodes de l’ancien, refusa de les changer et prétendit, contre toute évidence, qu’il n’y avait pas de  comptabilité frauduleuse.

Dans le premier article paru sur ce site, sur le sujet des syndics :

J’y révélais que j’avais envoyé, via un huissier, des points à rajouter à l’ODJ de l’AG 2021. Je comptais dévoiler quelques mécanismes de comptabilité frauduleuses. Le syndic refusa. Je savais qu’il refusait aussi ma bienveillance, et refuser la bienveillance, dans un tel cas, revient à s’enferrer dans des décisions malheureuses.

Malgré tout, je continuais les alertes.

Que va faire notre syndic ? Utiliser sa responsabilité civile professionnelle ou continuer à s’enferrer.

Je peux lui donner l’exemple de mon ex-employeur, où j’ai utilisé la même méthode. Il a fini par capituler !

https://www.linkedin.com/pulse/postier-mais-je-questionne-combien-de-temps-sur-un-homme-nicolle/?originalSubdomain=fr